30.11.2006
Découverte
Je suis crevée… Je cours partout depuis quelques semaines et la marmotte que je suis commence à rêver des bras de Morphée tout au long de sa journée.
Ce matin, le réveil sonne, j’essaye de bouger un bras, puis l’autre…
J’y vais, j’y vais pas ? J’ai une matinée de libre, je pourrais dormir encore… Bon non j’y vais. Une bonne douche avec un gommage délicieux me réveille enfin.
Je vérifie mon matériel… mince, il me manque les ¾ des trucs (je prie pour que Danièle soit équipée). Puis je fouille dans mon appartement comme on part à la chasse au trésor !
Résultat des courses : le papier kraft des fleurs de P. ; une brosse à dents de quand j’étais pas bien grande, une ancienne éponge pour le visage…
Je saute dans mon jean et je m'engouffre dans la rue voisine, cherchant du regard, les migrants portant ce fameux grand carton rempli de feuille sous le bras.
L'immense porte en bois, puis les escaliers. Je les enjambe rapidement.
Des gens, des salles… Mais laquelle est la mienne ? Celle-là, non… Bon ça doit être là. Je m'installe.
Mon voisin semble pratiquer depuis un certain temps. Il est déjà entrain de travailler alors que la prof n’est pas encore là. Comment est-ce possible alors que c’est notre première session ? Si, si c’est possible… Il s’était trompé de salle.
Elle arrive. Elle s’est Isabelle Vialle. Une artiste peintre qui est en résidence à l’atelier Ginko (9 rue Jeanne d’Arc, à Troyes), elle doit nous faire découvrir l’acrylique.

Pour moi c’est une grande première. Je n’ai quasiment jamais peint. Une trouille bizarre s’est toujours emparée de moi à la vue d’un pinceau.
Cette femme commence à nous parler des supports, du matériel.
Plus je l’écoute et plus cela me confirme ce que j’ai toujours pensée… Une femme qui vit sa passion, est toujours possédée par une beauté touchante et particulière.
Premier contact, première surprise : elle nous indique les magasins où se procurer le matériel : des magasins de bricolage. Il nous faut de la colle à papier peint, un rouleau de papier peint, des vieux outils, du sable, de l’acétone…. Et tutti quanti… Je n’étais déjà pas bien réveillée mais là mes connections neuronales peinent comme jamais.
Pour mon plus grand bonheur, nous n’avons pas commencé par du figuratif mais par se familiariser avec les textures et les possibilités offertes par cette matière.
Cette familiarisation se voulait libre et atypique. Il fallait enduire, jeter du sable, peindre, essuyer, gratter, coller, décoller, jeter de l’eau…
Après un moment de flottement (on est tellement cadré que le retour à la liberté est toujours un drôle d’effet), je suis lancée dans cette aventure. En acrylique, on fait, on défait, on recommence, on se fou des normes. Tout à coup j'ai perdu mon âge : j’avais celui qui s'étire sur le temps entre ma petite enfance et aujourd'hui.
J’avais 5 ou 6 ans … et les références artistiques qui me revenaient étaient celles de mes cours de dessins de maternelles. Je me souviens de la fierté que j’avais eu quand j’avais entièrement redécoré un pouf en superbe cuir blanc que venaient d’acheter mes parents. J’étais sur que cette liberté et ma participation à leur bonheur (l’acquisition de cette belle pièce) allait les enchanter … alors que … pas vraiment, lol.
Puis j'avais 32 ans, et j'exprimais mes émotions de femme.
Ce cours de peinture acrylique, non académique, c’est comme le cours de cuisine de Pauline. Il faut le vivre.
Pendant 3 heures ma fatigue s’est envolée. J’étais dans ma matière, et dans rien d’autre.
Etpuis surtout, je me familiarisais avec des possibilités sans limites.
Je crois que c’est vraiment la première fois que je vois l’abstrait, et le travail de la matière de cette façon là.
