29.07.2009

Ce que je ne peux pas lire

Comment ne pas avoir de frissons en lisant l'article de Lluis Uria "la burqua et la République" paru dans Courrier International.

Dans cet article qui critique le fait que la France veuille légiférer sur la burqua, on peut lire : "la réglementation de l’habillement des citoyens n’est-elle pas une ingérence intolérable dans la sphère privée, dans la liberté individuelle ?".

Je vous rappelle Mr Uria qu'avant 1990 des français pensaient que le viol entre époux était une ingérence intolérable dans la vie privée des gens et qu'à ce titre cette situation ne devait pas permettre de pouvoir ester en justice. Ce mode de pensée a permis que moult abus et violence puissent être perpétués sans qu'aucun recours ne fûrent possibles pour ces femmes*.

On apprend dans votre article qu'interdire la burqa est discriminatoire. Là, je me pose une question simple : le port de la burqa n'est-il pas en lui-même une pratique hautement discriminatoire? Pourquoi les hommes qui ont cette vision particulière de l'Islam, ne portent-ils pas eux aussi la burqua puisque c'est anodin ?

Je ne vois pas en quoi la liberté du choix religieux doit mettre à mal le droit de la femme. La hierarchie des normes existe, il serait bien qu'elle s'impose. Qu'il y ait une discussion sur le sujet m'attriste profondément. Car cela veut dire, qu'en 2009, après bien des combats féministes. La femme reste encore pas grand chose.

 

En réponse à cet article de Mr Uria, je conclue en laissant la parole à Mme Badinter.

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Articles d'autres auteur(e)s sur le même sujet :

 

*Cass. crim., 5 septembre 1990. Les faits : le prévenu, après avoir exercé diverses violences sur son épouse enceinte, l’aurait contrainte à se dévêtir, l’aurait ligotée, bâillonnée, flagellée, lui aurait appliqué aux seins des pinces à linge, tailladée au couteau diverses parties du corps, avant de lui imposer par la force des actes de pénétration vaginale, anale, lui introduisant en outre des corps étrangers. La cour de cassation a retenu l’accusation de viols aggravés accompagnés de tortures ou d’actes de barbarie. C’est donc la première fois qu’un juge reconnaît le viol entre époux, mais dans un contexte de violences très particulières.

 

22.07.2009

Simplifions les choses !

Le quotidien de la vie, est parfois lourd à porter, une déception, la perte d'un stylobille, la fin d'un pot de Nutella. Heureusement dans ces moments là les politiques sont là pour nous aider à garder le moral.

Vous le savez sans doute, la Chine de toutes les régions qui la compose comprend la région autonome Ouïghoure (qui n'est autre que l'ancien Turkestan oriental). Son peuple est composé des Ouïghours. Cette nationalité fait partie des 56 nationalités reconnues par la Chine. C'est un peu complexe pour vous ? Des hommes politiques engagés ont décidé de simplifier l'actualité politique pour vous. C'est le cas notamment de Bernard Kouchner qui  rebaptise les ouïghoures en yoghourts.

 

Il nous apprend ainsi que les batailles de yoghourts sont assez traditionelles. Et c'est vrai que j'ai le souvenir de nombreuses batailles de yoghourts dans mon enfance. D'un autre côté, je tombe des nues en apprenant que mes yoghourts sont religieux. Mais bon ils sont modérés alors ça va, je les mangerai quand même. Par contre, il parle pas des compotes Kouchner. C'est trop engagé comme sujet ?

21.07.2009

Réinventer la ville

Depuis des années on nous bassine avec la consommation. Enfant, j'apprenais cela dans la vie de tous les jours via la publicité et en terminale éco, dans la salle de cours. Pour qu'un pays aille bien, il doit consommer, plus, toujours plus. Les enfants c'est pareil, il faut en faire plus toujours plus... Sauf vous là-bas, vous êtes déjà trop nombreux... Ah bon mince, tant pis.

C'est la loi de la consommation, ou plutôt de la sur-consommation. Sauf que la loi du toujours plus, un jour elle ne fonctionne plus. Comme le pétrole, rien n'est infini. C'est ce qu'est entrain d'apprendre Flint. Non, non, non, ce n'est pas le nom d'un voisin des Simpson. C'est le nom d'une ville du Michigan proche de Détroit. Celle que Michaël Moore a mis en avant dans son premier film Roger et moi.

