09.03.2010

"L'amour ça passe vite..."

EDIT : parce que je viens de retourner dans cette ville,

cette anecdote m'est revenue en mémoire. Alors je la re-publie :)

 

L'amour ça passe vite... C'est toujours ce que je me suis dit ! quand je vivais des moments délicieux dans les bras de mon amour. Je me disais, pourquoi le temps passe si vite... J'aimerai que ces moments s'étirent à l'infini...

Ben un matin de janvier, j'ai vécu l'expérience inverse : un instant qui dure une éternité...

Me voilà ce matin sortant de la gare pour aller animer une formation dans la campagne auboise. J'étais toute élégante, mon petit bonnet, mon tailleur en tweed, le nez au vent, le regard au loin... Quand tout à coup j'ai ressenti une étrange sensation...Celle de perdre le contrôle ... de mes pieds

Je les ai vu faire un chose hybride... entre un pas de tcha tcha tcha râté... et une figure de danse aquatique... sans l'eau.

Là je me suis sentie tomber en avant... avec beaucoup d'assurance je me suis dit :"t'inquiète tu vas te sortir de là ma grande!".... Avec beaucoup de lucidité je me suis dit : "Tu tooooooooooooooombes!"

Là : action - réaction : j'avance les mains pour un atterrissage en douceur.

Quand tout a coup une douleur vive me laisse supposer que mes genoux ont "amortis" ma chute... Avant que mes mains ne touchent le sol …

Me voilà à quatre patte clouée au sol ... devant le regard ahuri de mes stagiaires…

Mais la situation n’en reste pas là ... puisque sous le coup de la douleur, je me déséquilibre, tombant puis roulant sur le côté... (là je me dis, laisse toi aller, tout est foutu).

Résultat des courses, me voilà sur le dos les 4 fers en l'air... Tout ça biensûr toujours sous le regard halluciné de mes stagiaires !

... euh c'est fini là ou je roule encore? on me marche dessus? Je n'ose plus rien faire, j'attends … Ah non ça s'arrête... Ca doit être fini.

Trois stagiaires affolées m'entourent... Tiens c'est drôle je ne les avais sous cet angle (moi toujours sur le dos à terre)

"M'dame m'dame, j'ai pas réussi à vous arrêter!"
Et moi, au lieu de sauver le peu de dignité qu’il me restait, je m’entends dire :"la vache quel roullé-boulé ! »

J’avais les genoux en compote …

Euh... je disais quoi sur l'amour ...

Bon j'ai aussi décidé de publier cette note par solidarité avec Fred de mai et son aventure récente dont il nous a fait part avec beaucoup de courage :-)

D'ailleurs dans vos commentaires ou via une note sur votre blog, je vous encourage à vous aussi raconter un truc qui vous est arrivé et qui vous a prouvé que le ridicule ne tue pas :-)

Belle journée à vous,
Célinette

01.03.2010

Les tribulations des transports en commun

Moi j'étais là, assise le visage contre la fenêtre, a regarder les images défiler comme je le faisais déjà enfant. Lui, il est entré dans cette rame de la ligne 1. La cinquantaine, l'attaché-case, qui simule le sérieux, les traits tirés, l'air grave. Je l'aurai volontiers imaginé dévorant un roman du type "les gencives de la belle mère" ouvrage issu d'un dramaturge russe dont la carrière avortée d'orthodontiste aurait gravement nuit à sa stabilité mentale.

Il se tenait loin de moi, le regard fier. Mais, le sort en décida autrement.

Alors qu'il pensait maîtriser la station debout à l'excellence, le métro freina subitement. C'est alors que je le vis entamer un genre de pas de mambo latéral avant de s'écraser comme une crêpe contre ma petite personne. J'avoue que ni la grâce ni l'élégance étaient dans ce métro. De nouveau à la verticale, il reparti, sans excuse et passablement vexé.

C'est alors que je me suis penchée vers ma voisine : "quand on a un fort potentiel de séduction comme moi, il faut s'attendre à ce que les hommes se jettent sur soi" ;)

Ma voisine a beaucoup ri. Nous avons papoté tout le reste du trajet, tandis que le danseur improvisé promenait sa triste mine :)

 

EDIT : heyyy c'était ma 500ième note :)

15.02.2010

De la subjectivité du romantisme ...

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Ce week-end, lors de la Saint Valentin, élégante à souhait, je suis allée en vélo rejoindre un groupe d'amis. Alors que je prenais cette ruelle médiévale à l'ambiance si particulière, il m'a vu. Il est resté en arrêt devant moi et m'a lancé un soucieux "attention à ne pas glisser en bicyclette Mademoiselle". Moi en femme cruelle, je l'ai ignoré.

Il me faisait face, son sexe entre ses mains.

Naaan mais j'vous jure !