Avant je concevais davantage le dessin comme une reproduction, alors qu’Isabelle, nous le fait vivre comme une création.
Prochaine étape, allez la rencontrer dans son Atelier.
Et vous dans quel loisir vous sentez-vous différent ?
13:20 | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note |
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28.11.2006
Un vendredi soir au détour d'un repas succulent
Célinette - Je trouve ça super dommage de ne plus s'entendre avec un ex.
Lui - ben écoute ça ne me choque pas.
Célinette - Ben quand même, on a vécu un truc, c'est idiot..
Lui - oui mais quand c'est fini, c'est fini faut savoir passer à autre chose, c'est fini quoi.
Célinette - ah bon moi ça me peine quand même.
Lui - moi ça ne me choque pas de ne plus avoir de contact avec son ex. C'est même évident.
Célinette - Dis? Tu te rappelles ?
Lui - Quoi ?
Célinette - Ben toi et moi il y a 4 ans, on était quand même ensemble...
Lui - ...

P. merci à toi pour ces Lys qui embaument ma chambre.
Prends bien soin de toi. Ton ex avec qui tu es toujours en contact ;-)

21:55 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note |
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27.11.2006
...
Parfois j’entends des choses qui dépassent mon entendement.
C’est comme ça je suis une grande naïve . J’aime à croire que les êtres font de leur mieux que chacun soit heureux. Mais il y a des jours au cours desquels, je rencontre des gens effondrés… Effondrés de voir qu’on s’est servi du plus beau sentiment du monde (l’Amour) pour les blesser au plus profond d’eux-mêmes.
J’avoue que j’ai du mal à comprendre que certaines personnes tissent avec délectation un lien de confiance dans l’unique but d’atteindre, de blesser, de dérouter et d’humilier. Ces personnes passent maître en stratégie amoureuse (toujours la même d’une personne à l’autre) mais un truc bien rôdé, huilé… Un truc qui paraît tellement lisse à l’extérieur, que l’intérieur est à vomir. Une fois la personne émue, aimante, prête à se livrer corps et âme, le grand ballet commence. Le chaud, puis le froid… La culpabilité, le doute… tout ça entouré de fantasmes et de mensonges. C’est fou comme on peut altérer la perception de la réalité de quelqu’un qui aime passionnément.
Je me demande ce qu’il se passe au creux de ces gens là ? Dans quel abîme, ils vivent pour ce nourrir de sadisme pur.
Je ne suis pas de ceux-là, parce que je suis dans le clan des naïfs, qui croient ce qu’on leur dit, qui aiment à cœur perdu. Et finalement, je préfère rester comme ça parfois blessée à en pleurer des nuits entières… Mais que mes joues soient rosées par les pleurs ou par l’amour, je peux me regarder dans la glace…
Je dédis cette note à certaines personnes … qui ont cru aimer quelqu’un de bien, pour ne s’attarder que sur quelqu’un de perdu.
01:50 | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note |
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26.11.2006
Libre ?
Ca fait plusieurs jours que je me pose des questions sur la liberté. Non pas sur cette valeur universelle, que le législateur à décidé, en 1958, d’introduire dans le préambule de notre Constitution, pour ne pas oublier les combats de nos aînés de 1789…
… Non je parle de notre liberté intime. Tout ce que nous nous autorisons de vivre et tout ce que nous nous refusons au nom d’une culture, d’une religion, d’un contexte ou d’un être.
Dans la vie, j’ai une croyance forte : il n’y a pas de hasard.
Hier je m’étais prévu une petite soirée tranquille, mettre en ordre deux trois trucs, un petit ciné, et écrire un peu.
Tout à été chamboulé. Une amie m’a proposé un resto. Cela faisait un bout de temps que je n’avais pas partagé du temps avec elle, alors je changeais mes plans.
Au dernier moment, elle invite un ami à elle. Très belle soirée, animée de discussions, ponctuées d’éclats de rire, et de tentatives de dîner avec des baguettes sans jeter sa crevette sur la table des voisins.