Le New York Times (plus précisément le journaliste David Streitfeld) traduit ici dans Courrier International, nous explique comment les autorités de la ville, las de la voir tomber en ruine ont décidé de la réaménager, en concentrant les habitations et les commerces en centre ville, et en créant de nouveaux espaces verts pour supplanter ces quartiers à l'abandon.

Imaginez une ville  qui en 1965 comptait 200 000 habitants, s'apprétant à en recevoir 150 000 de plus et qui aujourd'hui en compte 110 000 dont un tiers de la population qualifiée de pauvre. Les maisons sont abandonnées, les écoles fermées, les policiers et les pompiers sont régulièrement licenciés, les éboueurs ne passent plus qu'une fois par semaine dans certains quartiers... La ville se meurt.

J'imagine l'ampleur de la restructuration. Mais surtout, j'espère qu'un jour les politiques apprendront à penser autrement.

19.07.2009

Lycée Lamartine : y'a des profs qui marquent :)

Facebook, est une mémoire vive, il recolore le passé. Je viens de plonger dans le groupe de souvenirs de mon collège que l'on appelle plus communément le Lycée Lamartine.

Valery Giscard d'Estain, et Josiane Balasko, y sont allés. Boris Vian a habité l'immeuble juste en face. Pendant que moi dans ces mêmes lieux, je me façonnais d'autres souvenirs.

J'y ai clairement vécu les meilleurs années de mon enfance : des éclats de rire comme jamais : oui j'avoue c'est moi qui ait collé un dessin représentant Guy Béart nu (l'appendice bien en évidence), dans le dos du fils de la prof de français. Mais c'est Raphaël qui l'avait dessiné, alors je suis pardonnée :) Nous assortîmes ces pratiques de diverses blagues d'adolescents pré-pubères découvrant que les hormones peuvent largement occuper autant l'esprit que les cours. Lamartine, c'est aussi , la piscine Valeyre, une cantine effroyable... Les premières amitiés fortes comme jamais. Et l'attente de la sonnerie pour courir voir le sourire de Tijani.

On y trouvait également, tout un panel de souvenirs d'intervenants et d'enseignants atypiques :

- Un pion qui complètement à bout (il devait ce jour-là, gérer une classe de perm' de 60 élèves) hurla sur un élève qui n'avait pas trouvé de place assise : "Toiiiiiii le petit là-bas !!! C'est quoi ton nom ?!" Terrorisé, l'élève n'osait pas répondre. Reprennant de plus belle "Le peeeeeeeetit, j't'ai demandé ton nom". Tremblant de peur, les larmes aux yeux, il s'est enfin décidé à répondre : "Legrand, monsieur".

- Mme Van Kote, prof d'anglais, qui nous avait obligé à rester enfermé dans une salle de classe dans laquelle un élève (d'une autre classe) avait vaporisé de la lacrymo. C'est un pion qui est venu nous délivrer.

- Mme Perez qui avait eu la bonne idée de nous faire faire des contrepétries en cours de français, nous donnant comme exemple "patisserie-tapisserie". Ceux que nous lui fournîmes furent beaucoup plus hardcore :)

Et, il y avait : Mr Chalard, prof de sciences naturelles.

Je l'ai vu claqué la tête d'un élève sur le bureau. Puis une autre fois monter sur son bureau avec un crâne de cheval (mort bien entendu) afin de nous imiter le galop de la bête. C'est sur le groupe Facebook de mon ancien collège, que Mr Charlard a fait l'objet de plus de commentaires. Je ne peux résister à l'envie de vous en faire une compil'

 

  • Mr CHALARD, en sciences naturelles! Il me foutait les ch'tons quand j'y repense!
  • CELUI QUI ME RETROUVE M. CHALARD !!!! JE LUI DONNE 10 000 DOLLARS !!!
  • Si il ya un prof à l'ouest, c'est bien Chalard :-D Un jour on avait réussi à lui faire croire que c'était normal d'écrire au feutre directement sur le retroprojecteur, du coup il l'avait fait et avait flingué la machine par la même occasion !
  • Une dédicace a Chalard qui m a fait détesté la techtonique des plaques et la téktonik tout court.

