30.09.2006

Caroline

Ce soir là, il y avait de l’ambiance.
J’étais dans le bar branchouille de la vie, papotant gaiement avec tout un tas de personnes à découvrir, riant avec des amis… Bref, profitant de la vie.
Dans un élan festif, mon sac est rentré en collision avec un autre sac à main… Et là, au lieu d’un élégant bruit de sac à mains distingués, nous entendîmes un bruit de … verres…
Nous nous sommes regardées, droit dans les yeux …
Et nous avons éclaté de rire, comprenant en un instant que nous partagions le même « hobbi » : le dérobage de verres des bars branchouilles. Nous avions environs 19 ans : une amitié était née !

Caroline, c’était (dans sa prime jeunesse) le genre de fille à répondre à un type qui la drague, ces propos là…
Lieu boite de nuit estivale…
Un dragueur en herbe : « ben dis donc t’en fait une tête tes parents sont morts ou quoi ? Ha ha ha !!! »
Caro : « Oui ils sont morts »…
Le type (du coup hyper gêné) : « je suis désolé je ne savais pas … Ils sont morts comment ? ».
Caro : « Le yacht a explosé » suivi d’une mimique faciale appropriée…. Bien sur elle a continué a lui narrer sa nouvelle vie d’orpheline d’ambassadeur, digne du meilleur soap opéra.

A l’époque ma technique pour faire fuir les post-pubères ascendant boulet, c’était de me dire étudiante en taxidermie… Alors forcément, ça aussi ça nous a rapproché.

Caro, c’est aussi celle qui m’a fait chanté mon premier karaoké dans son salon.
Décor : 1er janvier … Changement de lieu impromptu … retour chez les parents de Caro … Deux absents : Pierre et Jérôme … (perdu en route ???) … alors que les 12 coups de minuits allaient retentir. Pour patienter, Caro et moi, massacriions gaiement diverses chansons de cette cassette ramenée de Chine, par papa Caro. Je me souviens qu’une invité m’avait crié dessus parce que je massacrais une chanson d’Elton John… Et pourquoi, il serait épargné lui, ?!
On se disait, c’est quand même idiot, on va se faire la bise et Pierre et Jérôme ne sont toujours pas là … Pfff on peut pas compter sur eux … Bon … en fait … ils étaient derrière la porte depuis 20 minutes … mais comme on beuglait comme des génisses … On les entendait pas sonner …

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Caro aujourd’hui, elle est toujours pareil. Elle a un humour qui me correspond bien, une vraie pudeur, et un regard toujours très humain sur la vie. C’est le genre de personne qu’on peut ne pas voir pendant 2 mois et que vous retrouvez comme quand on s’est quitté la veille.

La dernière fois que je n’ai pas eu de ses nouvelles pendant un peu plus d’1 mois, je ne me suis pas inquiétée. Sauf que la Caro, elle était entourée de militaires en blouse blanche, un stéthoscope autour du cou, dans les environs de Paris. Ils l’avaient accueillie pour lui dire que ses globules, ils étaient pas au top… et que ce disfonctionnement avait un mot : Cancer.

Ma Caro préférée, elle se bat tous les jours pour garder la pêche, pour avancer dans la vie, pour rire encore. Moi j’ai arrêté de chialer après l’avoir eu au téléphone… Bon j’arrive pas encore à ne pas paniquer quand elle rentre à l’hôpital, pour une intervention …
Célinette : « Hein comment ça ils vont te piquer ?! » « Du sang ? T’as pu assez de sang ? »
Caro : « T’inquiète pas c’était prévu, c’est normal !».
Célinette : « ah bon ok » … p'tain j’ai encore paniqué, merde, merde, merde.

Tout ça pour vous dire que donner votre sang, ses plaquettes, son plasma et tout le tintouin c’est hyper important ! Pour les infos, c'est par ici
Moi j’ai trouvé hier des cop’s pour y aller avec moi… Et vous ?

