25.02.2010

Recontre du 3ème genre

Quand je les ai vu, je les ai trouvé trop adorables. Il y avait une telle douceur entre eux, tant d'attentions. Il y a de ces couples où vous vous dîtes "rhooo je veux un amour comme ça". Lui avec son style original, dont on se dit quelle liberté. Elle douce comme une biche avec des allures de stars hollywodienne des années 50.

Quand il m'a donné le lien vers son travail de photographe, j'y ai vu son projet XXboys, projet "visant à donner à sa communauté des images sexy et positives". Là, j'ai su. Parce que j'avais lu un article à ce sujet sur Fluctuat. Alors j'ai plongé dans un univers que je ne connaissais pas. Celui des personnes dites transsexuelles, auquel je préfère le terme "transgenre". Ma seule approche remontait à mes premières années de droit. On y avait appris comment certaines personnes pouvaient changer d'Etat civil. Je m'étais assez investie dans le sujet et avait donc obtenue une fort jolie note. Mais mes connaissances s'arrêtaient là. Comme la vie est bien faite, cet après-midi j'ai pu écouter sur France Culture l'émission Sur les docks* qui traitait de ce sujet dans sa diversité, faisant tomber les tabous, comme les idées reçues. Je ne peux que vous encourager à en récupérer le podcast afin de mieux comprendre les uns comme les autres.

La bonne nouvelle du moment c'est que la France a tranché en faveur de la dépsychiatrisation de la transsexualité.

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Présentation de l'émission Sur les docks "rencontre du3ème genre" : Une demande folle ? Plus maintenant ! Le 16 mai 2009, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot annonçait par communiqué de presse avoir soumis à la Haute Autorité de la Santé une proposition visant à faire sortir le transsexualisme des Affections de Longue Durée (ALD), autant dire : des maladies mentales. Depuis, les autorités gardent le silence. On ignore d'ailleurs toujours si cette « dépathologisation » ouvrirait la voie du déremboursement des soins par la Sécurité Sociale. Accéder par cette mesure à la demande pressante des associations de défense des droits des transsexuels et transgenres reviendrait en effet à désavouer symboliquement la thèse jusque là soutenue par nombre de ceux qui s’étaient spécialisés dans les troubles de l’identité sexuelle. En tête de cortège, les psychiatres qui détiennent encore les clés du protocole de transition encadrant la mise en conformité du sexe anatomique avec le genre psychique. Comment donc qualifier et traiter des personnes intimement convaincues d'appartenir au sexe opposé à celui de leur corps, ou même de n'appartenir à aucun des deux sexes ? Leur simple existence remet en question des repères immémoriaux que ce soit au niveau social, biologique, émotionnel, ou tout simplement lexical. Comme l'explique Pierre-Henri Castel, historien des sciences et chercheur au CNRS, tous les termes de toutes les tentatives de définition existantes sont sujets à polémique. Et il y a autant de parcours que de trans. Floryan a commencé sa transition à 15 ans. Aujourd’hui, à 19 ans tout juste, il vient d'obtenir le tant convoité changement d'état civil. Kay a 30 ans ; il a dû faire appel à la solidarité de ses amis pour pouvoir achever sa transition, rendue impossible dans le cadre du protocole tel qu'il est imposé aujourd'hui. Et au cœur des polémiques, reste la question obsédante de la liberté. La liberté de choisir son médecin, la liberté de ne pas être « conforme » à une norme extérieure, et surtout, la liberté d’être reconnu pour ce que l’on est.

18.02.2010

Le ridicule ne tue pas

C'est toujours étrange de penser à quelqu'un qui ne pense pas à vous. De s'intéresser aux fluctuations de la vie d'un autre, qui ne se pose pas la question de savoir où va la votre.

C'est un peu comme une maladie. On la cache bien adroitement. On sourit, on chante la vie. Mais parfois là, juste là au creux d'une conversation, cela resurgit. C'est ce moment d'absence où l'on quitte le fils de la conversation pour ne penser qu'à lui. Puis on se raccroche. Plus à la conversation qu'à l'espoir. Car la conversation, elle, elle est tangible.

Il y a des noms qu'on s'interdit de dire. Par peur du ridicule, mais plus encore du non-sens. Parce qu'on sait qu'il n'y a pas de réponse à une absence, elle se suffit d'elle-même.