Et vous vos années collège-Lycée, ça a donné quoi ?

18.07.2009

Charançon de la gloire ?

Le samedi matin, j'enfourche ma biclyclette, tel un Freddie Mercury déterminé, pour aller au marché, mettre les yeux et les mains dans les senteurs d'été. Le thym, le basilic, les aubergines, les salades sauvages. Je suis rentrée riche de mes trouvailles. Le coeur en fête, les papilles en émoi. C'est au coeur de ce passage idyllique, que j'ai trouvé dans mes cocos blancs : des charançons !

Quel est cet invité me direz-vous ? C'est membre de la famille des coléoptères, un vague cousin du scarabé en plus petit qui se nourrit de nos farines, haricots et riz. Je ne vous montre pas sa photo. Faut-être honnête, il a une sale trombine. De plus, il a la libido au top (comme quoi on peut avoir le faciès difficile et faire l'amour comme un dingue) autant s'en débarrasser au plus vite. J'ai donc fissa fissa amorcé une procédure amiable avec les dites bêtes leur expliquant que comme, dirait Zebda, "ça va pas être possible". Elles m'ont quasi-ignorée (si, si, si, j'vous jure) et ont secoué les antennes d'une manière fort irrespectueuse. J'ai du passer à la phase d'attaque !

Comment faire pour s'en débarrasser quand on ne veut pas passer par la méthode insecticides ?

  1. Le chaud : ébouillanter les bestioles quand c'est possible. C'est ce que j'ai fait avec mes cocos qui trempent actuellement dans une eau bouillante. Le charençon étant plus léger que le coco, il flotte (dans le cas contraire, vous habitez près d'une centrale nucléaire dont la sécurité est fort douteuse, soyez mignons, prévenez les autorités du coin). On prend une petite passoire (en l'espèce offerte par mon amie Sophie) et on éjecte les bestioles sans les sauver de la noyade (si vous avez votre brevet de secourisme, abstenez-vous).
  2. Le froid : pour les farines susceptibles d'être contaminées : les mettre au frigo quelques jours. Radical, ça tue la bête. Avez-vous déjà rencontré un charançon en arctique? Non. Moi non plus, problème résolu.
  3. L'astuce de l'herboriste : mettre des feuilles de laurier dans vos placards. C'est le parfum pas du tout à la mode chez ces coléoptères, enfin pour la saison 2009/2010 :)
  4. Le plus : les boites hermétiques pour protéger nos denrées.
  5. J'ai terminé par un giga ménage de printemps (ok on est en été, mais vu le temps ... :)

Et voilà : le charançon : 0 - TheCélinette : 1

 

 

 

17.07.2009

Que font-ils ?

ces types auxquels on pense :

  • en quittant une bonne table d'amis ?
  • en savourant un délicieux bol de pâtes à la ciboulette.
  • juste avant de répondre à ce mail pro.
  • devant le miroir en brossant l'ondulation de ses cheveux.
  • en caressant ce post-it laissé là.
  • en portant son pull... ou pas ?

Ces types là, qui nous ont serrés dans leurs bras, ou pas. Qui ont parfois juste fait vibrer nos pensées sans jamais les concrétiser. Ou qui ont réellement fait partie de notre vie.

Là, juste là. J'aimerai savoir à quoi ils pensent ? A moi ou pas ? Par dessus, les vapeurs d'un moka sidamo. Juste avant de rentrer dans cette salle de concert. En jettant cette cigarette sur le sol. Là, à 21:54 pensent-ils à moi ? pense-t-il à moi. Je ne sais pas ....

 

Ce clip n'est pas terrible mais je reste fan de Lykke Li :)

 

09.07.2009

Les perles de la justice :)

Il y a quelques temps j'avais reçu ce mail. Ayant beaucoup ri, je vous le copie. Ce qui suit provient d'un livre intitulé Désordre dans les Cours d'Amérique et sont des choses qui ont vraiment été dites en Cour, mot pour mot:

AVOCAT :   Quelle est la première chose que votre mari vous a dite ce matin-là?
TÉMOIN :    Il a dit, "Ou est-ce que je suis, Cathy?'
AVOCAT :   Et pourquoi est-ce que ça vous a déplu?
TÉMOIN :    Je m'appelle Susan!


