25.04.2010
L'étrangeté des situations
"C'est étrange cette situation, tu ne trouves pas ?" Lui ai-je dis sur le chemin de la gare. Il a acquiescé, a déposé sur moi un regard triste, puis a mis sa main sur ma cuisse, me rappelant comment j'aime chez lui ce genre de tendresse.
Quelques heures plus tôt, je m'étais levée, nous avions déjeuné. Au creux d'une situation classique j'ai réalisé que notre relation était en soin palliatif, pas bien vaillante, qu'il lui restait peu à vivre. Mon diagnostic n'était pas encourageant. C'est toujours une sensation étrange, comme un rideau de plomb qui se referme appuyant bien fort sur le plexus, nouant tous vos muscles des plus petits aux plus grands.
Alors je suis allée prendre une douche. C'est un lieu plaisant pour pleurer. On peut y mêler son eau en toute discrétion. Seul le sel pourrait venir nous trahir. Puis j'ai mis ma robe de soie blanche. Je me suis toujours dit que face à l'élégance, le chagrin pèserait moins lourd. Il est venu, m'a regardé et m'a dit "ça va ?". J'ai répondu "oui", mes yeux le contraire.
Il y a des ruptures sans violence. Ce sont des ruptures d'évidence. Vous pensiez être deux dans une histoire mais cela manque de place. L'autre n'arrive pas à ranger ses affaires, à trier ses sentiments, à retrouver ses envies, pour laisser à votre amour la place nécessaire pour s'épanouir. Vous l'aimez, il vous aime ... Mais un peu moins. Et c'est ce qui fait toute la différence.
Entre constat et pleurs, vous vous serez dans les bras l'un de l'autre. Vous prévoyez de partir, mais avant vous passez encore un peu de temps ensemble, pour boire un bon vin (autant que la fin soit savoureuse), vous riez parce que putain ce que c'est bon, puis au milieu de tout cela, vous pleurez parce ce que merde cette fin vous ne la voulez pas. Et là, vous faites ce que vous ne pensiez pas possible : vous vous quittez sur des "je t'aime".
Saloperie de samedi ...
04:37 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : amour, rupture
11.04.2010
Paris de loin, la pause musicale du dimanche
... à écouter religieusement :)

Ca y est me voilà revenue en terre champenoise. J'ai quitté la terre des cépages répondant aux doux noms de Merlot, Cabernets, Sauvignon, Sémillon pour rejoindre celle des Pinots et des Chardonnays. J'ai cessé de troubler mon chercheur de cailloux, en déposant mes baisers aimants au creux de son cou, cesser de passer mes doigts dans ses cheveux, à chacun de mes passages. Mesdames, Messieurs, l'archéologie française va pouvoir reprendre son rythme de croisière !
Aujourd'hui, je lui ai envoyé cette chanson de Poney Express. Il m'a répondu : "tu as vu les premières images du clip? On dirait toi qui essaie de me faire sourire en m'embêtant avec des bisous"... Je plaide non coupable votre honneur :)
20:10 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines, 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : amour, poney express
08.04.2010
Petits dialogues amoureux .1
Lui, ayant peu de temps pour rendre un travail important, : " je crois que je vais mourir ! "
Moi, me tournant avec douceur vers lui et l'interrogeant d'une voix suave, : "et tu me lègues quoi mon amour ?"
Lui, explosant de rire, : "Aahhh j'aime les femmes vénales !!! "
Moi, avec un air faussement innocent, : "tu entends par là, celles qui ont de la veine mon chéri ?" ;)
09:00 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
25.03.2010
Note pour Alice
Chère Alice,
Je ne pouvais faire face à tant de passion, rester muette ou me contenter d'une petite réponse alambiquée :)
Comment est ce Monsieur avec lequel je lie connaissance afin de voir si nos chemins peuvent s'unir de manière durable? Il est fort téméraire, il a accepté de me recevoir dans son univers pour quelques jours. Il est aussi fort conciliant, puisqu'il n'a rien dit quand j'ai cassé sa tringle à rideaux. Bien sûr je pourrais vous narrer là, quelques exploits érotiques, mais je vous dois un aveu : sous des allures précieuses féminines, j'ai un côté brute épaisse. Ouvrant la fenêtre au petit matin, afin de pencher le nez vers l'arbre en fleurs des voisins, j'ai ouvert les rideaux d'un coup sec. Puis je suis allée rejoindre mon amoureux, pour me lover contre son corps, pour profiter de sa douceur. Ce bel instant fut troublé par un bruit assez atypique... Celui d'une chute de tringle à rideaux. Je n'ai pas osé lui dire que j'avais déjà cassé la tringle à rideaux de mon précédent compagnon. En couple, il faut garder son jardin secret, non ?
La suite.... asap :)
11:41 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
21.03.2010
Les mots et les sons
Me voici dans le sud ouest de la France pour découvrir un peu mieux, cet homme qui s'est pris dans mes filets. Pour des raisons d'anonymat, nous le nommerons par un sobriquet lié à sa profession "mon chercheur de cailloux". Alors, ici comme pour vous, s'installent les premières découvertes, parfois purement matérielles.