Alors on garde ses émotions dans une boite, en priant fort pour qu'elle ne s'ouvre pas, au milieu de la nuit, dans le bus, au cours de cette situation pro. On la colle un peu, on la maintient. Personne ne la voit sauf vous, qui savez que ces émotions ne demandent qu'à vivre, rire et exploser. Alors on tue ses émotions comme on tuerait des petits chats, pas très fièrement en somme.

 

15.02.2010

De la subjectivité du romantisme ...

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Ce week-end, lors de la Saint Valentin, élégante à souhait, je suis allée en vélo rejoindre un groupe d'amis. Alors que je prenais cette ruelle médiévale à l'ambiance si particulière, il m'a vu. Il est resté en arrêt devant moi et m'a lancé un soucieux "attention à ne pas glisser en bicyclette Mademoiselle". Moi en femme cruelle, je l'ai ignoré.

Il me faisait face, son sexe entre ses mains.

Naaan mais j'vous jure !

Photo réalisée par Thibault Béné

12.02.2010

Patrice Leconte for ever :)

J'ai toujours aimé Patrice Leconte. Parce que j'ai aimé les films que j'ai vu, de lui. J'ai été touchée par sa légèreté et sa gravité, par son humour et son décalage, parce qu'il choisit des acteurs que je chéris. Quand dans les premières minutes de Tango, Thierry Lermitte décrit comment il est tombé amoureux de sa femme, précisant qu'elle se parfumait avec Jicky, mon premier parfum de femme, l'unique pour moi. Là, j'ai su que j'aimerai encore ce type.

Quand avec élégance et fermeté, il remet Eric Zemmour en place, je jubile. Patrice Leconte, définitivement, je t'aime ! :)

 

 

Si vous trouvez cela un peu long, vous pouvez avancer jusqu'à la 7ème minute. Merci à Alix pour cette trouvaille :)

09.02.2010

La Superbe ...

Il a répêté ce mot là, trois fois. Comme en suspens entre ce décor rouge, et ces lumières de cirque. L'émotion était là, j'aurai aimé l'étirer encore rester là, à être bercée par sa présence et son univers.

Il y a des gens qui vous transportent, dans leur vie comme dans la vôtre. J'ai aimé cette présence là, lourde et légère à la fois, pénétrante. Quand on l'écoute on a envie de cet amant là. D'un amant terriblement vivant, terriblement vibrant. Alors tout ce qui n'est pas ça devient un peu fade. Et l'autre vous apparait juste là, comme une évidence. Pourquoi les chanteurs nous ramènent ceux que l'on aime ?

Benjamin Biolay est en concert, n'écoutez pas les gens qui le décrient. Allez-y, entrez et laissez-vous aller...

 

 

Merci à Jane pour ce délicieux moment et à sa soeur qui n'a pas voulu venir me permettant ainsi de racheter la place :)

08.02.2010

Isis prête-moi ton khôl

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Dans les plaisirs féminins, j'aime résolument celui de se maquiller. Parce qu'avec un peu de technique et d'imagination, je me fais femme sage, délicieusement enfant, ou bien au contraire celle au regard enivrant… Mais si le maquillage sert aujourd'hui à se parer, il n'en n'a pas toujours été l'unique raison. Je tenais cette information du guide conférencier du musée du Louvre qui tentait de tenir le tourbillon d'enfants de 6ème que nous étions :

  • " Monsieur, Monsieur !!! Pourquoi les hommes de l'Egypte ancienne se maquillent ?" Lui avais-je déjà demandé. (J'étais dans ma période mille questions depuis mon plus jeune âge… Je ne suis pas encore bien sure d'en être sortie).
  • "Pour se protéger les paupières des rayons puissants du soleil" m'avait-il dit.

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Ok ma photo est floue mais je l'aime quand même :)

 

Mais c'est en lisant Courrier International que j'ai compris, qu'il y avait d'autres raisons purement médicales. Si le Vidal traîne sur les étagères de nos médecins, les codifications des prescriptions médicales, se faisaient déjà sur papyrus, sous l'Egypte ancienne. Et comme remède à certaines infections oculaires, il fallait suivre la prescription suivante : "1/16 ; calamine : 1/16 ; ocre rouge [tjerou] : 1/64 ; minéral-sia du Sud : 1/64. [Cela] sera broyé finement, préparé en masse homogène et placé dans les yeux jusqu’à ce qu’ils guérissent parfaitement.” Ouuuh ça doit faire mal ? Et non ça fait surtout joli :) En effet, je viens de vous livrer la formule du Khôl égyptien. Si c'est pas un peu la classe, ça y ressemble ;)

Les scientifiques férus d'éthnopharmacologie (ça doit faire beaucoup de point au scrabble ça) ont fouillé dans les trousses à maquillage de ces égyptiennes des temps passés, auprès des différents musées. Ils y ont trouvé des éléments naturels et oh surprise, des élements transformés, c'est à dire non existants tels quels dans la nature.