Puis un dernier verre en ville, dans un bar que je ne fréquente que très rarement.
Etpuis là, il y eu un instant d’avant… Il y avait nous trois, la discussion… Puis ce visage. Cet homme qui me regarde, planté à deux mètres de moi. Son sourire qui se forme, son « bonjour » lancé avec un tel naturel que je me demande si on s’est quitté la veille. Je cherche mais j’ai dû mal à retrouver son image dans ma mémoire, puis flash back. Je le regarde droit dans les yeux et je ne réponds pas à sa courtoisie.
Puis c’est l’instant d’après… Le sang qui cogne mes veines comme pour leur demander de se réveiller. Cette p**** d’énergie qui prend sa source dans mes tripes et envahie tout mon corps. J’ai du mal à suivre la conversation.
Et là, … et là … je sais que …
Je sais que s’il m’approche je ne serai pas la Céline, douce, compréhensive. Celle que l’on appelle quand ça ne va pas pour demander de l’aide, un peu de recul. Je sais que je ne serai pas celle qui parle de paix, de pardon…
Je sais que l’espace de quelques minutes je serai une autre.
Quand un instinct animal se réveille ça secoue tout votre être. Ca va directement au cœur des choses… Ces choses qui demandent à sortir un coup pour s’exprimer quelle qu'en soit la violence.
Hier j’ai compris que moi aussi j’étais capable de colère, d’hurler, de tout casser. Je me suis retenue parce que plein de choses me sont venues à l’esprit : les ça ne se fait pas, les tu vas gêner les gens bla bla bla ...
Hier j’ai compris que je n’étais pas complètement libre et qu'il fallait que ça change.
Hier j’ai compris que si je le revois il est fort possible que je lui colle une superbe quiche, quelque soit le contexte parce qu’il faut aussi que je sois libre de ça.
Et vous, vous êtes libre de quoi ?
13:15 | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note |
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25.11.2006
Un jeudi à Paris ...
Une fois n’est pas coutume, je suis allée crapahuter dans les rues de Paris.
Cette fois-ci ( comme toutes les autres fois) j’avais une bonne raison : j’avais gagné un cours de cuisine à l’Atelier des chefs !
Ayant saoulé pendant plusieurs semaines mon entourage, avec ce fabuleux gain, je me délectais à l'idée de participer pour la première fois à un cours de cuisine avec un grand chef (2 macarons au Michelin).
J'ai suivi les lumières et paillètes merveilleuses des Galeries Lafayette Maison, puis je me suis dirigée vers le sous-sol. J'y ai découvert une pièce en verre, occupée par la belle Pauline Unger.
L'atelier des Chefs, tourne autour d’un concept qui m’a beaucoup plu : dispenser des cours de cuisine à des particuliers, en leurs apprennent des bases incontournables, et des façons originales d’utiliser toutes sortes d’ingrédients. Plusieurs chefs vous accueillent (dans plusieurs villes) autour d’une thématique (atelier sushi, atelier viande, atelier pour les enfants …).
Comme mon cours était offert par le CIV, l’atelier était consacré à la viande (française). Pauline après nous avoir demandé de nous laver les mains, nous a annoncé le programme :
· 2 plats : "Bœuf à la papaye" et "ragout et filet mignon de porc sucré-salé".
· et 1 entrée (pouvant être transformée en plat) : "Brochette apéritive de bœuf, vinaigrette aux fruits de la passion". Le but étant de nous proposer aussi une recette rapide (24 minutes chrono).
Nous étions 4 convives dont une jolie maman, une dame (ma co-équipière de filet mignon) et une jeune bloggueuse MH. Pauline, nous a conduit en rythme et avec bonne humeur, vers la préparation de ces trois superbes plats. C’est là que j’ai compris, qu’on peut vous vendre le meilleur livre de recettes du monde … Rien n’égale la pratique. Si j’étais parisienne j’aurai suivi d’autres cours parce que j’ai trouvé ça génial.
