02.09.2010
Sarah Dollé : la modeste modiste
Je crois fermement au hasard. Je pense que quand on a décidé de faire enfin ce qui nous convient, le hasard, s'amuse à mettre sur notre route, les bonnes personnes et de jolies opportunités.
L'hiver dernier, alors que je commençais enfin a assumer mon sérieux penchant pour l'univers du Burlesque, je me suis sévèrement demandé où j'allais trouver les accessoires qui allaient embellir mon quotidien.
C'est alors que j'ai découvert, à deux pas de chez moi, niché au creux d'une ruelle médiéval, l'atelier de Sarah Dollé. Mettre un pied dans sa boutique, c'est changer d'univers pour entrer dans le sien. Ici, la passion, ça se respire, elle émane de chaque chose. A la manière d'un lutin, Sarah toujours le sourire aux lèvres, coud, colle plumes et perles pour faire des chapeaux des broches, des plastrons et tout un ensemble d'autres bonheurs.
Non seulement, elle confectionne des petits trésors tout droit sortis de son imaginaire, mais plus que ça, elle accessoirise, elle ajuste selon vos désirs. Moi qui préfère donner mes sous sonnants et trébuchants à des artistes, me voilà ravie !



Sarah a sa boutique sur Troyes, rue de Larivey. Vous pouvez également, la contacter par mail : sarah.dolle@wanadoo.fr
13:56 Publié dans 04. Art & Co, 09. Les trucs de filles, 11. Troyes & moi, Les bonnes adresses | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.07.2010
Aïe !
... je crois que je viens de tomber amoureuse ;)
13:14 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.07.2010
Skip the Use : ma révélation des Solidays 2010
Je suis arrivée timidement à la FNAC, je me suis poliment approchée du vendeur.
- Bonjour Monsieur, je cherche l'album de Skip the Use.
- Ah oui, il m'en reste un.
- Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!
- Euh vous poussez souvent des cris comme ça ?!!
- Oui, oui ! dis-je en choppant le CD avant qu'il ait eu le temps de réagir davantage.

Depuis, j'écoute l'album en boucle, le plus souvent en agitant les bras en l'air dans un mouvement frénétique, avec une furieuse envie de sautiller partout.
Pourtant que je suis allée les voir en concert, j'ignorais tout d'eux. Mais en quelques heures, ils sont devenus mes chouchous ainsi que ceux de toute la team blog des Solidays. C'est un des aspects que j'aime dans ce festival mélanger les gens populaires à ceux qui méritent amplement de le devenir.
Alors ces furieux de la scène qui sont-ils ? Ce sont 5 lillois (Mat, Yan, Jay, Lionel et Max), avec des looks résolument différents (cet absence de "lissage" m'a bien plu). ils sont déjà dans la musique depuis un bail (Carving, etc...). Leurs influences : rock, punk, ska, disco. Ils ont une pêche incroyable et un véritable plaisir à faire de la musique (cf. le sourire perpétuel de Matt Bastard, et l'enthousiasme de l'ensemble du groupe). Ca faisait longtemps que j'attendais de devenir enfin fan d'un groupe français, c'est fait !
Impossible de vous dire quel est mon morceau préféré l'album tourne en boucle ... Je ne vous conseille qu'une chose, ne vous contentez pas d'écouter l'album : allez les voir sur scène !
Le bonus du jour : vous pouvez télécharger gratuitement leur chanson Give me sur leur myspace :)
13:36 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : skip the use, solidays 2010, myspace, matt bastard
29.04.2010
Michel Onfray : l'affabulation freudienne

Quand la vie vous fait une queue de poisson, il faut savoir se tourner vers le plaisir. C'est ce que j'ai fait hier. Alors que je suis en train de terminer "le soucis des plaisirs" de Michel Onfray, j'ai joyeusement craqué pour son dernier livre "le crépuscule d'une idôle. L'affabulation freudienne". Je n'ai jamais aimé Freud, le peu que j'en savais m'en donnait une image profondément mysogine, affreusement élitiste et égotique. Je sens que je vais donc me délecter de tout cela :)
Je voulais conclure par une vidéo de Michel Onfray dans laquelle, il ne parle pas de son livre, mais de ses 20 années d'enseignement. De son rapport à la pédagogie, et aux élèves. Cela me touche d'autant plus que j'ai toujours pensé que les cours devaient être un lieu d'épanouissement et d'évolution du raisonnement et non un terrain de compétition faisant ressortir les inégalités sociales et culturelles comme ce l'est encore trop le cas à mon goût.
08:52 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : michel onfray, le soucis des plaisirs, le crépuscule d'une idôle l'affabulation freudienne, freud, philosophie, psychanalyse
11.04.2010
Paris de loin, la pause musicale du dimanche
... à écouter religieusement :)