- Moi le nez dans mon sac de voyage orange. "Mince j'ai oublié mon sèche cheveux et ma brosse" (comprendre : situation féminine extrême).
- Mon chercheur de cailloux, avec la douceur qui le caractérise "ah je n'ai rien de tout cela. Mais si tu veux j'ai un panier".
- "Pardon?"
- "Si tu veux je peux te prêter un panier"
- " Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse d'un panier?"
- " UN PEI-GNE !!!"
- "Aaaaahh !! ... Chéri, vraiment ... tu as un accent :)"
Bien sur lui dément tout accentuation. C'est attachant ;)
12:56 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
15.03.2010
Les hommes ça pensent pas tout comme nous
Je l'appelle. Ca sonne, il décroche. J'entends sa voix :
Moi - Oui :)
Lui- Je suis au volant c'est pour ça que je ne te réponds pas.
... Du coup, j'hésite. Je lui dis qu'il m'a répondu ou pas ? ;)
* Je me rends compte que je fais hyper mal sa voix suave à l'écrit ;)
21:51 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
13.03.2010
La saison de la drague est ouverte !
Bon comme j'ai inquiété du monde... Voici une petite anecdote qui m'était arrivée, il y a 1 an et demi au milieu de l'été ...
Dans la journée mon portable sonne :
- Allô chérie !?
Là, je me demande l'espace d'un instant "mince ai-je un petit ami tellement discret que j'en aurai oublié son existence ?".
Je regarde le nom s'affichant sur l'écran... Non, c'est un copain ... Bon
- T'es seule ?
Je m'interroge à nouveau : "aurai-je un amant dont j'aurai oublié jusqu'à notre passion dévorante et ravageuse ?"
- Oui, je suis seule.
- Bon j'arrive !
- Non !!!!
- Ok, je suis là dans deux minutes.
Il raccroche. C'est dans ces moments là qu'on prend pleinement conscience de sa force de persuasion !
Deux minutes chronos plus tard il est là. Frais comme un gardon, sautillant comme une puce. Moi je l'observe hébétée, sans trop comprendre quel démon habite cet homme manifestement en possession de pleins de moyens...
Et là, j'assiste à une dragouille de la mort, comme je n'en n'avais pas le souvenir.
Il parle, bouge et fait tout ce qu'il peut pour attirer mon attention.
Voyant que cela ne marche pas. Il appelle une copine en la dragouillant et en me fixant du regard.
Devant cet état de fait, je sors le grand jeu : j'étais déjà dans en tenue relax (confort mais autant de sex appeal qu'un éléphant mort). Du coup, pour tempérer cette poussée d'hormones mâles, je fais un peu de ménage. Oui je sais c'est une activité terrible qui est connue pour rendre les hommes fous de désirs (des orgasmes spontanés ayant été répertoriés lors de cette fabuleuse activité).
Lui il persiste, et il m'aide ...
Puis il s'allonge nonchalamment sur mon lit (j'habite dans un studio). S'étirant de tout son torse, laissant une partie de la peau de son ventre à nu... Là je me dis : Céline hormonalement, l'heure est grave ! Cet homme n'a manifestement plus le contrôle de son hypothalamus ! Agis !
Je lui dit :
- Je vais te laisser je dois prendre ma douche.
Grossière erreur.
Là, dans un élan de générosité, il me dit qu'il va venir m'aider.
- Non non non ! C'est pas possible la douche est trop petite !
- Allez ... je passerai juste la main !
- Non, Tu vas rentrer chez toi et moi je vais rentrer sous la douche !
J'ai finalement réussi à le remettre sur le droit chemin ...
Celui de sa maison !
20:23 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : amour
18.02.2010
Le ridicule ne tue pas
C'est toujours étrange de penser à quelqu'un qui ne pense pas à vous. De s'intéresser aux fluctuations de la vie d'un autre, qui ne se pose pas la question de savoir où va la votre.
C'est un peu comme une maladie. On la cache bien adroitement. On sourit, on chante la vie. Mais parfois là, juste là au creux d'une conversation, cela resurgit. C'est ce moment d'absence où l'on quitte le fils de la conversation pour ne penser qu'à lui. Puis on se raccroche. Plus à la conversation qu'à l'espoir. Car la conversation, elle, elle est tangible.
Il y a des noms qu'on s'interdit de dire. Par peur du ridicule, mais plus encore du non-sens. Parce qu'on sait qu'il n'y a pas de réponse à une absence, elle se suffit d'elle-même.
Alors on garde ses émotions dans une boite, en priant fort pour qu'elle ne s'ouvre pas, au milieu de la nuit, dans le bus, au cours de cette situation pro. On la colle un peu, on la maintient. Personne ne la voit sauf vous, qui savez que ces émotions ne demandent qu'à vivre, rire et exploser. Alors on tue ses émotions comme on tuerait des petits chats, pas très fièrement en somme.
00:50 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
24.11.2009
Aimer comme ça
Vous aussi je suis sûre, ça vous est déjà arrivé, de vous pencher sur un livre vous proposant le B.A.BA. de l'amour : les hommes ils sont comme ça, les femmes comme çi, alors pour les pêcher choisissez le bon hameçon ... Foutaises !