En plus on a pu ramener nos plats chez nous ! Alix et Olivier ont testé avec succès l’un des plats, et ils m’encouragent à y retourner !
Un peu plus tard, j’avais rendez-vous au Printemps Homme pour ma première fanny’s réservée aux filles. Là, papotage classique de filles contentes de se retrouver ou de se découvrir.
J’ai découvert qu’en plus d’être sympa, Deedee était superbe (dommage les garçons elle est déjà mariée, fallait être plus réactif, lol). J’y ai retrouvé, Katia, La méchante, Agathe, Anne-So, Nadia , Liz venue à sa première soirée blog, Dorothée, Isa.
Jo ralait parce qu'elle trouvait que je la stressais à force de la photographier. J'ai nié en bloc... pour m'apercevoir ce matin qu'effectivement j'avais quand même beaucoup de clichés d'elle !
Kylia et moi avons tenté de jouer à la PSP… Nous avons poussé des cris, paniqué, rigolé… pour avoir un score …euh … confidentiel…

Il y avait une superbe PSP customisée par Szwarovski… Mais je n’ai rien gagné.
La vraie grande gagnante de la soirée était Gé qui a eu l’immense plaisir de gagner une soirée avec une Célinette (qui avait raté son train)…
15:15 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Ateliers des Chef, CIV, Fanny's |
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20.11.2006
Quel genre ?
Les bloggeurs et bloggeuses, font, il faut le reconnaitre bel et bien même partis de ma vie. Je les recontre par écran interposé bien-sûr, mais aussi « en direct-live », et parfois j’aime à les appeler.
Hier j’ai donc pris plaisir à appeler, dame Katia.
Nous avons parlé de choses et d’autres. De sujets qui nous tenaient à cœur comme de sujets plus légers. C’est dans ce cadre, que je lui ai notamment demander des nouvelles de son chat :
- Oh dis-donc, j’entends couiner !
- Oui c’est mon chat …
- Ah bon ?
- Oui, mon chat veut prendre l’air, attends ...
- Ben oui un chat qui ne voit pas beaucoup l’extérieur ça le rend triste. C’est mieux pour lui…
- Sinon il ne perd pas trop ses poils ? Parce que c’est gênant quand même … Ca fait négligé …
- Non, ça va … enfin plus à cette saison, bien-sûr, mais je le brosse régulièrement.
- Et quand tu invites du monde chez toi, ton chat est plutôt sociable ?
- Oui il est très calin… Bla bla bla bla…
C’est en raccrochant que j’ai réalisé que même si ce chat est une femelle, je ne pouvais pas dignement faire cette conversation au féminin….
23:15 | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note |
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19.11.2006
La province c’est nul …Y’a rien à y faire …
« Célinette, on déménage…
en Champagne ».
A l’heure où j’entends cette phrase, nous sommes en 1989. J’ai 15 ans et comme toutes les jeunes filles de cet âge, je sais quasiment tout de la vie et notamment que « la province c’est trop nul parce que les gens ne sont pas à la mode ».
Nous sommes en 2006…
Ces dernières années, j’ai voulu partir.
Je suis partie … en y gardant toujours un pied.
Je me plains régulièrement du peu de mouvement que génère la province… c’est pourquoi je reviens souvent sur Paris.
Mais euh… bon … quand même ... Laissez-moi vous conter mes activités de ces 10 derniers jours, afin de vous en dire plus, sur la vie de ma ville :
Vendredi dernier :
# Course pour aller enregistrer une émission en direct, sur une radio locale…
# Repas avec un de mes « boss » (moment très délicat : il me propose un pavé de bœuf aux morilles… les morilles : mon point faible … J’suis cuite, j’accepte ou non ? Il va pouvoir faire ce qu’il veut de moi… Ouf il est gay ! On fonce !).
