31.10.2008

Et j'ai des rêves plein les mains j'attends que tu me regardes pour te les offrir ...


Il y a des noms qu'on cherche sur les programmes des festivals. Vous savez ceux qui sont écrits en tout petit, programmés à des heures perdues. 18h30 c'est une heure pour un concert ? J'en sais rien en tous les cas, c'est l'heure à laquelle, j'ai sauté sur mon vélo des années 30 pour aller le voir.

On m'avait donné le CD de Balbino Medellin, il y a plusieurs mois pour que j'en parle ici. J'avais écouté, j'avais aimé mais va savoir pourquoi les mots n'ont jamais été là.
Pourtant quand j'ai vu son nom perdu dans ce grand programme j'ai su que pour rien au monde je ne voulais le rater. Je disais je veux entendre sa voix rocailleuse.

Quand il est arrivé sur scène il était comme j'imaginais. Ses bras à vous faire peur. Son regard si dur, son visage de cailloux, sa cicatrice qui lui dessine le creux de la joue et putain sa voix. Comment vous décrire. Il y a des voix qui vous touchent. Comme si la nudité vous prenait. Comme si d'autres arrivaient à poser leur âme dans une chanson. Ses mains glissent sur la guitare à une vitesse tsigane. Son corps chante. Ses yeux parfois se plissent, comme un cadre à un sourire.

Je pourrai vous dire qu'il a travaillé avec Sergent Garcia, qu'il a gratté la guitare pour accompagner Manu Chao et qu'il chante divinement avec Bernard Lavilliers. Je pourrai vous dire tout ça mais je préfère vous laisser l'écouter.



Son myspace est ici, son site est . Et en plus il donne des cours de guitare :)


La reconnaissance parentale

Ce soir je suis allée à un concert avec ma mère et ma marraine. La salle pouvant accueillir jusqu'à 6 000 personnes nous fumes vite prises par le mouvement de foule. Alors que je suis juste derrière ma mère, je l'entends dire à ma marraine.
- Mince on a perdu Céline !
- Ben maman, je suis juste là, quand même !
- Ohhh oui ben moi avec ta frange je ne te reconnais plus. J'suis désolée, j'arrive pas à m'y faire.

Si un jour vous arrivez à un cas extrême de désaccord avec vos parents et que vous envisagez de couper les ponts. Eloignez-vous des solutions coûteuses du type déménagement, changement de boulot et de nom. Coupez-vous la frange c'est tellement plus simple !

29.10.2008

L'homme et les champignons des bois...

est l'homologue masculin de la "femme et les fraises des bois".

Mais quel est donc cet animal ouïe-je au fond de la salle. Je vais de ce pas vous le dire.
Cet homme se remarque à son allure douce mais assurée. Le regard franc, le sourire aux lèvres et la galanterie au bout des doigts.
Il vous plait, et rapidement vous échangez le même point de vue sur la chose.

Naturellement, avec grâce les choses se font. Une rencontre, un échange puis deux. Un repas, du partage, de la récidive.
Puis vos lèvres qui se collent aux siennes. Ses mains qui glissent dans votre cou. Ses yeux qui brillent. Son regard du matin.

Puis les appels, les échanges, les rires. Les rendez-vous, les appels, les échanges, les rires. Une vie douce en somme.
Puis trou noir, assez béant. Vous assez surprise. La ligne est perdue, l'homme est discret non il est disparition. Faille spatio-temporelle, destruction de galaxie, rien à l'horizon, l'homme s'est évanoui dans la nature. Il n'en reste presque rien. Ah si un numéro de téléphone et sa lâcheté en bout de ligne. On appelle ou pas ? On n'appelle pas, parce que ce genre de goujaterie se paye d'indifférence à l'autre et d'attrait pour le reste de sa vie qui est belle d'ailleurs.