Photo réalisée par Thibault Béné

05.02.2010

La trahison de l'étiquette

Faire un stage burlesque m'a réconcilié avec la grâce et l'élégance de la féminité, malheureusement ces heureux moments ne sont pas toujours au rendez-vous. Explications.

Hier, je dispensais mon cours de "méthodologie du rapport de stage" quand une élève vint me voir à la fin de l'heure. Autant vous dire que c'est un moment d'exaltation pour le professeur, qui espère un regain soudain d'intérêt pour sa matière.

  • Madame ...
  • Oui.
  • Je voulais vous dire ...
  • Oui ?
  • Votre pull, il est à l'envers.

Penchant avec allure ma tête vers mon épaule, je vis effectivement la couture de mon col-roulé noir. Vous savez, celle qui vit habituellement à l'intérieur de vos pulls. J'avoue que dans un bref instant j'ai pensé à mentir et à invoquer une mode novatrice. C'est là, que j'ai vu flotter dans l'air, tel un pavillon dressé à l'effigie de la moquerie, une large étiquette blanche se détachant parfaitement sur le noir de mon col roulé...

Moi plus tard, je serai femme fatale ascendant Pierre Richard et vous ? ;)

 

01.02.2010

Burlesque

P1010672.JPGJ’ai depuis plusieurs années, cette certitude qui vit en moi : il faut vivre sa vie comme on a intimement envie de le faire. J’ai toujours eu du mal avec les conventions. J’aime être libre, j’aime encore plus le vivre. Ainsi ce week-end, j’ai osé faire quelque chose qui m’animait secrètement depuis quelques temps : m’initier au burlesque.

J’y suis allée avec toutes les questions que je me posais sur la sensualité, la mienne, celle que l’on conjugue au féminin, celle que l’on veut soyeuse et jamais vulgaire. L’enjeu de cet atelier dominical : apprendre à se dévêtir.

Bien que nous soyons habitués à le faire au quotidien, il s’agissait ici d’en faire un moment de grâce. J’avoue ne pas en avoir mené large quand j’ai monté les escaliers du restaurant Chez Justine, menant à ces trois performeuses. Mais c’est en entrant dans cet univers que j’ai trouvé des femmes dans toutes leur diversité. Des grandes, des petites, des rondes, des maigres. Loin des retouches photoshop qui nous offrent des corps parfaits, les femmes de ce stage entendaient l’être à leur manière.

Miss Glitter Painkiller, Cerise Diva Champomy et Cherry Lyly Darling vous montrent les bases de la sensibilité de cet art, de la préparation physique, du sens du rythme, des techniques d’effeuillage, mais tout au long du fil, surfant sur la trame, elles vous poussent à être vous, terriblement vous. Non pas une pin up stéréotypée, mais vous avec vos envies, votre délicatesse et votre sensibilité.

Un grand merci à ces trois divas, qui vivent ce mouvement avec passion et qui le transmettent sans jamais voiler la diversité des femmes.

 

 

Pour plus d'infos :

 

23.01.2010

Le samedi matin ...

... on n'est pas toujours très bien réveillé, même les opticiens :)

Moi, entrant dans ce magasin d'optique :

  • Bonjour, je suis Melle C., je viens chercher une paire de lunettes.
  • J'arrive, attendez-moi sur la table.

Moi stoïque, attendant devant le bureau désigné, je le laisse revenir, je le regarde puis dit :

  • Quand vous me dîtes sur la table, qu'entendez-vous par là ?
  • Lui confus ...

Comme quoi une préposition ça change tout ;)

 

05.01.2010

La jupe écossaise

A l'université, je faisais quelques photocopies pour les étudiants. Je me laissais bercer par le va-et-viens du néont lumineux quand il s'approcha de moi :

  • Lui : Je voulais vous dire ...
  • Oui ?
  • Je vous ai vu l'autre jour avec votre petite jupe écossaise. Je voulais vous dire que vous étiez très jolie :)
  • Merci, lui dis-je en le fixant du regard. Ce regard se prolongant, un malaise s'intalla.
  • Lui : vous avez une jupe écossaise n'est-ce pas ?
  • Pas du tout.

J'aime me délecter de la confusion des hommes, c'est mal, je sais mais j'aime ça ;)

 

18.12.2009

Des rêves et autres petits trésors :)

Quand la neige endort la ville, j'aime à poser mes mains autour d'un thé chaud, j'aime écouter une musique qui me berce et surtout pour que mon énergie reste positive, rayonnante comme un soleil, je me rappelle tout ce que j'ai accompli ou vécu qui me ravit le coeur. Dans cette malle aux trésors il y a des trésors sans prix, des trésors plus matériel et la magie que je vois dans la vie :

