03.01.2012
Bilan de l'année : 2011

Les fins d'années permettent de résumer, de repenser, de ressentir et c'est bien ... 2011 rime avec
- Quelques jours après mon anniversaire, enterrer ma mère - Etre stupéfaite par le soutien et la bonté des gens.
- De çi, de là, faire de belles rencontres.
- Etre accessoiriste amatrice pour la GlitterFever - M'initier au burlesque hawaïen - Danser sur la piste du Balajo pendant l'entracte de la Paname Burlesque.
- Revoyager un peu (Anvers - Barcelone - Berlin - Londres- Florence - Venise) - Marcher sur les pas de Rembrandt, toucher les murs de sa maison - Etre stupéfaite par l'imagination de Gaudi - Rester bouche buée à la Sagrada Familia - Manger des pâtes au pesto à se damner dans les ruelles de Venise.

- Suivre un séminaire avec Anthony Robbins - Comme d'ancienne tribues marcher sur des braises, avoir peur, y aller, adorer.
- Découvrir le remote viewing, m'y intéresser, et me former - Faire un worshop avec un major de l'armée américaine travaillant pour la CIA
- Faire l'amour dans un palace - Papilloner - Laisser le passé derrière soi - Rencontrer un homme formidable - L'embrasser - devenir accro.
- Découvrir Instagram et faire une multitude de photos de pieds.
- Passer à la télé (Envoyé Spécial - Arte) et être dans LeMonde2 - Femme Actuelle - Psychologies Magazine.
Et vous votre année 2011, ça a donné quoi ?

09:23 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bilan, 2011, burleque, cia, lemonde, arte, psychologie, anthony robbins |
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30.06.2011
Le déménagement de l'enfer
Un mois.
Un mois complet pour vider l'appartement de ma petite maman qui j'en suis sure trinque une coupe de Ruinart entre deux petits nuages blancs.
Quand début juin, j'ai demandé un mois off à mon boss, je me suis dit que ça faisait beaucoup. Mais comme je passais mon temps à pleurer et qu'au boulot, il n'y a même pas de nappe pour se moucher en réunion, je me suis dit que ça serait une bonne idée.
Là a commencé le déménagement de l'enfer : un mois complet à trier, tenter de vendre quelques trucs, transporter, chercher des solutions et des gens.Un mois rempli par cette activité (et la paperasse qui suit un décès). C'est pourquoi au cas, où un jour il vous arriverai la même chose j'aimerai vous prodiguer quelques conseils :
- Interdisez à vos parents de mourir. Soyons honnêtes, ça me semble être une bonne base. Perso, d'entrée de jeu, quand nous avions appris le cancer de maman, j'avais été très ferme "Maman t'as pas le droit de mourir, parce que tu n'es pas encore grand-mère" - ce à quoi elle m'avait répondu "Oui ben dépêche-toi de tomber enceinte" et moi de répondre "T'es ridicule si ça se trouve dans deux heures je suis enceinte".
- Interdisez-leur de tomber malade. Parce que contrairement aux séries LES MEDECINS NE SONT PAS BEAUX et ça on ne m'enlèvera pas de la tête que ça joue vachement sur la guérison (et les grossesses bien sur).
- Tenez tête aux médecins. Moi j'avais été super ferme avec le chirurgien " Dr avec maman on a bien réfléchi et on en veut pas de votre cancer. C'est trop vulgaire, tout le monde en a. Nous on a décidé d'opter pour une mamoplastie. On a trouvé ça plus joli". Contre toute attente le Chir a réfuté mon diagnostic. Quel manque de professionnalisme !
- Interdisez-leur de vivre dans des maisons médiévales avec des escaliers pour personnes d'1m30. Je suis très très ferme sur cet aspect. Bien qu'ayant un vif intérêt pour l'histoire, je pense que la règle "la largueur du meuble doit l'emporter sur la largeur de l'escalier" doit être une priorité.
- Interdisez-leur de s'abonner à toutes sortes de catalogues inutiles. Ca tue des arbres et c'est un tri sélectif interminable. Ma mère recevait même un catalogue pour femmes fortes. Elle faisait du 36.
- Aimez-les forts de leur vivant. Dites ce que vous avez à dire, aimez comme jamais, vivez l'instant comme s'il était le dernier.
Un grand merci à ma tante Anne (Anne ma tante Anne ne vois-tu rien venir?) - Jean-Clément & Claire - aux deux Thibault - à Théo - à Ghislaine - au Mr qui m'a prêté sa corde pour passer les meubles par la fenêtre - aux commerçants qui nous on donné des cartons - et à nos petits muscles qui ont bien travaillé.
09:00 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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08.06.2011
Des dangers de la fraîcheur
Ce week-end, mon amie AmeliMelo m'a proposé de tester une crème pour jambes lourdes. Bien que n'ayant pas la jambe lourde, merci cher lecteur de ne pas en conclure que du coup j'ai la cuisse légère, j'ai joyeusement accepté de me prêter au test.
Sortant de la douche après un gommage bien mérité, je m'emploie à masser mes mollets avec la dite crème. Comme elle est agréable, dans une joie non contenue, je m'aventure jusqu'à me masser les cuisses avec. C'est là, dans un moment de sensualité exquis, et ok je l'avoue dans le cadre d'un geste incontrôlé, que ma main effleure (note bien l'importance de ce mot lecteur) ... Que ma main effleure mon minou.
Très clairement, j'ai alors pleinement pris conscience de l'effet super actif de la crème, en poussant des petits cris, assortis de bonds de Marsupilami.
Conclusion du test : oui cette crème est efficace, mais restez vigilants surtout, restez vigilants !