# Un tour chez le coiffeur .
# Puis une course contre la montre, sac sur l’épaule, pour aller à Paris.
Au passage, je récupère ma sympathique collègue Anne, à la gare. Elle doit se rendre à une expo… Je l’entraîne à la Pink (quel talent de persuasion n’est-il pas ?)
Là, tremblotîte aiguë des genoux, car je dois faire quelques interviews. J’attends beaucoup des conseils professionnels de Patrick.
Il me dit ne t’inquiète pas après quelques « Téquila rose » tu seras tout faire. Rassurée, j’accepte.
Le dimanche suivant :
# Je file voir le boss aux morilles pour faire les derniers préparatifs pour le spectacle qu’il organise (j’interviens au niveau de la comm.) Là, je prends conscience qu’il va falloir que je trouve une réponse courte et précise pour répondre à la question : « tu fais quoi dans la vie ? » parce que « je suis juriste-sophro relaxologue-intervenante en université-chargée de projet en communication et je fais de l’aide aux devoirs » ça effraye un peu.
# Choc dominical : à force de voir des poses d’extensions capillaires, j’ai envie d’essayer… Mon côté pitoune est décidément en plein boum !
Lundi :
# Je bosse sur mes cours all day long + un capuccino en ville avec Pierre mon poto adoré de 60 ans… On parle peinture, et tutti quanti.
Mardi :
# Levée 5h du mat. Je vérifie la cohérence de mes cours.
# 8H30, j’engueule mes élèves. Trois heures et demie de droit plus tard, ils ripostent beaucoup moins… Ben oui le droit ça use.
# Repas du midi, super drôle avec mes collègues d’université. J’achète un plat préparé qui ressemble à du vomi (mes collègues me le confirment) mais je le mange quand même.
# Puis 3h de cours communication.
# Retour chez moi 17h, je saute dans une robe (oui je suis championne de saut dans une tenue féminine depuis 1982). Puis course au théâtre de la ville pour travailler sur le spectacle. Tous se passe bien, on fait complet (1200 personnes). Pendant le final, je suis citée et je monte sur scène. Quelques minutes plus tard, pas peu fière, je demande à ma mère : « alors tu m’as vu sur scène ?». Elle me répond : « oui, j’ai vu le bas de ta robe »… Saloperie de mannequins, ça les amuse de se mettre devant moi, pffff !
Une heure plus tard, au cocktail, ma mère me dit pour la troisième fois que ma robe, elle est pas belle « tu ressembles à une vieille »… J’essaye de l’étrangler… Heureusement les petits fours arrivent (ça lui laissera la vie sauve). Trois coupes de champagne plus tard, je laisse tomber un petit four sur ma robe… Sandrine (une amie de confiance) m’aide à me débattre avec la crevette qui a échoué sur ma robe pied de coq.
Mercredi :
# J’assiste à une superbe conférence de l’école du Louvre, donnée à la maison du patrimoine de Saint Julien, dans le cadre de la thématique « de haut en bas, affaires de mode ». Laurent Cotta, a donc le temps d’une soirée, délaissé le musée Galliera pour nous parler avec passions « des modes de la rue ».
# Puis cours du soir aux beaux-arts (croquis de nus). Je regarde mes croquis et j’ai l’impression d'avoir dessiné avec mes pieds. Je prends donc la ferme décision de sécher la deuxième heure de cours. J’entraîne dans mes méfaits, Danièle, afin de se délecter d'une raclette jurassienne (là je pense à mon régime… enfin pas longtemps).
Jeudi :
# Je décline une invitation culturelle pour célébrer le Beaujolais Nouveau ! Je rejoins la douce Paula. La table d’à côté est siégée par des collègues de travail de Paula. Plus ils boivent, plus ils parlent recherche, mathématique et physique… Je me dis, l’alcool aidant, ils vont bien dire un truc salasse… Que nenni « le calcul de l’écart-type bla bla bla »… Ca rigole pas les physiciens !
