25.01.2009

L'heure des soupes :)

Aujourd'hui, la température a posé ses mains sur mon visage, me rappelant que l'hiver était là, bel et bien là. Alors j'ai superposé plusieurs pulls en mohair gris sur mon corps, et je suis sortie la rejoindre. J'ai déambulé dans Troyes, me délectant du soleil, de notre joli patrimoine médiéval et de la sympathique présence de plusieurs amis.

Au bilan baladesque, nous pouvons dire que ... :

- J'ai joyeusement fait claquer mes souliers sur les pavés de la ville.

- Faire son marché le dimanche, rime souvent avec embuscade. Le bonjour devenant alors un "Céline as-tu un verre ?" "Non, non je file, j'ai des surgelés"... Jusqu'à ce que je m'aperçoive que la bouteille mentionne fièrement "Cheverny" de la maison "Tûe-Boeuf". C'est dans ces moments là, que ma volonté devient très très faible. Vive les sacs isothermes :) S'en suivent moult discussions, sur la prise de nouvelles de chacun, le niveau d'informatique de Sylvain (j'ai prétendu que son ordinateur était un Thomson MO5, il a vivement protesté), ainsi qu'un comparatif esthétique entre la Cathédrale de Chartres et et sa zone industrielle.

- En compagnie d'autres joyeux drilles, j'ai passé la pancarte "chantier interdit" pour voir l'avancée des travaux de la bourse du travail (rassurez-vous rien n'a changé. Je soupçonne les ouvriers d'être partis vers d'autres horizons). Par la même occasion, nous avons croisé un homme dont le strabisme et le discours n'était pas sans me rappeler frère Rémigio de Varragine dans le Nom de la Rose (ce qui est plutôt de circonstance pour une balade historique).

En rentrant, je méritais amplement une petite douceur hivernale. C'est pourquoi je me suis attelé à la tâche, en cuisinant une petit soupe au céleri parsemée de bleu d'Auvergne (recette suggérée par la belle Sabrina).



La recette : Du céleri coupé en morceau, que j'agrémente de blancs de poireaux. On ajoute de l'eau mais pas trop (pour que ça reste consistant). Durée de cuisson : célinomètre*. Puis on mixe et on ajoute des petits bouts de bleu d'Auvergne (quantité selon les goûts, pas besoin d'en mettre beaucoup). Un filet d'huile d'Olive si l'humeur vous le dit :) Je sale avec du sel de légumes.

* Niveau proportions et quantités, et temps de cuisson : j'utilise le Célinomètre qui est une variante du pifomètre.

26.10.2008

Galettes de céréales !

A taaaaaaaaaaaable ! Il fallait bien que ça arrive. Avec mon côté bio assez prononcé, ma curiosité insatiable, mes envies trépidantes. J'ai enfin tenté la galette de céréales. Pas celle qu'on vous vend à prix d'or en supermarché. Non, non, non. Celle qu'on fait chez soi en deux coups de cuillères à pot.

Là vous vous dites, elles sont où les photos des galettes. Euhhh suite à un incident technique (mangeage des galettes) nous ne sommes pas en mesure de vous donner le visuel adéquate :) Bien sur j'avais pensé à vous montrer une vue plongeante de mon ... estomac (ceux qui ont pensé décolleté sont recalés). Mais je me suis dit que ça faisait moyennement classe.

Etpuis comme j'ai trouvé une recette vidéo toute sympa, ben je me repose un peu :)



Alors pour réaliser notre affaire que nous faut-il ?
- Des flocons de céréales (selon votre choix : 5 céréales / avoine -azukis ici tout est possible...)
- Du lait (pour les allergiques vous pouvez prendre du lait végétal ou à mon avis du bouillon de légumes)
- 1 oeuf par personne
Vous mélangez le tout et vous laissez reposer une dizaine de minutes.

Et pour le reste tout est possible (selon vos envies)
- Sel,
- Epices,
- Herbes (persil, coriandre, cerfeuil)
- oignons, ail
- courgettes,
- carottes
- fromage
...

Puis vous faite dorer à la poêle des deux côtés (à feux moyens). Servir accompagné de salades, cressons what ever ...

Pour info : je décline toutes responsabilités concernant les variantes de galettes de céréales :
- A l'eau de vie pour les alcooliques
- A la ganga (appelé aussi space-galette).
- Au chat pour les alfiens.

30.07.2008

Les envies de l'été

Ma mère a toujours eu des idées fixes. Elle m'a toujours répétée :
- Quand on a des origines séfarades on aime les poivrons (à l'époque où je n'aimais pas cela)
Je lui répondais, dis-moi maman, tu étais où à l'école ?
- Chez les soeurs pourquoi ?
- Non parce que sur le coup j'ai cru que mon parent juif c'était toi.