Vous pouvez lire l'article complet sur ce sujet d'éthnopharmacologie, traitant des travaux des chercheurs du Louvre associés aux chimistes de l’équipe de Christian Amatore, de l’université Pierre-et-Marie-Curie, ici : les vertus cachées du khôl égyptien.

Bon le journaliste qui a rédigé l'article sur le khôl, l'a illustré par une photo d'eye-liner… Mamamia blasphème !

05.02.2010

La trahison de l'étiquette

Faire un stage burlesque m'a réconcilié avec la grâce et l'élégance de la féminité, malheureusement ces heureux moments ne sont pas toujours au rendez-vous. Explications.

Hier, je dispensais mon cours de "méthodologie du rapport de stage" quand une élève vint me voir à la fin de l'heure. Autant vous dire que c'est un moment d'exaltation pour le professeur, qui espère un regain soudain d'intérêt pour sa matière.

  • Madame ...
  • Oui.
  • Je voulais vous dire ...
  • Oui ?
  • Votre pull, il est à l'envers.

Penchant avec allure ma tête vers mon épaule, je vis effectivement la couture de mon col-roulé noir. Vous savez, celle qui vit habituellement à l'intérieur de vos pulls. J'avoue que dans un bref instant j'ai pensé à mentir et à invoquer une mode novatrice. C'est là, que j'ai vu flotter dans l'air, tel un pavillon dressé à l'effigie de la moquerie, une large étiquette blanche se détachant parfaitement sur le noir de mon col roulé...

Moi plus tard, je serai femme fatale ascendant Pierre Richard et vous ? ;)

 

03.02.2010

Jouer avec l'homme ?

A une époque c'était Madonna qui jouait avec Tony Ward ...

 

... Maintenant on peut tous le faire avec cette animation. Je n'aime pas faire de la pub mais j'avoue que je trouve l'idée plutôt bien conçue. Il a pris un coup de vieux quand même le Tony ;)

Merci à Vincent pour le lien

01.02.2010

Burlesque

P1010672.JPGJ’ai depuis plusieurs années, cette certitude qui vit en moi : il faut vivre sa vie comme on a intimement envie de le faire. J’ai toujours eu du mal avec les conventions. J’aime être libre, j’aime encore plus le vivre. Ainsi ce week-end, j’ai osé faire quelque chose qui m’animait secrètement depuis quelques temps : m’initier au burlesque.

J’y suis allée avec toutes les questions que je me posais sur la sensualité, la mienne, celle que l’on conjugue au féminin, celle que l’on veut soyeuse et jamais vulgaire. L’enjeu de cet atelier dominical : apprendre à se dévêtir.

Bien que nous soyons habitués à le faire au quotidien, il s’agissait ici d’en faire un moment de grâce. J’avoue ne pas en avoir mené large quand j’ai monté les escaliers du restaurant Chez Justine, menant à ces trois performeuses. Mais c’est en entrant dans cet univers que j’ai trouvé des femmes dans toutes leur diversité. Des grandes, des petites, des rondes, des maigres. Loin des retouches photoshop qui nous offrent des corps parfaits, les femmes de ce stage entendaient l’être à leur manière.

Miss Glitter Painkiller, Cerise Diva Champomy et Cherry Lyly Darling vous montrent les bases de la sensibilité de cet art, de la préparation physique, du sens du rythme, des techniques d’effeuillage, mais tout au long du fil, surfant sur la trame, elles vous poussent à être vous, terriblement vous. Non pas une pin up stéréotypée, mais vous avec vos envies, votre délicatesse et votre sensibilité.

Un grand merci à ces trois divas, qui vivent ce mouvement avec passion et qui le transmettent sans jamais voiler la diversité des femmes.

 

 

Pour plus d'infos :

 

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