Alors si d'aventure, il vous arrivait d'avoir envie de quitter l'autre. Faites-le.
C'est ça aussi être un adulte ;)

Déambulations nocturnes

Un peu de noir sur les yeux. Un short parce que les jambes aussi il faut les sortir aussi. Un haut style empire, mes escarpins blancs. Une main sur l'interrupteur, l'autre sur mes clefs. Me voilà, prête à me plonger dans la nuit naissante pour festoyer. Arnaud m'attend, nous trottons allègrement histoire de marteler encore les pavés antiques de la ville.

Le hall, les pas qui résonnent. Le monde qui attend déjà. Nous nous faufilons par une entrée un peu factice pour atteindre l'étage. Mes lèvres se posent sur le sucre, mes dents le casse, ma bouche se ravie de la saveur de ce macaron.

On me présente à un personnage important de la ville :
L'homme important - Et vous Mademoiselle, que faîtes-vous dans la vie ?
TheCélinette - Je suis formatrice en free lance.
L'homme important - Ah c'est bien de travailler dans la finance.
TheCélinette - ???!!

Me voilà entrain de la regarder, cette jeune fille un peu gauche, qui déambule dans la salle aux 3 000 places. Elle sert fort nos billets, elle hésite un peu. Elle nous sourit comme pour se rassurer (ça va aller je vais y arriver). Elle cherche encore. Non pas là. Elle regarde. Elle trouve. Son visage s'illumine : c'est là ! Je lui tends la main, lui donne son pourboire. Elle me sourit. Je me rappelle qu'il y a plusieurs années j'étais à sa place, entrain de placer les gens pour financer mes études. J'étais tout aussi maladroite.



Je n'attends rien de ce concert. Je suis dans la découverte. Les lumières oranges plongent la scène dans une ambiance d'attente. Elle franchit la scène. Les 7 autres aussi. Ils viennent et l'entourent. Sans instrument autre que leur corps et leur voix, ils créent la rythmique, elle pose sa voix. Le ton est donné ce spectacle sera atypique et impressionnant. Camille c'est plus qu'une chanteuse c'est une "performeuse". Qui fait ce qu'elle veut de sa voix (s'en est impressionnant) et qui se sert de tout pour donner du rythme de la profondeur, de l'intensité à ce qu'elle chante. Loin des gens qui anônent un texte sans âme. Tout son corps vibrent la joie, la douleur, l'attente, l'espoir. Un truc sans pareil.


28.10.2008

Désolée pour hier soir ...

Hier soir, en compagnie, de mon acolyte de sortie, j'ai nommée Mily... Enfin de sorties qui tournent au grand n'importe quoi mais j'aime ça ;) Je suis allée inaugurer la nouvelle salle de concert de la ville "La Halle" qui accueille jusqu'à 6 000 personnes.

Avant d'entrer dans l'espace des bénévoles Greenpeace, sont venus me demander comment j'étais venue ici, afin de faire le bilan-carbonne de la tournée. Puis, une fois à l'intérieur, depuis mon siège, j'ai chanté du Bernard Lavilliers, du Mylène Farmer, du Princesse Erika, du Serge Gainsbourg, du Michel Polnareff, du Beatles ... Tout ça sur des rythmes de percussions qui me rappelaient, un très bon concert des tambours du Bronx.

J'ai vu des jeux de lumières comme rarement j'en ai vu sur un concert. J'ai apprécié des voix que je ne savais pas aussi belle. J'ai ri. J'ai beaucoup ri. J'ai frissonné. J'ai vu un public troyen super en forme et j'ai fini en dansant sur DaftPunk en attendant que la salle se vide.

Ma conclusion Tryo en concert c'est un vrai festival.
Ne mourrez jamais avant de les avoir vu.
Je vous l'interdis !