Crème jambes légères - Rap Phytho
(oui les rappeurs l'utilisent mais ils n'osent pas le dire de peur de passer pour des mauviettes)
Composition : Marron d'inde - Petit Houx - Camarine noire
Sans parabens - sans parfum - sans phénoxyéthanéol - sans colorant
10:42 Publié dans 01. Les aventures de Célinette, 07.Ici ça buzz Minute publicitaire | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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27.05.2011
La petite robe
Ce décolleté, on aurait pu plonger dedans et s’y perdre, nager encore et peut-être bien ne plus vouloir en sortir me suis-je dis.
Cette robe rose et verte, m’avait fait chavirer. Je l’avais sortie de ce portant qui l’étouffait, avait bravé la file d’attente pour les cabines d’essayage, et m’étais glissée dedans comme on arrive dans un pays imaginaire.
Je passe le visage, les mains, les bras, je la glisse le long de mon corps, je remonte la fermeture éclair qui se love contre de mes hanches. Je saisi l’instant et je lève le regard. Parfaite... A un petit détail près, ce décolleté, ça va être moyen possible.

J’hésite. Je tourne un peu sur moi-même en me tortillant les lèvres et l’esprit. J’écoute ma raison se battre avec ma fantaisie. Et je finis par tendre ma carte bancaire à la dame qui ose me céder mon caprice. (Oui la caissière est coupable de tout cela, parce que je l’ai décidé c’est ainsi).
Puis, je décide que pour son baptême, une soirée burlesque sera parfait. Mes mamelons protestent vivement refusant d’être donné en pâture à des regards innocents (ou pas). Nous discutons longuement et arrivons au compromis des nippies, leur permettant de cacher leur émotions derrière des paillettes couleur passion. Je fais toujours très attention à être en accord avec mes mamelons, sinon ils pointent rien que pour me faire chier, et c’est très embêtant en société.
Alors qu’on me fait des compliments sur la jolie robe, décolleté plongeant oblige, je m’indigne contre ces stylistes de mode, qui manifestement, ne vivent pas tout à fait dans le même monde que nous. Comment pourrais-je porter cette robe à un mariage, n’est-ce pas ? Comme pourrais-je participer à un pic-nique bucolique? Je vous l'affirme, la drogue dans le monde de la mode, c’est mal, archi mal.
C’est alors que glissant mes mains sur mes hanches, un peu comme Adamo, mais en plus sensuel, je fais la découverte d’une poche. Ravie de cette trouvaille (oui je sais je m'émerveille d’un rien, c’est mon côté candide), je décide de glisser ma main dedans. C’est là qu’un truc étrange se passe. Pour mettre sa main dans cette poche, il faut la glisser vers l’arrière ... Alors, avec des yeux de chat, j'entrouvre mon décolleté, et tombe nez à nez avec une étiquette qui ricane fort, car depuis le début, il s’agissait d’un dos nu.
Ce soir, je file au China voir la petite cours des astres, alors je vais la remettre cette robe... Dans le bon sens ;)
La robe vient de chez Zara - Et la photo est signé Leslie Rados
10:16 Publié dans 01. Les aventures de Célinette, 03.Burlesque, 06. Faites-moi rire | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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23.05.2011
Tout simplement merci
Parce qu'il est temps, que ce blog redevienne ludique et léger. Parce que j'aurai aimé vous répondre tous mais que je n'ai pas eu le temps / le courage / la force... Je vous adresse aujourd'hui un lumineux merci pour votre soutien qui croyez-le m'a fait le plus grand bien.
17:01 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (30) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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13.05.2011
RIP ma petite maman
Le 13 mai 1974, j'avais neuf jours, tu me tenais dans tes bras.
Le 13 mai 2011 tu viens de nous quitter. RIP ma petite maman