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29.09.2006

Lui qui ose (partie 2)

Au début, je l’ai aperçu par l’embrasure de la porte… Je me suis dis « tiens ! » … Puis je me suis engouffrée, émotionnée dans la grande salle de droite.

J’ai salué, j’ai bousculé, j’ai fait le tour et je me suis assise. J’ai soupiré un grand coup. On y va. Mes premières esquisses ressemblaient à … pas grand chose.. des formes qui se cherchent, qui hésitent, qui essayent.

Concentrée sur ce rappel de mémoire, sur ma trouille au ventre, sur mon cœur qui tambourinait je n’y pensais plus. La pause, un coup de fil et le voilà dans la pièce.

Des yeux ronds comme des billes, bleus comme le ciel au milieu du visage d’un petit personnage atypique. Petit rondouillard, je l’imaginais volontiers dans un film de Jean-Pierre Jeunet. Mais il était là, au milieu de la salle en peignoir.
Nous nous sommes tous rassis, nous avons pris notre bloc, nos crayons et il a laissé tomber le peu qui l’habillait. medium_S6000295.JPGEn un geste, il était nu parmi nous. Il nous montrait ce que toute la société de consommation réprouve : un corps qui vit. Un corps rond, avec des formes, des plis, des mensurations qui sont les siennes.

Moi qui me plains de mon poids avec ma taille 36 je dessinais un homme qui osait.

Passé les a priori, l’enthousiasme nous gagnait. Mon voisin n’avait de cesse de me dire « oh qu’est ce qu’il est chouette à croquer ! J’adore !».

Tout en suivant ses formes de la pointe de mon crayon le plus gras de ma trousse (4B), je pensais à la nudité.
Montrer son corps je trouve ça super intime. On a beau voir des corps à demi-nus dans tous les médias. Je trouve qu’offrir la nudité de son corps à un être c’est vraiment quelque chose d’émouvant, de fort, d’intimidant. Il n’y a pas un moment de ma vie, où je n’ai pas été intimidée de le faire.

Je le regardais et je le trouvais fort cet homme, de nous offrir sa nudité dans ses qualités et ses défauts. Siéger comme ça face aux gens tels qu’on est un point c’est tout, pour moi c’est un beau courage.

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27.09.2006

Les mains sales (partie 1)

Ce soir j’avais les mains sales…

Je les regardais, mon vernis à ongle à paillettes (pour réveiller la fillette joyeuse qui vit encore en moi), ma bague claquante de brillants en toc, inspirée d’un grand joaillier… et ... mes mains sales … Toutes noires au bout des doigts… et sur la paume aussi… Une matière qui se répand et que je laisse m’envahir avec joie… Celle de mon 4B.

Tout à l’heure, j’ai hésité :
- Euh … j’y vais pas … euh c’est pas bien grave en fait, hein… j’y vais pas…
Et là aux tréfonds de moi : - tu n’y vas pas parce que tu as peur
- Euh mais non n’importe quoi ! J’ai pas peur …. J’ai… euh…. Juste envie de passer une soirée cocooning.
- Humm ... c’est bien ce que je disais t’as peur et tu te cherches des prétextes…
- Attends n’importe quoi ! …

Ben oui en fait je l’avais cette trouille au ventre. Elle grondait là, depuis un an déjà.

Toutes mes peurs étaient dans cette grande malle rouge… Si si vous savez celle qui est dans mon placard sous mes robes d’été. Celle que j’ai recouverte de tellement d’autres boites que j’arrive à l’oublier.

Pourtant parfois je shoote dedans… Et les souvenirs remontent.
L’autre jour, Magali me l’a fait ouvrir. J’hésitais.
Allez fait voir, suis sûre que c’est bien. Elle a vu, elle a trouvé ça chouette.