D'autres articles sur le même sujet :
- Chez EcoloInfo
- Greenpeace Toulouse.
- Le Journal du Dimanche

EDIT : Mily a choisi un très extrait cela me brûle de le mettre aussi ici :-)



PS : petit message à l'intention de Dailymotion. Essayez de rationaliser vos pubs. Parce qu'une pub pour Coca Cola avant un clip de Tryo ça le fait carrément pas. Manquerait plus qu'une pub pour l'UMP ;)

26.10.2008

Les nus

J'aime dessiner, particulièrement les corps nus. Les perspectives, les natures mortes, les vanités, très peu pour moi. J'aime les formes, les courbes, les grains de peau qui jouent avec la lumière.
Mais pour dessiner des nus, il faut des corps et c'est là tout le problème.

Première idée : dessiner son namoureux. Exercice oh combien difficile. Il faut un contexte, un lieu bien chauffé, un moment doux.

Cela demande aussi d'imposer certaines règles.
L'homme à croquer - Tu sais mon ange, l'autre jour je disais à David... dit-il en se grattant la tête.
TheCélinette en mode esthète - Ne bouuuuuuuuuuuge pas tu me flingues mes ombres et mes distances !

Cela demande de répondre aux questions fondamentales qu'il se pose sur l'art.
TheCélinette - Non chaton, tu ne peux pas me mordre l'oreille pendant que je te dessine.

Deuxième idée :se rendre dans des cours dédiés aux croquis de nus.

J'y dessine des hommes, des femmes, des petits des grands, des minces, des bien en chair. Mais dernièrement j'ai dessiné un individu d'un tout autre genre. Quand cet homme est venu poser je l'ai trouvé bizarre.
Dans la salle, les élèves forment un cercle et le modèle prend place au milieu. Ce soir là, lors de la deuxième heure de cours, pas mal de personnes ont quitté la salle. Je me suis donc retrouvée assez isolée, en face des quelques autres élèves. L'homme en question prend une pause. Il se met debout, face à moi, tournant ainsi le dos au reste de la salle. Je cherche mes crayons, hésite un peu : mine de plomb, crayon 4B, je fais quelques traits en guise de test puis je me lance.

Là, une dame d'un certain âge, lance au modèle - Ooooooooooh Francis* ça fait plaisir de vous voir !!!!
Je la regarde, interloquée, par son enthousiasme, puis je retourne à ma préoccupation : mon dessin. C'est alors que je m'interroge sur les proportions du buste, qu'il me semble voir, un peu plus bas, quelque chose bouger. C'est dans ces moments là, que même face une réalité bien concrête, qu'on refuse de croire. Non. J'ai dû rêver. Je vérifie mes mesures. La chose bouge encore. Puis dans une démarche probatoire, j'observe l'objet du délit qui se tient au garde à vous, alors que peut de temps avant il était au repos. Là j'ai juste envie de dire à la vieille dame - Tiens regarde le Francis il te fait coucou.

Sauf que le Francis c'est face à moi qu'il est. Là je le regarde, il me regarde et il sourit avec une lueur dans l'oeil qu'à mon avis on peut traduire par "hey hey matte un peu la performance".
Alors autant vous dire, que l'érection de l'être aimé est toujours flatteuse. Autant l'animation du corps spongieux de cet inconnu ça m'a clairement rebuté. Bien sur certains me diront "hey tu provoques des érections même habillée c'est cool non?"La réponse est NON !
Je n'ai plus remis les pieds dans ce cours pendant un an.
Et cette année je me suis aperçue qu'il était encore là. Mais il est plus discipliné, il n'a que des demi-érections maintenant.... Amen !





*Francis est un nom d'emprunt : je présente mes excuses à tous mes lecteurs nommés Francis :)

Galettes de céréales !

A taaaaaaaaaaaable ! Il fallait bien que ça arrive. Avec mon côté bio assez prononcé, ma curiosité insatiable, mes envies trépidantes. J'ai enfin tenté la galette de céréales. Pas celle qu'on vous vend à prix d'or en supermarché. Non, non, non. Celle qu'on fait chez soi en deux coups de cuillères à pot.