05:46 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (57) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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11.05.2011
La question à laquelle je ne répondis pas
Bonjour Madame, j'aimerai voir le médecin. Dans cette unité de soins palliatifs quatre médecins se relayent. Je n'en connaissais que deux. Le troisième vient de prendre sa semaine de garde. Je voulais la rencontrer.
Il y a quelques heures cette femme médecin se tenait face à moi. Je lui ai dit : j'aimerai vous parler parce que l'état de ma mère empire et que c'est dur pour elle. Elle m'a répondu "mais ça doit être dur pour vous aussi"
Une chape de plomb s'est alors abattue sur moi. J'ai senti tout le poids de la façade que l'on dresse pour se protéger. Je n'ai pas bronché et ai évoqué tout ce qui pourrait améliorer la condition de maman.
Mais me sont revenus dans la face ces dernières images. Ma mère décharnée sur son lit. Son visage creusé et intubé jusqu'à lui faire perdre son apparence initiale. Ses yeux qui me regardent, les miens qui se perdent dans les siens. Ses quelques mots à peine audible. Moi qui comprend qu'elle veut un peu plus de morphine. Moi qui donne un clic de soulagement. Le bruit étrange de la pompe à morphine qui me prend un peu plus ma mère mais qui la soulage aussi. Mon impuissance à contempler tout ça, à retourner à ma propre vie derrière.
A cette question du médecin je n'ai pas répondu parce qu'il n'est pas toujours facile s'épancher cette douleur là.
00:24 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (29) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cancer, soins palliatifs, fin de vie, mère |
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16.04.2011
Je crie mais je suis gentille
5:27 du matin, ça sonne six fois chez moi.
Une paupière ouverte, une activité cérébrale qui tente de reprendre vie. Une vague réfléxion. Qu'est-ce que c'est ?
Là, je repense à un ex qui a plusieurs fois sonné chez moi au milieu de la nuit. Nous étions sortis ensemble deux jours (donc suffisamment pour savoir qu'échanger des références musicales, serait plus constructifs que des activités bucales et nocturnes). Et à qui j'ai toujours dit non par la suite.
Mais lui c'est pas un homme de 5:27 c'est plutôt un homme de 4:00 du matin, tu vois. Et il vient tous les ans après noël. Un peu comme un cadeau, mais en fait non. Bon vu que la dernière fois, je lui ai hurlé dessus lui promettant des tortures retraçant dignement l'histoire du droit pénal français (ordalies mes bonnes amies). Il n'est jamais revenu.
Il faut préciser que je suis un peu la VIP de cet immeuble ancien, car il y a trois sonnettes dont deux sonnent chez moi. Ca vous donne une certaine notion de la cohérence des propriétaires. Donc quand un incongru veut jouer avec ses doigts et des sonnettes, il a deux chances sur trois de sonner chez moi. Oui je sais, c'est le bonheur.
Toujours pronfondément commateuse, je referme avec une facilité déconcertante ma paupière, pour rejoindre Morphée. Ca ressonne. Ouverture immédiate des deux paupières ! Je me lève d'un bond. J'ouvre la fenêtre. Moi en débardeur, eux en doudoune. Et j'hurle.
- "Oui on sait M'dame mais on a oublié nos affaires chez V."
V. c'est mon voisin. Je reconnais alors dans mon interlocuteur, l'individu qui des mois auparavant avait escaladé la façade de l'immeuble pour tenter de récupérer son sac. Je l'avais retrouvé accroché à l'enseigne du loto n'étant pas bien sure qu'il gagne à tous les coups.
