09.02.2010
La Superbe ...
Il a répêté ce mot là, trois fois. Comme en suspens entre ce décor rouge, et ces lumières de cirque. L'émotion était là, j'aurai aimé l'étirer encore rester là, à être bercée par sa présence et son univers.
Il y a des gens qui vous transportent, dans leur vie comme dans la vôtre. J'ai aimé cette présence là, lourde et légère à la fois, pénétrante. Quand on l'écoute on a envie de cet amant là. D'un amant terriblement vivant, terriblement vibrant. Alors tout ce qui n'est pas ça devient un peu fade. Et l'autre vous apparait juste là, comme une évidence. Pourquoi les chanteurs nous ramènent ceux que l'on aime ?
Benjamin Biolay est en concert, n'écoutez pas les gens qui le décrient. Allez-y, entrez et laissez-vous aller...
Merci à Jane pour ce délicieux moment et à sa soeur qui n'a pas voulu venir me permettant ainsi de racheter la place :)
09:00 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
24.12.2009
Be yourself :)
Ca y est, il est temps d'emballer peu à peu l'année 2009 et tous les souvenirs qu'elle constitue. Pour moi cette année fut bigrement riche, surprenante parfois tranchante mais merde que c'est bon de se sentir vivante :)
J'ai ouvert des portes que je pensais inviolables, j'ai continué à rêver et j'ai bien fait. Ne regardez jamais vos défaites (si ce n'est pour en apprendre) tirez-en le meilleur profit et laissez-les là où elles méritent de demeurer : dans le passé. Vibrez, encore et toujours au son de vos désirs et poursuivez-les, ils ne demandent que cela :)
J'ai une pensée particulière pour tous ces personnes qui ont été si présentes à mes côtés. J'espère vous aimer comme vous m'aimez.
Carpe diem !
Parce qu'il fait un peu froid, et que vous avez été sages, je vous laisse avec la voix rauque du beau Luis & le groupe Divine. Enjoy !
PS : et rappelez-vous de ne pas manger de choucroute aux fruits de mer si vous avez de la moquette murale :)
16:09 Publié dans 03. Ici ça pleure, ça rit et ça chante, 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
22.11.2009
Dis-moi ce que tu lis, je te dirais ce que tu es
J'aime ce genre de samedi là. J'ai du patchouili dans les cheveux*, je me fais la peau douce. Une amie appelle, on flâne au marché, on se pose en terrasse, on déguste des gyosas, puis nous déambulons gaiement jusqu'aux passeurs de texte*. C'est là-bas, que j'ai tendu la main, pour m'approprier ces ouvrages là :

Soit (par ordre d'apparition à l'écran) :
- GRAPHISKE HISTORIER by Lilly Dillon (édition Intervista)
- Le baleinié (l'intégrale) de Christine Murillo, Jean-Claude Leguay et Grégoire Oestermann.
- Le sionisme du point de vue de ses victimes juives d'Ella Shohat (éditions La fabrique)
- Drogues & cerveau de Stéphane Horel et Jean-Pierre Lentin (éditions ACTUEL PANAMA)
Ok je dois aussi lire la dernière lettre que les impôts m'ont envoyé, mais sinon vous, vos dernières soifs de livres, elles s'appellent comment ?
* Notes :
- Penser à vous parler du ghassoul au patchouili de chez Logona
- Les passeurs de texte est une jolie librairie troyenne
du début de la rue Emile Zola (au 3 & 5)
où l'on entre comme dans une caverne aux trésors
17.11.2009
Le truculent John Waters
Ici pas de papotages sur une avant première, sur un enième film sur la fin du monde, juste une envie de vous parler d'un film qui a rythmé mes années collèges : Cry Baby, du terrible John Waters.
John Waters ? Who's that guy ?
Si vous êtes amateur de bon goût, fuyez cet homme dont le passage dans une école catholique n'a fait que renforcer son anti-conformisme pour l'acheminer vers un cinéma underground résolument trash.
Ses acteurs ? Comment ne pas citer Divine (Glenn Milstead), un bien heureux travesti qui réalisa la belle performance de se violer lui-même (remarquez comme on est jamais aussi bien servi que par soi-même moi j'dis il a peut-être pas tout à fait tort).
Sa ville fétiche ? Baltimore. Il la décrit en ces termes « À Baltimore aujourd'hui - le maire va me reprocher de ne pas faire un portrait flatteur - toutes les classes moyennes sont parties. Il ne reste que des pauvres, Blancs et Noirs et des riches. Les bars sont sympas mais mieux vaut éviter de traîner dans la rue. À Baltimore, les gens ont beaucoup d'humour. Ils se croient normaux, mais ils sont complètement barrés. Ils refusent de quitter la ville et ne comprennent pas ceux qui le font. Mais ce qui les fait rire, c'est en général ce qui choque n'importe qui d'autre. Les gens sont tous obèses, c'est la capitale de la mayonnaise. On a de chouettes fripperies, de chouettes bars. On excelle dans tout ce qui est minable. Le chic, un peu moins. Le seul truc chic de Baltimore, ce sont des éleveurs de purs-sangs dans leurs superbes cottages. J'ai grandi à Baltimore en vouant un culte à tout ce que la ville tentait de cacher. Dans mes films, je disais du bien de ce que les gens détestaient ».