Dans la même ligne d'idée une femme ayant ces origines se doit de savoir faire des boulettes. Bon de ce côté là, pas de soucis je pratique depuis longtemps, j'en fais dans la rue, au boulot, en amour ... Bref un panel de boulettes assez varié :)

Ce soir après la lecture de la page 57 du dernier Régal, je me suis lancée dans la préparation de boulettes de boeufs aux herbes. Sauf que ... je suis incapable de suivre à la lettre une recette, je vis la cuisine en fonction de mes inspirations.

Les ingrédients (qui chez moi sont quasiment tous bio) :
- 2 steaks hachés (de 125g chacun)

à quoi j'ai ajouté :
- des oignons et de l'ail (tous deux pressés au presse-ail pour en faire une pulpe.
- du persil et de l'estragon ciselés.


- des graines de coriandes grillées à sec puis pilées au mortier (de mon arrière grand-mère), des graines de tournesol, un oeuf entier, du sel herbamare, et des 4 baies.



Puis je les ai roulées dans des flocons 5 céréales... puis finir par les cuire à feux doux.



Je les ai servi avec une râpée de concombre frais.
Parce que je le vaux bien, je me suis offert une belle veste de cuisine (la Grand Chef de la maison Bragard... en coton d'Egypte s'vous plait) brodée à mon pseudo...



Et comme je suis chez moi et que je fais ce que je veux, en guise de bas je n'avais qu'un sous-vêtement en dentelle. Tant que la répression des fraudes ne débarque pas je continue de cuisiner comme ça :D

04.03.2007

L'uva arbosiana

En matière de vins, autant être honnête je n'y connais rien ...
Devant le vin, je suis comme devant la nourriture, j'ai toujours 5 ans, je sais seulement dire « j'aime » ou « j'aime pas ». Quand j'aime je me délecte, je sautille, j'ai des yeux pétillants et un sourire chantant. Quand je n'aime pas, je ne mange/bois pas ! Plutôt mourir de faim / soif.

L'autre jour, j'ai reçu ma môman, alors je voulais lui faire plaisir autour d'un bon repas, d'un tendre pain et d'un bon petit vin. Comme je bois rarement, quand l'occasion se présente j'honore mes papilles. Pas forcément avec un vin cher mais toujours avec une belle trouvaille.

Et comme mon érudition en vin est à la hauteur de mon talent en patin à glace, c'est à dire proche du néant ... Je remets régulièrement mon destin d'apprentie oenolophile, entre les mains du tenacier d'un bar à vin de ma ville.

C'est toujours la même histoire ...
Je me décide : aujourd'hui j'achète une bouteille pour faire plaisir à quelqu'un.
Alors, je deviens toute timide. Mes pas arpentent les pavés médiévaux de la ville, avec le claquement propre à mes bottines de femme trottinante. Filant droit vers le marché couvert de la ville, je prends cette entrée là. Celle qui donne juste à côté de la case du vendeur de vin.

Je regarde l'étal, ses bouteilles et ... je suis perdue.
Alors il me sourit avec sa bonne mine à lui, toujours souriante. Je lui souris aussi. J'hésite toujours un peu. Il s'approche, on se fait la bise. Il me regarde et je lui dis de suite, moi je n'y connais rien en vin. Il me dit c'est pas grave tu apprends, tu aimes quoi ? Le Cheverny de chez Tue-boeuf et le Champagne Vouette et Sorbée ... Le reste je ne retiens pas ...
Il me sourit et je lui plante le décor : qui je vais recevoir, ce qu'il ou elle aime, ce que je prévois de cuisiner, bla bla bli bla bla bla ...

Là l'aventure commence, il scrute, il observe puis il évoque. Et si mon minois, marque une expression d'accroche, il propose. Il ne vend pas son vin, il le raconte.
Quand il me propose sa trouvaille commence alors un moment incroyable. Son visage s'éclaircit, ses yeux s'animent. Et là, on est avec lui, dans les coteaux, on arpente les vignes, on sent le vent frais sur ses joues. On écoute la particularité du cépage, le travail du viticulteur, sa philosophie. L'histoire du vin, de son nom, sa saveur, ses surprises, ses ressemblances et sa singularité. Quelqu'un qui vous parle avec passion est toujours hors du temps. Et dans ces moments-là, je voyage toujours un peu.

Moi, ça m'intimide terriblement. J'écoute, j'observe et je fais tout mon possible pour tout bien retenir... Et quand j'arrive à la maison, je m'exclame pleine d'enthousiasme : « hé ben maman, ce vin c'est un vin particulier parce que ... parce que ... parce que... mince, il a dit .... euh bon enfin .... goutons le ! ». Et là je dis j'aime ou j'aime pas.


PS : le dernier vin que j'ai ramené de cette balade est un vin rouge du jura l'uva-arbosiana du domaine de la tournelle.