Là vous vous dites, elles sont où les photos des galettes. Euhhh suite à un incident technique (mangeage des galettes) nous ne sommes pas en mesure de vous donner le visuel adéquate :) Bien sur j'avais pensé à vous montrer une vue plongeante de mon ... estomac (ceux qui ont pensé décolleté sont recalés). Mais je me suis dit que ça faisait moyennement classe.

Etpuis comme j'ai trouvé une recette vidéo toute sympa, ben je me repose un peu :)



Alors pour réaliser notre affaire que nous faut-il ?
- Des flocons de céréales (selon votre choix : 5 céréales / avoine -azukis ici tout est possible...)
- Du lait (pour les allergiques vous pouvez prendre du lait végétal ou à mon avis du bouillon de légumes)
- 1 oeuf par personne
Vous mélangez le tout et vous laissez reposer une dizaine de minutes.

Et pour le reste tout est possible (selon vos envies)
- Sel,
- Epices,
- Herbes (persil, coriandre, cerfeuil)
- oignons, ail
- courgettes,
- carottes
- fromage
...

Puis vous faite dorer à la poêle des deux côtés (à feux moyens). Servir accompagné de salades, cressons what ever ...

Pour info : je décline toutes responsabilités concernant les variantes de galettes de céréales :
- A l'eau de vie pour les alcooliques
- A la ganga (appelé aussi space-galette).
- Au chat pour les alfiens.

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23.10.2008

L'homme n'est pas un animal ...

... il est pire.

C'est l'histoire d'un vieux cheval à la retraire qui pâturait tranquillement avec des juments à quelques kilomètres de ma ville.
C'est l'histoire d'une bande de dégénérés qui se sont amusés à lui tirer dans les pattes histoire le laisser la bête mourir à petit feu.
Quand le propriétaire du pâturage qui s'est aperçu des faits, lui et la propriétaire du cheval ont appelé un vétérinaire. Seulement un véto en campagne ça vient pas bien vite. Alors ils n'ont pu que regarder agoniser la bête en lui mettant une couverture. Quand la vétérinaire est arrivée elle s'est rendue compte qu'en plus des balles, ces types sans nom lui avait broyés les os des pattes. Elle a de suite mis fin à la souffrance de la bête.
Elle a alors précisé que dans les environs elle assistait de plus en plus a des actes gratuits du même genre puisqu'elle avait retrouvé une jument éviscérée mais juste ce qu'il faut pour qu'elle meure doucement.

Alors je ne sais pas qui sont ces débiles et je n'ai aucune idée de ce qu'ils méritent tellement je suis choquée.
Je suis également choquée par la police qui a reçu la propriétaire du cheval, comme un chien.

Voilà c'est pas gai mais j'avais envie de vous raconter ça parce que moi ça m'a flingué ma journée.

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22.10.2008

La critique politique

Je n'ai pas l'habitude de parler politique, mais là cette description de Sarkozy je la trouve brillante :)


" Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en
huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe
peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu
sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il
court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le
change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue
tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un
carriériste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui
brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la
banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les
satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on
mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit
n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la
foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !
Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre
échappé ".


A moins qu'on ne parle pas vraiment de lui ... : Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit " ;)
Merci à Deweysax

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21.10.2008

Des conditions de travail terribles ...

Balbc exerce depuis son doctorat le dur métier de chercheur scientifique. Ceci pour nous aider à mieux comprendre les maladies, à les éviter, et à survivre. La recherche en France étant un domaine plutôt mal traité, elle a du s'exiler à Lausanne, loin des siens, sa famille, ses amis, et ses nombreux amants.

C'est pour révéler des conditions de travail inhumaines, que j'ai décidé aujourd'hui, de montrer le reportage qu'elle a fait sur son labo, en caméra cachée, tel un Pujadas de la science.


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