Ses films ça donne quoi ?
Il obtient sa remomée grâce à Polyester (1981) premier film en odoramat (les mésaventures et la descente aux enfers de Francine, mère d'une famille atypique : un mari pornographe qui la méprise et la trompe, un fils fétichiste de pieds et de chaussures, et une fille extravertie qui tombe enceinte ...).
Hairspray (1988) annonce un tournant "grand public". Ce film met l'accent à la fois contre les discriminations physiques dont sont victimes les femmes en surpoids, et contre la ségrégation raciale.
J'avais pour ma part beaucoup aimé Serial Mother (1994) une mère apparemment de bonne famille mais avec des élans de psychopathie sévère dès qu'on la contrarie.
Cry baby : Oh when the rain drops start to fall, tears fall from my eyes.Then my heart starts to fall, don't you realize, oh realize!
Mais c'est sur Cry Baby que j'aimerai faire un focus. Il a été présenté en hors compétition au festival de Cannes en 1990, l'année où David Lynch reportait la palme d'or pour Wild at Heart (Sailor & Lula). Le casting, ressemble à son auteur, décalé et hétéroclite :
- Johnny Depp : qui sortant de la série 21 jump Street révélait déjà que sa carrière n'allait pas être celle que l'on pensait.
- Iggy Pop : rocker déjanté que l'on ne présente plus.
- Traci Lords : son histoire personnelle ne pouvait que ravir John Waters : née de mère russe et de père juif ukrainien, elle reçoit une éducation conservatrice et religieuse et chante tous les dimanches dans le chœur de l’église, pour finalement vers l'âge de 16 ans se destiner à une carrière pornographique. Elle fut l'une des actrices pornos les mieux payées et surtout la première a imposer ses conditions de tournage (horaires et refus de certaines pratiques). Une de ses collègues dira d'elle « cette fille en savait plus sur le sexe que toute l’industrie du porno réunie. »
- Patricia Hearst : petite fille d'un des magnat de la presse américaine, elle fut enlevée en 1974 par l'armée de libération symbionaise (déjà le choix du nom du groupuscule est alarmant, mayonnaise aurait certainement été plus convaincant non ?) groupuscule voulant rétablir l'équilibre riche-pauvre. Ils la maltraitèrent et l'entraînèrent dans des hold-hup etc,.. Patty Hearst est souvent citée comme un exemple probant du syndrôme de Stockholm, car il a été difficile de savoir, in fine si elle avait participé de gré ou de force à certaines des actions du groupe. Elle a fait 2 ans de prison. Pour l'anecdote, son histoire inspira à Michel Berger l'opéra rock Starmania.
Ce film qui étant déjà à sa sortie résolument kitch n'a donc pas pris une ride. Impossible pour moi de le regarder sans chanter à tue-tête et sans en décortiquer la moindre scène.
Voici l'introduction du film, comme tous les films de John Waters, l'action de Cry Baby se déroule à Baltimore (ici dans les années 50). Cette intro sert de générique, présente les différents personnages clés, et plante le début de l'intrigue : que fait une jeune catholique bien élevée quand elle croise Johnny Depp ? Elle réalise que Dieu existe et a envie de crier "mais sortez-moi de cette jupe !!!"
Voici une de mes scène préférée du film, illustrée par la chanson "please Mr Jailer"
Ce film est absolument à voir en V.O.
Enjoy :)
16:58 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cry baby, john waters, johnny depp, traci lords, iggy pop
11.10.2009
Kings of Leon : sex on fire
Pas trop le temps de vous écrire pour cause de travaillïte aigüe. Je vous délaisse pour passer de jolis moments de formation où je tente de dispenser des savoir-faire tout en s'amusant.
Pour me faire pardonner, je vous laisse en musique, avec Kings of Leon "sex on fire"
Au passage : C'est un chanteur de rock, et il vient de créer son blog. Allez l'encourage sur http://luisrocks.unblog.fr/
20:53 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : kings of leon : sex on fire
08.09.2009
L'autre Camille
Quand j'ai remonté ces quelques marches, j'ai revu en un instant une de mes luttes d'enfance.
L'homme en haut des marches - Hé bonjour Mademoiselle !
TheCélinette (mode pensée option grommelage) - Tu sais que tu peux me parler autrement qu'à 2 mm de l'oreille ?
TheCélinette - Oui ? (peu engageant)
L'homme en haut des marches - Tiens ! (me dit-il en me collant discrètement un truc dans la main. Là, je me dis ah ça alors c'est la DST qui recrute. Je dois avoir le profil, pourtant avec mon nez je pensais que ...)