Quand elle est partie, j’ai rouvert la boite je l’ai vidé de tout ce qu’elle contenait comme pour la laisser exsangue. Là, j’ai retrouvé les traces du passé…. Un cahier de l’arrière grand oncle auto-dictate… Les matières préférées de mon beau-père, mort en 2003. Je ne pensais pas qu’un fusain pouvait me rappeler à ce point, la véracité de la mort d’un proche.

Etpuis ce soir je l’ai fait … J’ai poussé cette grande porte en bois au bout de ma rue. J’ai monté ces escaliers sans âge. J’ai souri à tous ces visages… Et je me suis assise.
Ca y est après 8 ans d’absence, j’étais de retour
… aux beaux-arts.

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24.09.2006

Mais où vas-tu ?

Samedi, j’avais mis mes belles chaussures de filles, mon beau collier medium_FFF.JPG
("que même" Giao il l’a déjà vu et il a dit « Waaaaaaaa ton collier, c’est Versailles !) et mon beau bracelet … Pour me rendre ce samedi 23 septembre à 16H00 au Stade l’Aube, voir les éliminatoires de foot pour le mondial 2007 qui aura lieu en Chine.

Et là vous vous dites, les éliminatoires de foot, elle y connaît vraiment rien en foot la Célinette… Bon c’est vrai, j’y connais rien en foot, sauf que, sauf que, … il y avait bien un match de foot …féminin !

C’est vrai qu’on en entend peu parler de cette discipline féminine. Et je voulais donc voir ces jeunes sportives de plus près. Et bien lâchez tous vos « a priori », le match était super. Très techniques, dans l’action et avec une vraie stratégie d’équipe les filles se sont battues comme des chefs, et ont gagné 2-1 contre l'Autriche.

J’ai passé un très bon match entourée de mes deux amies fans de foot Nathalie & Mily qui étaient toutes deux très contentes de la qualité du dit-match. J'ai crié comme un homme, j'ai eu mal pour les filles qui s'entrechoquaient, je me suis indignée face à la partialité de l'arbitre et j'ai appris de nouvelles expressions. Et non "elle va aller au pressing" ne veut pas dire, elle va saloper sa tenue, et que c'est le pressing qui l'attend, lol ! Parce qu'elles osaient aller au contact les dites dames, fallait voir ça !

Mr Aimé Jacquet est venu en personne au stade de l'Aube, vi vi vi, pour nous dire qu’il fallait changer les mentalités et permettre à cette discipline d’être dûment reconnue. Et personnellement, je suis contente que des femmes défendent leurs envies en pratiquant un sport qui ne leur est pas, de facto réservé.

Reste que je me pose la questions de leur rémunération (si quelqu’un a des infos merci de les mettre en comm.), il me semble qu’elles ne sont pas professionnalisées. Et dans un reportage (il y a plusieurs années) je me souviens d’une rémunération équivalente à 60 euros par match… Oui oui vous avez bien lu !!!!

En outre, ce match ne m’a pas empêché de faire mes pitreries usuelles dont des jeux de mots variés (subits par Mily). J’ai eu aussi l’immense bonheur de pratiquer mon sport favoris : être sur des photos qui ne me concernent pas. Ainsi je me suis retrouvée par hasard aux cotés d’Aimé Jacquet (assailli par une ordre de fans, présentant des symptômes de stress inquiétants)… et qui bien sûr voulaient faire une photo avec lui… Au dernier moment je me décalais, un sourire béat de satisfaction, comme quand enfant je faisais avec joie une bêtise, me retrouvant ainsi dans le champ de la prise de vue. Voilà, plusieurs fans vont m’avoir sur leurs clichés et ils diront Merci à leur logiciel photo leur permettant de me faire disparaître de leur prise de vue !

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21.09.2006

Lili et le Baobab

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Lundi soir, j’ai eu la chance d’assister à la projection du dernier film de Chantal Richard, « Lili et le Baobab ». Ce film nous était présenté par l’association La pellicule ensorcelée.