Foutaises, parce que je suis nulle en stratégie amoureuse, et que je suis bien aisée de l'être. Je ne saurai appliquer un "process" amoureux, parce que j'aime vivre le nez au vent, la tête dans les étoiles. Et que fondamentalement, calculer, appliquer un comportement c'est tout sauf être soi. Et que la quête de la vie c'est justement d'être soi, vraiment soi.
Comme Richard Bach, dans son joli livre "Illusions, le messie récalcritrant" nous le dit si bien "on enseigne le mieux ce qu'on a le plus besoin d'apprendre". Je vais me permettre de vous donner mes tuyaux amoureux ('sont p'être pas aussi bon que ceux d'Omar Shariff mais bon vous n'avez peut-être que moi sous la main, alors pas de choix... p'is c'est gratuit aussi, ça compte).
Mon avis sur "the good way of life" amoureux c'est "be yourself". Vous êtes déçus ? Un peu ? Non, bon ça va. J'ai beau avoir tourné, et retourné la question dans ma cabeza de rêveuse du dimanche soir, j'en reviens toujours à ce constat : en amour, faîtes ce que vous avez envie de faire bon Dieu ! Cette technique a deux énormes avantages : voir rapidement si l'élu de votre coeur, vous apprécie pour ce que vous êtes et clairement, et deuxièment très clairement vous rendre heureux. Et ça c'est une énergie dont il ne faut pas se passer :)
Parfois vous ferez ce constat :
- Vous avez consulté 612 fois votre répondeur ... et bien tant mieux (tant que ce n'est pas le chiffre de l'apocalypse on y va :)
- Vous venez de lui envoyer une blague que vous trouvez super drôle, et c'est là que sous des dehors très féminins, il se rend compte que vous avez un humour d'homme (je dis ça parce que j'ai un humour d'homme, il paraît). On s'en moque la diversité ça colore la vie.
- Il a envie de skyper avec vous, au moment où vous aviez décidé de vous laver les cheveux à l'argile. Acceptez la communication, mais surtout faire l'air de rien, toujours l'air de rien (c'est assez féminin, je crois).
- Il trie ses lessives par blanc et couleurs. Vous ils vous arrive de faire des lessives entières de rose (s'vous plait, dîtes-moi qu'à vous aussi ça vous arrive). On assume, le kitch de la vie, merde alors.
- Il vous raconte une blague et spontanément vous riez... avec votre vrai rire qui fait fuir les colibris et vibrer les murs. Qu'importe ça vous permettra de voir si la déco est bien fixée :)
Etc,... Ne vous laissez pas embêter. Ne calculez pas. Vivez !
J'aurai aimé trouver une vidéo de Jeanne Cherhal interpretant cette chanson .. mais bon ...
13:20 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
20.10.2009
La note amoureuse
C'est joli, c'est émouvant, c'est sautillant. Parfois, c'est un peu mélancolique, parfois carrément ça cri "naaaaan mais ohh !!!!!!". Mais les notes sentimentales sont toujours celles que je préfère écrire.
Mais il faut bien l'avouer, vous qui les lisez, vous ne voyez pas la complexité de l'envers du décor :
Il y a la note sentimentale écrite pour lui, car à chaque fois que l'on y pense notre main tremble. Mais il ne la lira jamais.
Il y a encore la note sentimentale écrite pour lui (oui oui toujours lui) mais qui créée une certaine confusion chez le destinataire. Cet homme qui vous attrape le bras "Céline, ça m'a beaucoup touché cette note que tu as écrite pour moi". C'est dans ces moments là, que vous revoyez votre flux rss à la vitesse de la lumière "Ma note, quelle note ? Celle sur les ravages de l'herpès en France ? Non, ça doit pas être ça. Mais de quoi me parle ce type ?" Il vous regarde l'oeil humide et pars. Merde, merde, merde.
Ou cet ex, qui dit à votre plus proche amie. "La note que Céline a écrite sur moi, sur son blog, m'a beaucoup ému. Ca me touche tellement qu'elle pense encore à moi". "Tu sais je ne suis pas bien sur qu'elle t'était destinée". "Ah bon ?"
Il y a la note sentimentale écrite sous le coup de la colère contre un ex amoureux. Parfois l'ex amoureux se plaint. Parfois c'est un autre ex amoureux qui se plaint : "ta noooooooote c'est déguelaaaaaasse !!!" "En fait, elle te concerne pas tu sais" "Ah, bon ? euh ... Ouuuuuuuuuai mais je prends la défense des auuuuutres" "Oui mais bon, tu les connais pas surtout" "Ouuuuuui mais si ça se trouve tu leurs as fait beaucoup de mal" "Non, en fait les hommes je leur fais plutôt du bien ;)".
Et il y a mâman qui lit mon blog. Mes étudiants qui lisent mon blog. Tout ça, tout ça. Les notes sentimentales, c'est comme l'amour, c'est parfois un peu compliqué ;)
08:00 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note