Samedi :
# Un ciné ("Ne le dis à personne") + une soirée brésilienne à l’Illustré. Je discute poésie, droit de l’homme en buvant de la caïpirhina.
Puis, je joue avec la touffe de cheveux de Soukaïna… Comme elle est gentille et que c’est mon amie elle ne dit rien… Ben oui j’ai plutôt le cheveux fins alors les autres textures ça appel le toucher.
Dimanche :
# direction l’auditorium du musée d’art moderne, pour y découvrir l’animation de l’artiste Midor Sakuraï dans le cadre de l’exposition sur les textiles intelligents.
C’est dans ces moments là, que je réalise qu’en province, il n’y a vraiment rien à faire ;-)
18:35 | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note |
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17.11.2006
Mes premiers pas vers la rencontre…
La rencontre d’un homme doit-elle être sélective ou hasardeuse? Grande question du moment
Oui, ben j’ai pas de soucis majeur alors j’ai bien le droit de tomber un peu dans la futilité.
D’une manière générale, j’aime que les rencontres naissent du fruit du hasard.
Quand elles vous arrivent dans le visage comme un énorme courant d’air… Le genre de truc qui vous fait plisser les yeux et qui vous stoppe un instant avant de pouvoir de nouveau avancer. J’aime vivre ce genre de moments.
Mais quand le hasard est fainéant, ou quand je suis trop impatiente (au choix) je me dis pourquoi ne pas le provoquer un peu.
C’est donc ce que j’ai fait hier en prenant la décision de m’inscrire sur un site de rencontres.
Restait encore à trouver lequel.
Il y a quelques mois, ma mère (catholique et champenoise de son état, mais subissant certainement l’influence d’une vie antérieure) me dit : « j’aimerai bien que tu sortes avec un juif ». Sur ce je saisi cette très belle opportunité, pour lui annoncer que je sors avec un charmant jeune homme d’origine maghrébine.
Elle ouvre grand ses yeux. Et j’ajoute sans plus tarder, « je suis sortie avec lui le 11 septembre, moi je trouve ça drôle, pas toi ?! »
Puis dans l’heure qui suit je le lui présente… (comme ça tout est fait) …
Elle convient qu’il est charmant, poli comme tout…
Mais qu’il est beaucoup plus jeune que moi et quà l'instar de ma grand-mère, on ne me tient pas bla bla bli bla bla bla.
Plusieurs années plus tôt, vers l’âge de 12 ans, énormément choquée par des propos racistes d’adulte (je vous rassure pas ceux de ma mère) je lui avais dit que la couleur de mon futur compagnon n’aurait aucune importance et que ça serait comme ça et pas autrement.
Nous avions eu à l’époque un gros problème de communication, puisqu’elle comprit que je n’aimais que les gens de couleur… Cette confusion fut suivit d’un nombre incalculable de coup de coudes et d’œillades de ma mère, quand je croisais un homme de couleur de mon âge.
Donc je reprends le fils de ma note, les plus courageux lisent encore et je les remercie. Mon dernier compagnon, ayant été rendu à sa môman, pour cause de prétextes à deux balles, aussi répétés que peu crédibles, accompagnant plusieurs lapins… J’ai décidé de m’inscrire sur un site de rencontres.
Et dans le but de tester un truc nouveau, et malgré que l’aspect communautaire ne soit pas spécifiquement mon truc, je ne suis inscrite sur un site de rencontres juives.
Alors bien sûr, j’ai essuyé les blagues douteuses de mes amis « mets une photo de ton profil et c’est bon ». Puis j’ai parcouru les sites, avec l’assistance technique d’Alix, alsacien de son état, juriste de fonction (donc très rigoureux). J’ai rédigé une annonce (en omettant de dire que les tagliateles à la carbonara faisaient parties de mes pêchés mignons… On va pas tout dire non plus)… et je me suis lancée dans la sélection.