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AVOCAT:    Êtes-vous active sexuellement?
TÉMOIN:    Non, je me laisse faire.
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AVOCAT:   Cette myasthénie gravis,  affecte-t-elle votre mémoire d'aucune façon?
TÉMOIN:    Oui.
AVOCAT:   Et, de quelle façon affecte-t-elle votre mémoire?
TÉMOIN:    J'oublie.
AVOCAT:   Vous oubliez?   Pouvez-vous nous donner un exemple de ce que vous avez oublié?
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AVOCAT:   Docteur, n'est-il pas vrai que lorsqu'une personne décède en dormant, elle ne le sait pas avant le lendemain matin?
TÉMOIN:    Avez-vous vraiment passé vos examens à la barre?
____________________________________

AVOCAT:   Le plus jeune garçon, celui de 20 ans, quel âge a-t-il?
TÉMOIN:    Vingt, comme votre quotient intellectuel.
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AVOCAT:   Étiez-vous présent lorsque votre photo a été prise?
TÉMOIN:    C'est une blague ?
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AVOCAT:   Donc, la date de conception (du bébé) est le 8 août?
TÉMOIN:    Oui.
AVOCAT:   Et que faisiez-vous à ce moment-là?
TÉMOIN:    Je baisais.
____________________________________________

AVOCAT:   Elle avait trois enfants, c'est exact?
TÉMOIN:    Oui.
AVOCAT:   Combien étaient des garçons?
TÉMOIN:    Aucun.
AVOCAT:   Y avait-il des filles?
TÉMOIN:    Monsieur le Juge, je pense que j'ai besoin d'un autre avocat. Est-ce que je peux avoir un autre avocat?
___________________________________ ______ ___

AVOCAT:   Comment votre premier mariage s'est-il terminé?
TÉMOIN:    Par le décès.
AVOCAT:   Et, par le décès de qui s'est-il terminé?
TÉMOIN:    Devinez.
____________________________________________

AVOCAT:   Pouvez-vous décrire l'individu?
TÉMOIN:    De grandeur moyenne, avec une barbe.
AVOCAT:   Était-ce un homme ou une femme?
TÉMOIN:    À moins que le cirque fut en ville, je vais dire un homme.
_____ ________________________________

AVOCAT:   Docteur, combien de vos autopsies avez-vous faites sur des personnes mortes?
TÉMOIN:    Toutes.  Les vivants se débattent trop.
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AVOCAT:   TOUTES vos réponses DOIVENT être orales, OK?  À quelle école êtes-vous allé?
TÉMOIN:   Oral.
_________________________________________

AVOCAT:   Vous souvenez-vous de l'heure où vous avez examiné le corps?
TÉMOIN:    L'autopsie a débuté vers 20 h 30.
AVOCAT:   Et M. Denton était mort à cette heure?
TÉMOIN:    En tout cas, il l'était quand j'ai terminé.
____________________________________________

AVOCAT:   Êtes-vous qualifié pour un prélèvement d'urine?
TÉMOIN:    Êtes-vous qualifié pour poser cette question?
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Et le meilleur pour la fin:

AVOCAT:   Docteur, avant de procéder à l'autopsie, avez-vous vérifié le pouls?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Avez-vous vérifié la pression sanguine?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Avez-vous vérifié la respiration?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Alors, il est possible que le patient était vivant lorsque vous avez commencé l'autopsie?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Comment pouvez-vous en être si sûr, Docteur?
TÉMOIN:    Parce que son cerveau était dans un bocal sur mon bureau.
AVOCAT:    Je vois.  Mais, est-ce que le patient ne pouvait pas être quand même encore en vie?
TÉMOIN:    Oui, c'est possible qu'il soit en vie et fasse le métier d'avocat.

08.07.2009

La SNCF passe aux insultes ?

On avait vu avec le cas France Télécom, qu'il ne faisait pas bon porter un nom de famille d'origine arabe pour demander un code pour sa connexion internet.