Des films sur l’Afrique on en a tous déjà vu. Ceux qui nous montre une Afrique « idéale », ceux qui nous montre une Afrique déchirée, une Afrique en révolte…

Ce film a le mérite, de comporter peu de dialogues, et de ne pas sous-titrer les passages en pulaar. Ce qui nous plonge directement dans les émotions de la jeune Lili venue faire un reportage photo dans le village d’Agnam (Sénégal). Tout bascule quand une jeune femme (enceinte mais sans mari) demande à Lili de prendre son enfant, pour le ramener en France. Lili se pose alors sans doute les mêmes questions que France Gall dans sa chanson Babacar… Et elle doit alors faire un choix par rapport à cette situation.

On vit ce film, pleinement, avec ses émotions, via les gestes, les regards, les silences.
L’organisation des liens, les croyances, les rythmes de vie, le rapport à la nature nous touchent de plein fouet.
Je peux difficilement dire j’aime ou j’aime pas (leur mode de vie) parce que les émotions qui me sont venues sont davantage restées dans mes tripes que dans mes mots… En tous les cas, elles m’ont fortement interpellées.
Je trouve que ce film recentre sur des émotions simples et essentielles et qu’il a le mérite de mettre en exergue, les clichés que ces deux continents on l’un envers l’autre. Pour ceux qui aiment l’art & essai, les films tout en douceur et en profondeur … N’hésitez pas …

Je remercie Chantal Richard & l’association de la Pellicule Ensorcellée, de nous avoir permis de participer à un échange, post projection.


19.09.2006

La Fraise Mob 5 # ... en Images et en Couleurs

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Alors voici une petite compil de liens menant vers des photos, montages ou vidéos liées à la soirée précédement racontée...

Avertissements : sur ces images, certaines personnes pourraient se dire, que beaucoup de fraisiens étaient ivres. Il n'en n'est rien mes amis. Les fraisiens se sont tous réunis depuis plusieurs semaines, afin de faire une grande représentation théâtrale de gens bourrés. Je dois dire que je remercie tout le monde car chacun à très bien tenu son rôle.

A l'instar, de ce que je viens d'énoncer, les photos sur lesquelles j'ai : les yeux mis-clos, une tête de fouine au réveil etc... sont le résultat de mon travail de comédienne éprouvé avec mes camarades, depuis donc plusieurs semaines... Vous pensez bien que sinon je suis toujours belle sur les photos (heing?! comment ça je ne suis pas crédible.. mais lâche-moi, toi !!!).

Commençons par les vidéos.... notamment celle que tout le monde redoute ...euh ... attends, celle de deka blog et d'Astigo.

Côté photos, il y a celles :
de Joëlle, d'Astigo partie 1 et 2 (ps: tu es un homme mort), de Tiblond .... et le superbe montage d'Edwood.

Pour ce qui est des notes, vous en trouverez chez :
Joëlle, Larcenette, Baptiste, Balbc, Gin Fizz, LaMéchante, Conker, Mathilde, Edwood , Patrice, sTraTe et les autres ...

17.09.2006

La Fraise Mob 5 #

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… du 16 septembre s’annonçait des plus sympathiques…. Et il en fût ainsi !

Pour cette soirée, j’avais convié une amie, la belle Sophie qui a elle aussi temporairement quitté notre champagne pour venir découvrir les amis fraisiens le temps d’une soirée… Et il y avait Romain, qui a accepté de venir alors qu’il ne connaissait personne à part moi.

Arrivée, à plus de 20 heures, je suis descendue dans la cave pour rejoindre mes compères après avoir traversé une horde de fraisiens qui levaient déjà le coude.

Là, je me présente tout sourire au stand d’accueil. Je dis un bonjour timide à Patrice (si si ça m’arrive d’être timide) et une bise à Baptiste (qui m’avait promis un « discudance »)… et… et … et … ben c’est tout y’avait plus de tee-shirt petite taille… une pause hébêtée…(intérieurement c'est pas vrai ! Ca fait 10 fois que je leur dit de faire plus de taiiiiiiiiiiiiiiillle S !!! …. Bon ok j’étais pas non plus tout à fait à l’heure … mais bon mince !!! En plus, le destin cruel a voulu que je rencontre plus tard dans la soirée LA fille qui a eu le dernier tee-shirt fille taille S … bon ça va elle était très sympa).