Ca y est me voilà revenue en terre champenoise. J'ai quitté la terre des cépages répondant aux doux noms de Merlot, Cabernets, Sauvignon, Sémillon pour rejoindre celle des Pinots et des Chardonnays. J'ai cessé de troubler mon chercheur de cailloux, en déposant mes baisers aimants au creux de son cou, cesser de passer mes doigts dans ses cheveux, à chacun de mes passages. Mesdames, Messieurs, l'archéologie française va pouvoir reprendre son rythme de croisière !
Aujourd'hui, je lui ai envoyé cette chanson de Poney Express. Il m'a répondu : "tu as vu les premières images du clip? On dirait toi qui essaie de me faire sourire en m'embêtant avec des bisous"... Je plaide non coupable votre honneur :)
20:10 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines, 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : amour, poney express
20.03.2010
Méfiez-vous des filles sages
De celles qui toute féminine vous paraissent parfois un peu naïve, fleur bleue, dans leurs rêves. Vous pourriez-être surpris ;)
La belle répond au pseudo de Miss GlitterPainKiller :)
09:20 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : burlesque, miss glitterpainkiller, strip tease, lingerie
09.02.2010
La Superbe ...
Il a répêté ce mot là, trois fois. Comme en suspens entre ce décor rouge, et ces lumières de cirque. L'émotion était là, j'aurai aimé l'étirer encore rester là, à être bercée par sa présence et son univers.
Il y a des gens qui vous transportent, dans leur vie comme dans la vôtre. J'ai aimé cette présence là, lourde et légère à la fois, pénétrante. Quand on l'écoute on a envie de cet amant là. D'un amant terriblement vivant, terriblement vibrant. Alors tout ce qui n'est pas ça devient un peu fade. Et l'autre vous apparait juste là, comme une évidence. Pourquoi les chanteurs nous ramènent ceux que l'on aime ?
Benjamin Biolay est en concert, n'écoutez pas les gens qui le décrient. Allez-y, entrez et laissez-vous aller...
Merci à Jane pour ce délicieux moment et à sa soeur qui n'a pas voulu venir me permettant ainsi de racheter la place :)
09:00 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
24.12.2009
Be yourself :)
Ca y est, il est temps d'emballer peu à peu l'année 2009 et tous les souvenirs qu'elle constitue. Pour moi cette année fut bigrement riche, surprenante parfois tranchante mais merde que c'est bon de se sentir vivante :)
J'ai ouvert des portes que je pensais inviolables, j'ai continué à rêver et j'ai bien fait. Ne regardez jamais vos défaites (si ce n'est pour en apprendre) tirez-en le meilleur profit et laissez-les là où elles méritent de demeurer : dans le passé. Vibrez, encore et toujours au son de vos désirs et poursuivez-les, ils ne demandent que cela :)
J'ai une pensée particulière pour tous ces personnes qui ont été si présentes à mes côtés. J'espère vous aimer comme vous m'aimez.
Carpe diem !
Parce qu'il fait un peu froid, et que vous avez été sages, je vous laisse avec la voix rauque du beau Luis & le groupe Divine. Enjoy !
PS : et rappelez-vous de ne pas manger de choucroute aux fruits de mer si vous avez de la moquette murale :)
16:09 Publié dans 03. Ici ça pleure, ça rit et ça chante, 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
22.11.2009
Dis-moi ce que tu lis, je te dirais ce que tu es
J'aime ce genre de samedi là. J'ai du patchouili dans les cheveux*, je me fais la peau douce. Une amie appelle, on flâne au marché, on se pose en terrasse, on déguste des gyosas, puis nous déambulons gaiement jusqu'aux passeurs de texte*. C'est là-bas, que j'ai tendu la main, pour m'approprier ces ouvrages là :