Sournoisement, profitant d'un quart de seconde d'hésitation (qui correspondait à un" qu'est ce qu'il se passe ?") il me tire par la manche pour tenter de m'emmener chez un coiffeur afro. Oui, oui, oui, messieurs dames, moi avec mon petit cheveux souple et fin (c'est mon coiffeur qui le dit) on veut me conseiller un coiffeur spécialisé dans le cheveux crêpu. C'est là que j'ai compris que ce brave homme n'avait pas toute sa tête (en plus d'une méconnaissance capillaire sévère). Je l'ai repoussé en lui disant de ma voix de femme affirmée :
TheCélinette - C'est pas possible j'ai pas le temps !
L'homme surpris - Tu vas où ?
TheCélinette traversant le boulevard de Strasbourg - Au thééééâtre, voir Camille Chamoux !
A mon avis, ce brave homme aurait mieux fait de faire de même, il aurait passé une bien meilleure soirée :) Qui est Camille Chamoux ? C'est une jeune femme blonde avec une crinère de feu et une petite robe bleue (tiens je me demande si les coiffeurs afro la sollicite aussi ?), mais c'est également une comédienne humoriste qui occupe avec brio (le premier qui me dit "avec qui?" je le sors de la salle ;) le théâtre du Splendid. Je me suis installée dans le théâtre sans rien savoir du spectacle. J'en suis sortie en ayant retenu par coeur la quasi-intégralité du spectacle. Les répliques me revenaient en boucle, je les ré-entendais à l'intérieur de mon dedans et je re-riais (hi hi hi) jusqu'à temps que je réalise, que je n'étais plus dans un théâtre mais assise à la terrasse d'un café ;)
"Camille Attaque"
Textes de Camille Chamoux et Pauline Bureau
Mise en scène : Pauline Bureau assistée de Thibault Rossigneux
Lumières : Jean-Luc Chanonat
Son : Vincent Hulot
Durée : 1H15
LE SPLENDID DU MARDI AU SAMEDI 20H48,rue du Faubourg St Martin - 75010 Paris
LOCATION :
01 42 08 21 93
09:26 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : camille chamoux, humour, théâtre du splendid, femme
27.02.2009
Mes découvertes musicales de la semaine !
Découvert sur le blog de Baptiste (ancien de la Fraise pour les fans ;) Sliimy est un jeune stéphanois à découvrir et à suivre !
Son album sort, le 6 avril 2009 et son premier single "wake up" est déjà en vente en ligne.
Découverte via la newsletter de Deezer, Melissa Laveaux. Je suis restée schotchée à son Myspace toute la journée :)
09:30 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sliimy, music, trust me, wake up
15.02.2009
Mon dimanche en Italie ...
Le dimanche matin, certains vont à la messe, pardonnez-moi, je préfère le cinéma.
J'ai présenté mon visage au teint un peu blême, mes yeux encore plein de rêves à Paolo Sorrentino. Il m'a proposé de l'accompagner pour près de deux heures, dans les méandres de la politique italienne. Un peu surprise, mais pleine d'envie, je me suis glissée, entre les deux battants pour me plonger dans l'intimité de la salle de cinéma.
Si l'affaire n'est pas mince (une pré-connaissance de la politique italienne est je pense indispensable pour pleinement vivre ce film) : l'Italie, ses jeux de pouvoirs, ses extrémistes (politiques et/ou véreux)... Ce film m'a redonné le goût du cinéma. Ici, un constat, cette pellicule ne porte pas seulement un jeu d'acteurs, une histoire bien construite. Elle est autre chose : une image qu'on dévore dans ses moindres détails. Tout nous sollicite : le décalage de la bande son, le montage, les sensations, une mise en scène et un cadrage à vous couper le souffle. Si j'étais née actrice, assurément, j'aurai voulu être de ce film, pour pouvoir dire, j'ai participé à cette qualité là !
Seul problème de ce film : il vous laisse avec une musique entêtante : Enjoy :)
PLUS DE REFERENCES :
- La bande son est en écoute sur Deezer
- Interview made in Télérama de Toni Servillo. Extrait : "Pendant des années, l’Italie berlusconienne a retenu le pire d’une production culturelle plutôt médiocre, pour ne pas dire stupide. Peut-être que vous, Français, êtes en train de vivre le même genre d’expérience… En tous cas, je salue le courage des cinéastes italiens d’aujourd’hui, qui regardent la réalité de leur pays en face et se confrontent à son histoire. Je suis très fier de voir que le cinéma italien retient l’attention du festival de Cannes. Figurer au générique de ces deux films est une grande fierté. Et aussi une responsabilité."
17:17 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : paolo sorrentino, il divo, cinema
04.02.2009
un réveil musical ...
08:37 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.01.2009
Exactement ce que j'aime :)
A Thousand Words from Ted Chung on Vimeo
Vidéo découverte via l'excellent blog Fubiz.
Comme le monsieur a du talent, et qu'on me demande ce qu'il a fait d'autres en court, je vous réponds :
- Mike, une fiction de 5 min, que vous pouvez voir ici.
- On Time, une fiction de 6:35 min (2008) que vous pouvez voir là.
17:14 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : ted chung, court métrage, cinéma, noir et blanc, fubiz, blog, féminin