J’ai pu observer l’astuce de Stéphane : ne pas se coiffer … Ben détrompez-vous ça présente un super avantage : on a la même tête en début et en fin de soirée ! Moi je vous le dis j’arrête les brushing ! Au demeurant, Stéphane est toujours aussi aimable et souriant, c’est bien agréable.
J’ai aussi rencontré Lucas… enfin j’ai surtout dis des bêtises quand Tiède et La méchante éprouvaient leur anglais avec lui… Un beau spectacle j’vous jure… Si si j’arrive à être chiante même en anglais !

Bon dans la cave, ‘faisait chaud mais c’était sympa (heureusement qu'Astigo nous a généreusement offert un verre). On a y rencontré Edwood et Seb, que nous avons adopté pour le reste de la soirée.
Gin Fizz avait eu la bonne idée de mettre le même tee-shirt que moi « les filles sont méchantes …. Périodiquement » …. Pour nous rassurer, nous nous sommes auto-proclamées les filles les plus gentilles de la soirée (ben oui si on attend que les autres le fassent …).

Jo et Larcenette butinaient telles des abeilles de personnes en personnes histoire de rencontrer un maximum de fraisiens.

La méchante en avait marre que tout le monde lui dise : « et ton amoureux, il est où ? Pourquoi, il est pas là ? … Oh ben c’est dommage ? Il vient après »… Mais elle nous a prouvé qu’elle avait une vraie vraie présence, une super pêche… et un tee-shirt vintage... ou des mites dans son placard on saura jamais vraiment ...

Dans ces soirées, il y a aussi les conversations atypiques :
Célinette : « vous trouvez pas que Mathilde, elle a une élégance naturelle ? Moi je la trouve superbe ».
… : « Si …. C’est ma femme ».
Célinette : « ah … Bon choix !».

J’ai aussi rencontré FunkyFlo, le créateur du slogan, du tee-shirt choisi pour la soirée, qui m’a gentiment offert un verre suite à un chantage de ma part (« dis donc j’ai quand même acheté ton tee-shirt !!!!! »).

Tiblond nous a fait l'agréable surprise de venir de Bordeaux pour se joindre à nous. Comme d’habitude, tout le monde a gaiement papoté, on a beaucoup ri, on a eu faim aussi …

Je voulais remercier tout ceux qui m’ont spontanément parlé, avec gentillesse et dynamisme (particulièrement Zelong) et ceux qui m’ont donné leurs impressions sur mon blog (ça fait toujours hyper plaisir !)

La Fraise mob 5 # ambiance réussie : je vous conseille un petit tour vers le très beau montage d'Edwood


PS (1) : inutile de me harceler pour avoir les coordonnées de ma Sophie… Je serai une tombe… sauf rémunération adaptée … oui oui le paypal ça me va …
PS (2) : Charles, Peter … s’vous plait pas de jeux de mots sur la cave…
PS (3) : Nawal, Charles, Fred de mai… dommage qu’on ne se soit que croisé… rendez-vous à la prochaine soirée rose …
PS (4) : Scooby, t'aurais pu rester plus longtemps !!!


10.09.2006

L'humour politique

Suite à un mail de Deweysax, et suite à des infos trouvées sur Wikipédia, j'ai décidé de vous faire une petite note (enfin ici un copié-collé) sur le prix de l'humour politique ... même si clairement, les heureux lauréats, espéraient être sérieux au moment des faits :-) ...
Tant pis ;-)


A partir de 1988, un "prix de l'humour politique" est décerné par le Club de l'humour politique, fondé par la conseillère de Paris Jacqueline Nebout. Il "récompense" divers politiciens français ayant prononcé la phrase la plus drôle de l’année, qu’il s’agisse indistinctement d’humour volontaire ou involontaire.