Ce matin en réservant un billet à la SNCF, je me suis demandée si les deux entreprises faisaient un concours dans le mauvais goût et les insultes. Bon moi je cumule, je suis une femme, j'ai un nom de famille arabe et en fait je suis d'origine juive. Voici donc la référence que la SNCF m'a attribuée pour retirer mon billet de train :

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A priori "salop" c'est pour moi, mais PD alors ça concerne qui ? Comme le hasard fait bien les choses (et la SNCF aussi) ce billet à pour but de rendre visite à un couple d'amis homosexuels. Et oui "avec la SNCF c'est possible".

Et sur le billet de train c'est encore plus classe, puisqu'on peut lire :

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EDIT DU 10 JUILLET 2009 : comme vous pouvez le voir en commentaire, la SNCF vient de m'informer qu'il  s'agissait d'un "hasard" informatique et que cette combinaison va être blacklistée :)

Par contre, la SNCF a refusé de m'attribuer le dédommagement que je réclamais : des contrôleurs beaux comme des dieux, et strip teaser :)

 

07.07.2009

Livres de femmes : Ex & The City Versus Ce que les hommes ne savent pas ...

Comment ça s'est passé ? Il y a quelques semaines ont m'a gentillement proposé de lire le dernier livre d'Alexandra Heminsley "Ex & the city". J'ai trouvé le titre assez drôle, j'avais envie d'une lecture légère, c'était parfait. Etant en formation dans une petite ville, j'emporte le livre sous le coude pour animer mes nuits au Mercure du centre ville.

 

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Et là, c'est le drame !

Ce livre est assez déroutant, il comporte des passages assez drôles et plein de pep's et ensuite plof la nazitude la plus profonde. Par exemple, on vous propose de vous aider à surmonter les ruptures. Bien. Comme, le conseil suivant : si vous êtes déprimée achetez des magasines people. Déjà, l'existence de ces magasines restent pour moi une des plus grandes énigmes de notre temps, mais si en plus on pouvait éviter de faire passer les femmes pour des poules écervelées vraiment ce serait sympa.

Pour étayer mes propos, voici une citation du site du livre : "As-tu obtenu un truc fondamental en boudant ? Tu remplis toutes les conditions du formulaire 101 (p.220 du livre)? Bien sûr que non ! Bouder, même dans les règles de l’art, ne sert vraiment à rien !" Moi perso, là, j'ai juste l'impression qu'on parle à la lectrice comme si elle était débile profonde. Je m'attendais à un livre drôle et pétillant, je me retrouve avec un livre soporifique et larmoyant. Comme si la légèreté devait être médiocre... Merde alors !

De plus, l'auteure mêle à sa fiction (ou à son autobiographie je ne sais pas bien) des passages sur une analyse des grandes "larguées" de l'histoire ou de fictions (dont une analyse nullissime de Buffy contre les vampires, c'était là son erreur fatale) et des cours de biologie, qui même si j'en suis férue sont ma foi très mal présenté. Une liste de love songs anotées ... Bref, on dirait mon tiroir à chaussettes (cf. c'est un peu le bordel).

Je suis fière de moi, j'ai tenue jusqu'à la 188ième page puis dans un élan de survie cérébrale, j'ai lâchement abandonné.

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Heureusement pour moi, j'ai trouvé un recueil de nouvelles de Lucia Etxebarria "Ce que les hommes ne savent pas. Le sexe vu par les femmes". Cette auteure espagnole, luttant pour les droits de la femme a réuni autour d'elles 11 différentes auteures espagnoles afin de nous parler de sensualité, d'émotions, de sexe. Son introduction "L'ascension d'Eros" exprime sa vision des femmes et de la littérature érotique/pornographique. Au delà de ses propos passionnants, elle retrace l'histoire de certaines auteures et l'accueil qu'il leur a été réservé.

Le 4ème de couverture retrace très bien l'ambiance du livre :

"Le sexe vu par les femmes est le point commun de ces nouvelles érotiques, prêtes à en découdre avec les conventions. Tour à tour dominatrice, libertine, experte en sex toys, les narratrices lèvent bien des tabous sur la sexualité féminine et visitent avec humour l’Éros et ses alentours. Impudiques, cruelles et drôles, leurs histoires touchent au cœur des fantasmes de l’Ève moderne.

