27.02.2008
Les cris de la fée
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.
Pour vivre vraiment, j’ai dû mourir, un peu, beaucoup, doucement violemment. Là, où je m’y attendais, là où je n’attendais pas.
J’ai dû faire le tri, parce que la vie vous offre tellement de morale, que vous ne savez plus où vous avez rangé vos envies. Parce que vous tentez tellement de devenir ce qu’on attend de vous, que vous savez plus ce que vous attendez.
Par ce que j’ai attendu des choses sans vraiment les définir. Seulement en ressentant, ce que je pensais qu’il était convenable socialement de ressentir.
Et puis, bien heureusement la vie vous rattrape. Vous claque le visage. Shoote dans les fondements que vous aviez mis tant de temps à réunir. Vous fermez la porte au regard des gens, pour mieux pleurer, pour crier parfois. Pour déverser votre rage sur ces évènements dont vous ne voulez pas.
Mais ce matin, là vous ouvrez vos yeux vraiment. Vous remplacez les mots regrets, pertes, par chimères, inutiles. Et là, un peu plus loin vous retrouvez vos rêves. Ils étaient bien définis et depuis longtemps, depuis l’enfant. Ils attendaient que vous leur portiez plus d’attention c’est tout.
Vous vous demandez comment vous avez pu les oublier. Vous sentez l’enfant encore vivant, le sentez viscéralement. Vous savez qu’on ne vieilli pas avec l’âge, mais en oubliant l’enfance.
Si l’enfance est naturelle au jeune âge, elle s’habille de courage pour la suite. Le courage de la faire vivre encore, de croire même sans signe. De ne pas attendre l’espoir, de le créer de toute pièce, de le faire vivre, avec la rage d’avancer, de se sentir vivant à chaque instant, quoi qu’il arrive. Et là vous décidez à vivre vraiment.
On se sent vivant à plein de choses. Hier je me suis sentie vivante, en le regardant, en avançant vers lui, ne sachant pas quelle serait la suite. Je me suis sentie vivante d’avoir attendue, puis d’avoir eu son corps si près que le bruit de son cœur en devenait assourdissant. Comme, si les lèvres, les bras et tout le reste se perdaient, comme s’il ne restait qu’un organe qui résumait tout. Comme si ce rythme disait ce que des mots sont incapables de traduire. J’emporte ça, le bruit de son cœur qui résonne dans mon corps.
J’ai dû faire le tri, parce que la vie vous offre tellement de morale, que vous ne savez plus où vous avez rangé vos envies. Parce que vous tentez tellement de devenir ce qu’on attend de vous, que vous savez plus ce que vous attendez.
Par ce que j’ai attendu des choses sans vraiment les définir. Seulement en ressentant, ce que je pensais qu’il était convenable socialement de ressentir.
Et puis, bien heureusement la vie vous rattrape. Vous claque le visage. Shoote dans les fondements que vous aviez mis tant de temps à réunir. Vous fermez la porte au regard des gens, pour mieux pleurer, pour crier parfois. Pour déverser votre rage sur ces évènements dont vous ne voulez pas.
Mais ce matin, là vous ouvrez vos yeux vraiment. Vous remplacez les mots regrets, pertes, par chimères, inutiles. Et là, un peu plus loin vous retrouvez vos rêves. Ils étaient bien définis et depuis longtemps, depuis l’enfant. Ils attendaient que vous leur portiez plus d’attention c’est tout.
Vous vous demandez comment vous avez pu les oublier. Vous sentez l’enfant encore vivant, le sentez viscéralement. Vous savez qu’on ne vieilli pas avec l’âge, mais en oubliant l’enfance.
Si l’enfance est naturelle au jeune âge, elle s’habille de courage pour la suite. Le courage de la faire vivre encore, de croire même sans signe. De ne pas attendre l’espoir, de le créer de toute pièce, de le faire vivre, avec la rage d’avancer, de se sentir vivant à chaque instant, quoi qu’il arrive. Et là vous décidez à vivre vraiment.
On se sent vivant à plein de choses. Hier je me suis sentie vivante, en le regardant, en avançant vers lui, ne sachant pas quelle serait la suite. Je me suis sentie vivante d’avoir attendue, puis d’avoir eu son corps si près que le bruit de son cœur en devenait assourdissant. Comme, si les lèvres, les bras et tout le reste se perdaient, comme s’il ne restait qu’un organe qui résumait tout. Comme si ce rythme disait ce que des mots sont incapables de traduire. J’emporte ça, le bruit de son cœur qui résonne dans mon corps.
19:15 | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Écrit par : Mamancelib | 27.02.2008
Répondre à ce commentaire[private] J'en déduis que le chat était bon. [/private]
Écrit par : Amaury | 27.02.2008
Répondre à ce commentairetu marches dessus
ça fait plaisir de lire ces mots là de toi miss :)
Écrit par : Lou | 27.02.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : bulledesavon | 27.02.2008
Répondre à ce commentaire@ Amaury : miaou ;)
@ Lou : excellent ton jeu de mots :)
@ BulleDeSavon : )
Écrit par : TheCélinette | 28.02.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : pierre | 28.02.2008
Répondre à ce commentaireje reste sans voix ma belle :)
profite
Besos
Écrit par : Sam | 28.02.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : nina de zio peppino | 28.02.2008
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