La remise de ce prix s'interrompt en 1997, avant de reprendre après l'élection présidentielle de 2002 sous l'égide du Press Club de France. Dès lors, ce prix est rebaptisé "prix Press club, humour et politique".


Palmarès


1988

- Prix de logique : "Quand le moment est venu, l'heure est arrivée" (Raymond Barre)

- Prix de bonne conduite : "Même en avion, nous serons tous dans le même bateau" (Jacques Toubon)

Prix du souvenir : "Voici que s'avance l'immobilisme et, nous ne savons pas comment l'arrêter" (Edgar Faure)

1989

André Santini décroche le prix, apparemment pour la phrase : "Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland".


1990

Premier prix : "En 1974, les Français voulaient un jeune : ils ont eu Giscard. En 1995, ils voudront un vieux : ils auront Giscard". (Philippe Séguin)

- Deuxième prix : "Le plan sècheresse n'est pas un arrosage" (Henri Nallet, Ministre de l'Agriculture)

- Deux troisième prix : "En 1989, sur cinquante-deux évadés, on en a repris cinquante-trois" (Pierre Arpaillange, Garde des sceaux) ; "Le mur de Berlin s'écroule. Un mort : Jacques Delors" (Jean-Pierre Chevènement)

- Prix du récidiviste pour André Santini : "Mgr Decourtray n'a rien compris au préservatif. La preuve, il le met à l'index"


1992

Kofi Yamgnane, maire d'origine africaine de Saint-Coulitz, dans le Finistère, pour s'être déclaré "Breton d'après la marée noire".


1994

Le prix n'est pas décerné, mais un classement est établi :

- 1er : "Les assises, c'est un peu dur pour le PS, la correctionnelle aurait suffi" (Jean-Pierre Chevènement, à propos d'un congrès du Parti Socialiste)

- 2e : "Mes détracteurs ont commencé à s'opposer aux charters. La police de l'air a négocié avec la SNCF, on a parlé de train de la honte. Si on décidait d'utiliser les bateaux, on évoquerait l'"Exodus". Il ne nous reste donc, en réalité, que l'autobus ou le vélo" (Charles Pasqua).


1996

Prix d'Excellence : "Alain Juppé voulait un gouvernement ramassé, il n'est pas loin de l'avoir" (André Santini)

- Accessit : "Je me demande si l'on n'en a pas trop fait pour les obsèques de François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu'on en ait fait autant pour Giscard." (toujours pour André Santini)


1997

Nominations pour le premier trimestre :

- Raymond Barre : "La meilleure façon de résoudre le chômage, c'est de travailler"

- Laurent Fabius : "Il est plus facile de céder son siège à une femme dans l'autobus qu'à l'Assemblée nationale"

- Hervé de Charette : "Ce n'est pas parce que nous sommes un parti charnière qu'il faut nous prendre pour des gonds"


1998

Nominations pour le premier trimestre (apparemment, le prix n'a jamais été décerné) :

- Marie-Noëlle Lienemann : "Mon mari était jusqu'à présent chômeur, mais je suis en train de changer de mari"

- Michel Crépeau : "J'ai été avocat pendant 28 ans et Garde des Sceaux pendant 28 jours. Si je suis le seul ministre de la Justice à ne pas avoir commis d'erreur, c'est parce que je n'ai pas le temps"


2003

Prix Press club humour et politique pour Renaud Muselier pour "Villepin fait tout, je fais le reste"

Prix spécial à Jean-Pierre Raffarin pour un an de raffarinades


Parmi les nominés :

- "Cette semaine, le gouvernement fait un sans faute; il est vrai que nous ne sommes que mardi" (François Goulard)

- "Il doit bien rester un angle de tir pour la paix" (Bernard Kouchner)

- "Pour ce que j'avais à faire, je n'avais pas besoin de diplôme" (Christine Deviers-Joncour)