Premier constat : beaucoup d’annonces d’hommes parlent de leur môman : "maman tu es la première femme de ma vie, maman je t’aime"… J’avais encore jamais vu ça sur d’autres sites.
Deuxième constat : les hommes trichent sur leur âge ...
C'est mâle, lol !
Troisième constat : si plus tard, je fais un enfant avec une personne d’origine juive, est-ce que ça n’aura pas des conséquences nasales trop graves ?
Quatrième constat : et si au lieu d'être sur un site quelconque, mon futur-promis, il était en bas de chez moi... Ca serait drôlement chouette !

Et vous vos expériences de sites de rencontres, c’est quoi ?
20:55 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note |
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13.11.2006
La vie en rose
Une course pour aller à la gare, un instant pour attraper une collègue fort sympathique, un brin de métro, un tour chez mon ami Hubert et hop me voilà au Berry Zèbre.
J'y ai trouvé : un Patrick toujours aussi speed, et plein d'idées... et qui m'a gentillement fait confiance pour me laisser faire des interviews même si j'avais très peur. Un Tiblond, toujours aussi adorable. D'ailleurs les filles vous pouvez le trouver en vidéo ici. Une Géraldine, comédienne de son état, qui venait boire un verre et avec qui j'ai eu une conversation des plus touchantes !
Mais la vraie question est la suivante : pourquoi faut-il venir à ces soirées ?!
- Pour y voir les gens qu'on apprécie...
- Pour y rencontrer des gens nouveaux...
- Pour se rendre compte que comme me le disait mon dernier copain Céline tu es super stricte dans tes tenues vestimentaires ...
- Pour faire des efforts de tenues, brushing et maquillage, et voir Mathilde illuminer la salle d'un seul sourire.
- Pour revoir mes amies : Jo, katia, So' et de nouvelles cop's Lilo, Gé, Violette, kylia ....
- Pour avoir le plaisir de revoir Edwood et Seb, Raphaël, Willow, Davidous, Amaury, Charles, Astigo, Bastien et de découvrir Florian, Nico et tant d'autres.
- Pour m'apercevoir que Baptiste, sous-estime très largement ma capacité d'observation.
- Pour rencontrer un jeune homme aux jolis yeux.
- Pour avoir enfin l'occasion de sortir mes collants noir et rose "Dim-moi Oui".
- Pour faire des interviews (qui ont donné ça).
- Pour chanter comme une casserole (après plusieurs téquila, la preuve en image ici).
- Pour avoir une preuve supplémentaire qu'on m'a jeté un sort visant à me transformer en Pierre Richard : quand j'ai demandé à Raphaël de m'aider à chercher mon capuchon... et que la première chose que nous avons trouvé est un préservatif estampillé du K rose.
... pour passer un très agréable moment :D
04:14 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note |
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09.11.2006
Tu fais quoi vendredi ?
Tel un Hugo, en exil, sur une île anglosaxonne ... Je réside en Champagne, depuis moult années.
Cependant, il m'arrive de revenir quelques fois souvent vers ma Lutèce natale...
Et demain, je remettrai un pied dans la capitale pour avoir le bonheur de profiter un maximum d'une couleur que j'affecte tout particulièrement ... Le rose
La preuve en image... en direct de mon entrée qui a subit de plein fouet cet amour, un peu brutal, pour le rose framboise. J'ai reçu le soutien, d'abord perplexe puis enthousiasme de Joëlle dans cette ouvrage.
C'est pourquoi vous me verrez à la Pink'd Party de vendredi organisée par Tiblond et son blog rose, et par Dekalog.
Il y a quelques infos, là.
Pour voir les beaux stickers du concours c'est par ici !
Pour ceux qui veulent y aller équipé c'est par là.
Et vous vous faites quoi vendredi ?
Allez, allez dites-moi que vous venez !!!
PS : ça se passe au Berry Zèbre, M° Belleville
21:15 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note |
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