Toujours aussi pétillante, la plume d’Etxebarria s’associe à celles, acérées, de complices – artiste, comédienne, photographe –, héritières de Schéhérazade et d’Anaïs Nin, pour démonter la conception souvent machiste du désir. En conteuses sensuelles, elles dévoilent et libèrent les sens."

Je vous laisse, j'ai un livre à finir :)

 

06.07.2009

Délit de solidarité

Je ne sais pas vous, mais moi, je déteste le repassage. Déjà parce que je ne le fais pas très bien etpuis surtout parce que je trouve que c'est du temps de perdu. Heureusement, heureusement, heureusement, il y a la radio pour transformer ce temps de vapeur, en agitation de neurones :)

A l'instant je viens d'écouter l'émission (du 6 juillet 2009) les pieds sur terre de France culture dédiée au délit de solidarite. Voici le lien, c'est à écouter de toute urgence. Ca pique les yeux et le coeur de savoir que notre pays en arrive là ...

Si vous ne connaissez pas le concept de cette émission voici comme Sonia Kronlund, la définit :

 

 


Le constat

 

Régulièrement, et surtout à la faveur des élections, le pays découvre des habitants qui vivent dans ses frontières mais qu'il ne connaît pas. Des inconnus qui défient notre éthique en votant avec la hargne contre la raison, un peuple désespéré qui ne croît plus dans ses institutions et ne prend plus la peine de donner son opinion, des gens qui vivent de peu, travaillent parfois sans gagner assez pour se loger, dont la survie dépend du "système D". Ces gens que nous découvrons alors, nous ne craignons pas d'en analyser et d'en interpréter immédiatement les gestes et les mots et même, le plus souvent, les silences. Et nos analyses répondent aux analyses en oubliant que ces paroles que nous sommes censés analyser, nous ne les entendons plus, si jamais nous les avons entendues. Bien sûr, "on recueille de l'information auprès des gens de peu", "des gens d'en bas" (comme on dit les voisins du dessous) sont invités à s'exprimer, mais ils sont la plupart du temps déplacés de leur contexte ou au service d'une démonstration. De la même façon, des peuples lointains dont nous n'avons jamais perçu l'écho même d'une parole, nous savons faire l'exégèse, et nous savons expliquer à nos auditeurs, à nos lecteurs, à nos téléspectateurs, en quelques minutes ou quelques secondes, ce qui motive les comportements de ces hommes et de ces femmes.

 




Le projet

 

Nous voulons ici, modestement, tenter d'écouter sans analyser, de comprendre sans commentaire, d'ouvrir une petite fenêtre sur ce réel qui nous échappe ou qui nous parvient toujours formaté. Ecouter ceux dont on commente abondamment les faits et gestes, aller sur leur terrain et y rester. C'est au coin de la rue, à deux pas d'ici, dans le centre de la France, ou à l'autre bout du monde, tous les jours … et, à chaque fois, la volonté d’aller au plus près, de prendre le temps, de perdre du temps, de participer, de se laisser surprendre par les démons et les merveilles de notre belle époque. Et Les pieds sur terre c’est aller surtout vers ceux qui se battent et qui luttent, pour un rien, pour tout changer, pour vivre mieux ou pour vivre tout court, aller vers les lieux de conflits, de revendications, de désaccords, aussi minuscules soient-ils, et tenter d'écouter sans analyser ceux dont on commente abondamment les faits et gestes, aller sur leur terrain et y rester. Alors tous les jours, une demi-heure de reportage sans commentaire.

 




La forme
Tous les jours, une demi-heure de reportage sans commentaire.





L'équipe





Production : Sonia Kronlund





Réalisation : Christine Robert, Jean-Christophe Francis, Emmanuel Geoffroy






Attachée de production : Sandrine Chapron





Reporteurs producteurs : Elise Andrieu, Stéphane Correa, Sonia Kronlund, Aude Lavigne, Alain Lewkowicz, Morgane du Liège, Elodie Maillot, Frédérique Pressmann, Anne Riou, Jérôme Sandlarz, Stéphanie Thomas et Farida Taher.

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