- "Elle est sortie de mon orbite affective" (Roland Dumas, à propos de Christine Deviers-Joncour)


2004

Prix Press club humour et politique pour Jean-Louis Debré pour "Je n’imagine pas un instant cette île séparée du continent" (à propos de la Corse)

Parmi les nominés :

- "La moitié du nuage d’ozone qui sévit dans la région parisienne est d’importation anglaise et allemande" (Roselyne Bachelot)

"Ce n’est donc pas un groupe politique, c’est un accélérateur de particules" (François Gerbaud, à propos du groupe UMP du Sénat, présidé par le duc de Rohan, co-vice-présidé par le marquis de Raincourt et Xavier Galouzeau de Villepin)

- "C’est l’union d’un postier et d’une timbrée" (Dominique Strauss-Kahn, à propos de l’alliance LO-LCR)

- "Heureusement qu’on vous a ; et, en plus, je suis sincère" (Bernadette Chirac, s’adressant à Nicolas Sarkozy)

- "Quand vous êtes aux affaires vous manquez de souffle ; quand vous êtes dans l’opposition vous ne manquez pas d’air" (Xavier Darcos à des élus PS)

- "À mon âge l’immortalité est devenue une valeur refuge" (Valéry Giscard d’Estaing, reçu à l’Académie française)

Si elle s’appelait République, Ségolène ne séduirait pas nos électeurs" (Philippe de Villiers, sur Ségolène Royal)


2005

Prix Press club humour et politique pour Nicolas Sarkozy pour "Je ne suis candidat à rien"

- Prix Spécial du Jury pour Valéry Giscard d’Estaing pour l’ensemble de son œuvre et notamment pour les phrases : "C’est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d’autant plus aisément que c’est moi qui l’ai écrit" et "C’est une bonne idée d’avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui" (au sujet du projet de Constitution européenne)


Parmi les nominés :

- "Le miracle permanent des Verts, c'est que les gens nous attendent encore pour refaire le monde" (Jean-Luc Bennahmias)

"Si Bush et Thatcher avaient eu un enfant ensemble, ils l'auraient appelé Sarkozy" (Robert Hue)

"Que l'on soit pour ou contre la Turquie, on ne pourra pas changer l'endroit où elle se trouve" (Michel Barnier)

"Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints" (Jean-Pierre Raffarin)


2006

"Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare" (Dominique de Villepin)

- "Je trouve qu'on a tellement de choses à se mettre dans la tête qu'il est inutile de s'encombrer le cerveau" (Nelly Olin, ministre de l'écologie)

- "Je ne suis pas l'Arabe qui cache la forêt" (Azouz Begag)

Je ne l'ai pas beaucoup côtoyé à l'Elysée, on peut ne pas prendre le même escalier" (Bernadette Chirac, sur Dominique de Villepin)

"En France, ce ne sont pas les couilles que l'on coupe mais la tête" (Nicolas Sarkozy, répondant à Dominique de Villepin qui aurait dit "Nous sommes en 14, c'est la guerre des tranchées, moi j'ai des couilles" )

- "Je suis un des rares ministres chiraco-sarko-villepino compatible" (François Baroin, ministre de l'Outre-mer)

"Ils vont s'apercevoir que je suis assez con pour aller jusqu'au bout" (Dominique de Villepin, en pleine crise du CPE)

- "Docteur Sarko et Doc Gynéco, c'est la com' et la came" (Philippe de Villiers, concernant le soutien du rappeur à la candidature de Nicolas Sarkozy)

"Je ne parlerai ni des attentats ni des incendies, je ne parlerai que de la Corse qui travaille" (Ségolène Royal en visite en Corse)

- "C'est la première fois qu'un déserteur passe ses troupes en revue" (Pascal Terrasse à propos de Lionel Jospin)

- " Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite" (Patrick Devedjian)

08:45 Publié dans 06. Faites-moi rire | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer |

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