- "J'mmmmmmm'en fous, vous vous démerdeeeez !!!"
- "M'dame s'vous plait".
- J'hurle "Nnnnnnnaaan mais vous croyez quoi ?!! Que ma passion dans la vie c'est d'ouvrir la porte à des mecs bourrés ?!!!!'
- M'dame s'vous plait, on a pas nos affaires, ouvrez-nous".
Silence. Réflexion intense. J'ai culpabilisé et je suis descendue en continuant de leur gueler dessus. Un jour je serai une vraie méchante. Dans une autre vie ;)
10:11 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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31.03.2011
Ma fille a 20 ans
Parce qu'au collège dans ce bus passant devant la gare de l'Est, je voulais que ce ventre devienne rond, qu'il porte enfin la vie. Parce que je ne savais pas que dans un autre coin de France, ce désir prennait forme, qu'une enfant était entrain de naître. Parce que des années plus tard, je l'ai un peu prise sous mon aile. Parce qu'elle est pleine d'amour, d'humour et d'intelligence.
C'est l'enfant (devenue femme) que j'aurai aimé avoir. Je n'ai pas encore eu la chance de pouvoir donner la vie. Mais j'ai la chance de l'avoir dans la mienne. Et comme toutes les mères (surtout avec un peu de sang du sud dans les veines) quand je la vois je me dis : "elle est belle ma fille".
Pour ses 20 ans, je voulais lui offrir son premier vrai sac de femme. Je n'étais pas là pour le lui remettre en main propre. Une amie de coeur l'a fait pour moi. J'adore cette scène filmée. J'aime son espiéglerie, ses miniques et son émotions... Tout est là. J'aimerai être plus présente pour elle. Je l'aime tant.
22:35 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fille, enfant, adoption, famille, sac, cadeau |
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27.03.2011
Quand la vie devient surréaliste
Comme beaucoup de parisiens, je prends les transports en commun pour aller au boulot, à un rendez-vous ou au théâtre. Comme beaucoup d'entre-vous je vois des gens demander l'aumône. L'autre jour j'ai assisté à une scène surréaliste (vous savez ce genre de scènes où même dans un film on dirait "mouuuai c'est tiré par les cheveux ce truc").
Le contexte : le métro. Un vieux monsieur le dos courbé par le poids de la vie rentre dans la rame. Il demande un peu d'aide financière pour survivre. Il fait peine à voir.
Elle, sort du métro, quand il monte. C'est une collègienne dans toute sa splendeur, le printemps bourgeonne, ses boutons aussi. Elle est affublée de deux couettes et d'une paire de lunettes qui n'arrange guère la mignonette.
Les deux protagonistes se croisent. Puis elle marque l'arrêt. Elle hésite et se tourne vers nous. On sent que son coeur se serre. Qu'elle voudrait aider ce vieux monsieur de tout son coeur. Alors avec toute la générosité de ses 15 ans, elle fouille dans ses poches et lui tend (depuis le quai) les 5 bonbons qu'elle possède.
J'étais là, attendrie par ce geste. Quand j'ai entendu la sonnerie de clôture de la porte du métro retentir . J'ai alors vu le vieux monsieur lui rebalancer tous les bonbons dans la gueule en lui disant " hey hey gardez tout ça, j'en veux pas hein !! J'suis diabétique !".
Et voilà, notre ado qui reste sur le quai médusée (moi aussi d'ailleurs) avec ses boutons et ses bonbons.

Pour mettre un peu de douceur dans ce monde de brutes. Je vous présente le petit oiseau made in Les Broutilles qui vient d'arriver à la maison !
15:37 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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