Soit (par ordre d'apparition à l'écran) :
- GRAPHISKE HISTORIER by Lilly Dillon (édition Intervista)
- Le baleinié (l'intégrale) de Christine Murillo, Jean-Claude Leguay et Grégoire Oestermann.
- Le sionisme du point de vue de ses victimes juives d'Ella Shohat (éditions La fabrique)
- Drogues & cerveau de Stéphane Horel et Jean-Pierre Lentin (éditions ACTUEL PANAMA)
Ok je dois aussi lire la dernière lettre que les impôts m'ont envoyé, mais sinon vous, vos dernières soifs de livres, elles s'appellent comment ?
* Notes :
- Penser à vous parler du ghassoul au patchouili de chez Logona
- Les passeurs de texte est une jolie librairie troyenne
du début de la rue Emile Zola (au 3 & 5)
où l'on entre comme dans une caverne aux trésors
17.11.2009
Le truculent John Waters
Ici pas de papotages sur une avant première, sur un enième film sur la fin du monde, juste une envie de vous parler d'un film qui a rythmé mes années collèges : Cry Baby, du terrible John Waters.
John Waters ? Who's that guy ?
Si vous êtes amateur de bon goût, fuyez cet homme dont le passage dans une école catholique n'a fait que renforcer son anti-conformisme pour l'acheminer vers un cinéma underground résolument trash.
Ses acteurs ? Comment ne pas citer Divine (Glenn Milstead), un bien heureux travesti qui réalisa la belle performance de se violer lui-même (remarquez comme on est jamais aussi bien servi que par soi-même moi j'dis il a peut-être pas tout à fait tort).
Sa ville fétiche ? Baltimore. Il la décrit en ces termes « À Baltimore aujourd'hui - le maire va me reprocher de ne pas faire un portrait flatteur - toutes les classes moyennes sont parties. Il ne reste que des pauvres, Blancs et Noirs et des riches. Les bars sont sympas mais mieux vaut éviter de traîner dans la rue. À Baltimore, les gens ont beaucoup d'humour. Ils se croient normaux, mais ils sont complètement barrés. Ils refusent de quitter la ville et ne comprennent pas ceux qui le font. Mais ce qui les fait rire, c'est en général ce qui choque n'importe qui d'autre. Les gens sont tous obèses, c'est la capitale de la mayonnaise. On a de chouettes fripperies, de chouettes bars. On excelle dans tout ce qui est minable. Le chic, un peu moins. Le seul truc chic de Baltimore, ce sont des éleveurs de purs-sangs dans leurs superbes cottages. J'ai grandi à Baltimore en vouant un culte à tout ce que la ville tentait de cacher. Dans mes films, je disais du bien de ce que les gens détestaient ».
Ses films ça donne quoi ?
Il obtient sa remomée grâce à Polyester (1981) premier film en odoramat (les mésaventures et la descente aux enfers de Francine, mère d'une famille atypique : un mari pornographe qui la méprise et la trompe, un fils fétichiste de pieds et de chaussures, et une fille extravertie qui tombe enceinte ...).
Hairspray (1988) annonce un tournant "grand public". Ce film met l'accent à la fois contre les discriminations physiques dont sont victimes les femmes en surpoids, et contre la ségrégation raciale.
J'avais pour ma part beaucoup aimé Serial Mother (1994) une mère apparemment de bonne famille mais avec des élans de psychopathie sévère dès qu'on la contrarie.
Cry baby : Oh when the rain drops start to fall, tears fall from my eyes.Then my heart starts to fall, don't you realize, oh realize!
Mais c'est sur Cry Baby que j'aimerai faire un focus. Il a été présenté en hors compétition au festival de Cannes en 1990, l'année où David Lynch reportait la palme d'or pour Wild at Heart (Sailor & Lula). Le casting, ressemble à son auteur, décalé et hétéroclite :
- Johnny Depp : qui sortant de la série 21 jump Street révélait déjà que sa carrière n'allait pas être celle que l'on pensait.
- Iggy Pop : rocker déjanté que l'on ne présente plus.
- Traci Lords : son histoire personnelle ne pouvait que ravir John Waters : née de mère russe et de père juif ukrainien, elle reçoit une éducation conservatrice et religieuse et chante tous les dimanches dans le chœur de l’église, pour finalement vers l'âge de 16 ans se destiner à une carrière pornographique. Elle fut l'une des actrices pornos les mieux payées et surtout la première a imposer ses conditions de tournage (horaires et refus de certaines pratiques). Une de ses collègues dira d'elle « cette fille en savait plus sur le sexe que toute l’industrie du porno réunie. »
- Patricia Hearst : petite fille d'un des magnat de la presse américaine, elle fut enlevée en 1974 par l'armée de libération symbionaise (déjà le choix du nom du groupuscule est alarmant, mayonnaise aurait certainement été plus convaincant non ?) groupuscule voulant rétablir l'équilibre riche-pauvre. Ils la maltraitèrent et l'entraînèrent dans des hold-hup etc,.. Patty Hearst est souvent citée comme un exemple probant du syndrôme de Stockholm, car il a été difficile de savoir, in fine si elle avait participé de gré ou de force à certaines des actions du groupe. Elle a fait 2 ans de prison. Pour l'anecdote, son histoire inspira à Michel Berger l'opéra rock Starmania.
Ce film qui étant déjà à sa sortie résolument kitch n'a donc pas pris une ride. Impossible pour moi de le regarder sans chanter à tue-tête et sans en décortiquer la moindre scène.
Voici l'introduction du film, comme tous les films de John Waters, l'action de Cry Baby se déroule à Baltimore (ici dans les années 50). Cette intro sert de générique, présente les différents personnages clés, et plante le début de l'intrigue : que fait une jeune catholique bien élevée quand elle croise Johnny Depp ? Elle réalise que Dieu existe et a envie de crier "mais sortez-moi de cette jupe !!!"
Voici une de mes scène préférée du film, illustrée par la chanson "please Mr Jailer"
Ce film est absolument à voir en V.O.
Enjoy :)
16:58 Publié dans 04. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cry baby, john waters, johnny depp, traci lords, iggy pop