  • Réussir à travailler dans ce que j'aime et uniquement dans ce que j'aime (et manière autodidacte ;)
  • Oser dire non à des propositions de travail merdiques, alors que mon compte bancaire crie famine. Raccrocher et apprendre 10 minutes plus tard, une super aubaine pro qui me sauve la mise;
  • Avoir des amis que je trouve magiques. Partager avec eux des repas aussi simples que notre relation est riche. Rire avec eux jours après jour.
  • Avoir avec ma mère, une relation de complicité et d'amour qui grandit chaque jour un peu plus (l'amour c'est vraiment l'une des choses qui n'a pas de limites).
  • Avoir été une ado un peu détruite par la vie, pour finalement être une adulte joviale et bien dans ses basquettes.
  • Entendre 25 ans après, les confidences de son premier amour, sur ce qu'à été ce nous.
  • Entendre une avocate d'affaires réputée pour être dure et intransigeante, me dire que j'étais brillante à un oral de droit international.
  • Enseigner et prendre un pied terrible à le faire.
  • Avoir un Macintosch (juste 10 ans d'attente avant de pouvoir me l'offrir).
  • Etre citée dans LeMonde.fr
  • Décrocher le téléphone, entendre la voix de ce chanteur connu. Lui demander ce qu'il veut et l'entendre se contenter du bonheur d'entendre ma voix qu'il trouve si particulière. Raccrocher et sourire.
  • Arriver à être légère quand la vie ne l'est pas.
  • Oser là où d'autres s'arrêteraient...
  • Et dans ces petits bonheurs, il y a aussi vous qui me lisez :)

 

 

10.12.2009

La paupière sautillante

J'ai décidé de vous parler à coeur ouvert, et sans chirurgien, de mon soucis du moment : j'ai la paupière sautillante.

La droite, pas la gauche qui elle reste très stable dans son petit mode de vie, elle s'ouvre, se ferme, et clignote quand je suis amoureuse. La gauche, elle va bien. Mais la droite, elle m'inquiète. Par moment, elle sautille. Non pas dans les escaliers pour accompagner la saccade, pas plus chez l'esthéticienne quand elle me dit : "soyez courageuse je vais retirer la bande de cire", moins encore quand ma chansons favorite passe à la radio. Non, aucune excuse, aucun alibi. Quand elle a envie, comme cela au détour d'une gorgée de thé, ou d'une cuillère de Nutella, elle tressaille. Et j'avoue que ça vire à l'agacement.

Alors, moi illico, parce qu'il est hors de question qu'à mon jeune âge, je meure de la paupière, je suis allée faire un tour sur les forums, je n'ai trouvé que deux solutions :

  • Faire une cure de magnésium + vitamine B6;
  • Agrafer la paupière. Ce qui soulève une autre question : l'agrafe-t-on en mode fermé ou ouvert ? Du coup faut-il acheter un collyre ?

Vous me conseillez quoi ? :)

Ouai ouai je sais j'ai une vie trépidante qui parfois sucite l'envie chez les plus démunis :)

15.08.2009

Mon réveil matin m'écrase les seins ...

... et a mauvaise haleine mais je l'aime bien. Ce réveil matin, là est écologique. Entièrement biodégradable, garanti sans pile, et sans OGM, il fonctionne de manière naturelle. Contrairement aux autres radio-réveils qui vous arrachent aux bras de Morphée, à une heure dite, déréglant ainsi votre cycle de sommeil, celui-ci guette avec amour et dévotion, les premiers signes de votre éveil :

  • Doucement vous bougez un bras : il accroît sa vigilance.
  • Vous ouvrez une paupière : il est à l'affût.
  • Vous pointez votre regard dans sa direction : à l'aaaaaaaaaattaque !!!! Il bondit depuis son panier pour sauter sur le lit.

Vous aimeriez bien l'arrêter mais vous, contrairement à lui, n'êtes pas pleinement réveillé. Là, il s'agit d'opérer une stratégie de replis qui consiste :

  • Pour les femmes à se protéger les seins et le visage;
  • Pour les hommes à protéger ce que dame nature, leur a donné pour perpétuer l'espèce et le visage.

En général, il faut être honnête, on ne peut pas tout sauver. Les dégâts sont soit un sein molesté (alors que tout le monde sait qu'il faut prendre grand grand soin de ces choses-là) soit une oreille humidifiée à grands coups de "glaps, glaps" énergiques. Au début, je vous rassure, on pense tous pareil, à savoir : "oui,je vais mourir des suites de cette haleine fétide". On pense à ses proches, on revoit sa vie défiler sous ses yeux. Etpuis non, on survit (comme quoi la nature humaine est bien surprenante).

Photo 1.jpg

Ce radio-réveil est un Parson Russell qui répond au nom de Stan (je suis sa nounou pour quelques jours). Il est d'une humeur constante (c'est une usine à câlins) toujours heureux de me voir, que ce soit en journée comme au petit matin. Ces chiens, ils nous traitent bien :)

 

 

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