25.12.2010
Noël : le constat ou le choix
Je ne sais pas si c'est parce que le petit Jésus naissant à ce moment-là, avait décidé qu'il allait sacrément en baver ou quoi. Mais pour moi Nöel commença par un choix et est aujourd'hui un constat.
Mes premiers Noël furent ponctués par ce choix : ton Nöel tu veux le faire avec Papa ou Maman? Mon père étant le genre de père que je ne souhaite à aucun enfant, mon Noël, je voulais le passer le plus loin possible de lui. Mais à cet âge là, ce choix, on ne l'a pas.
Maintenant, j'ai grandi pour basculer du côté Noël constat, à la sauce c'est la fin de l'année où tu en es dans ta vie ? Là, il y a les questions que l'on m'a posé et qu'indirectement, même si parfois on ne me les pose plus, que je me pose encore. Pourquoi n'ai-je pas d'enfants alors que j'en veux depuis l'âge de 16 ans (vous savez l'âge étrange où l'on a pas envie de relations sexuelles mais d'un ventre rond... Alors que plus tard on veut des relations sexuelles et perdre son ventre un peu rond, bref, là n'est pas le sujet).
Pour moi Noël, c'est me souvenir que je n'ai jamais pu me dire que j'ai été la meringue de la soirée, que je n'ai jamais exigé de fraises à 2h46 du matin. Du coup, autant vous le dire, je ne le vis pas super bien.
Mais comme je n'aime pas rester les deux pieds dans le même sabot (parce que c'est quand même super handicapant pour avancer, y'a pas à dire. Même un finaliste de course en sac arriverait à nous doubler). J'ai décidé de me bouger. Alors, j'écris. Depuis des jours j'écris. Pour trouver une solution pour me sortir de cet affreux merdier affectif. Où vis-je ? Qui suis-je ? Dans quel étage ère ?
J'ai passé en revue mes histoires sentimentales. Pourquoi moi, qui ai si envie de partager ma vie avec un chouette type, j'en ai pas dans un tiroir ? Où j'ai merdé à ce point pour qu'aucun d'eux ne me dise : "tu as un caractère de merde, que je rêverai de dupliquer, accouplons-nous ?"
Alors je me souviens, que j'ai souvent rêvé l'autre. Vous savez ce superbe côté fleur bleue qui vous rend si chouquinette et qui sourtout vous aide à ne rien vivre du tout. Je me souviens que j'ai souvent quitté mes compagnons. Que je n'ai aucune lettre d'amour, car je les ai toutes déchirée.
Je me souviens que si j'ai un engouement à faire tressaillir des hommes sur des générations, j'ai surtout la trouille au ventre qu'un jour l'un d'entre eux soit assez courageux pour me mettre face à mes incohérences.
Alors, parce que son bonheur commence souvent au creux de soi, j'ai décidé d'avoir ce courage-là. D'arrêter de paniquer sur ce terrain-là. D'être moi. Je ne sais pas trop comment je vais faire. Je sais que mes genoux vont cogner. Mais je vais y arriver :)
Joyeux Noël !
20:33 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Pour ma part je ressens quasi la même chose...
et pourtant mariée, une choupinette..
Ma choupinette voilà NOel qui devient un peu plus positif et pourtant les angoisses remontent.
les personnes perdues pendant l'année... etc...
ceux qu'on voudrait voir et qu'on peut pas..... etc vais peut être écrire sur mon blog tiens...
Bisous la belle...
Écrit par : Sandra | 25.12.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : orfeenix | 25.12.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Sandra | 25.12.2010
Répondre à ce commentairePendant longtemps, j'ai cherché un homme comme moi. Finalement, mon homme, mon mari, le père de ma fille, est très différent et c'est lui qui me stabilise, qui me donne l'équilibre entre mes paradoxes, mes passions, mes futilités, mes responsabilités. Et j'ai lâché prise pour le trouver, j'ai lâché mes a priori sur "ce dont j'ai besoin" et voilà que j'ai réussi à le trouver!
Écrit par : Rebecca | 25.12.2010
Répondre à ce commentaireEt ça me fait encore penser à cette chanson de Seal (Deep Water) que j'ai dans la tête depuis plusieurs jours et qui se termine comme ça :
"We will find a way
Letting the sun go down
Maybe we'll find a way
Holding the sun
We will find a way
Letting our life go by
I tell you we'll find a way
Holding the sun"
Écrit par : Kinishao | 25.12.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Claire S. via Facebook | 25.12.2010
Répondre à ce commentaireNe change pas car l'homme qui te correspond viendra a toi sans que tu t'y attende.. Il suffit d'être patiente et surtout de ne pas changer pour qui que ce soit.
Écrit par : Carine | 25.12.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Camille-Fraise | 26.12.2010
Répondre à ce commentaireJe viens de lire quelques billets de ton blog et je le trouve ... très intime... A notre époque c'est le genre de journal que nous cachions :)
Des petites choses m'interpellent :
Comment peut-on faire du vélo avec des talons ? (le charme et l'élégance ne se résume pas à la tenue...)
Il est vrai que les temps sont dur pour être un homme (drague sans faire d'erreur et/ou passer pour un lourd/ridicule/macho, être à l'écoute de sa dulcinée, (partager des séries, qui au mieux font passer le temps au pire forment une sorte de procuration), être intelligent mais pas trop, avoir un travail ou des perspectives d'avenir qui embellissent/encadre la/les relations "dit" sociétaux, partager les tâches ménagére (ce qui me semble correct), mais moins le bricolage (gros oeuvre, mécanique, ...). Tout ceci, je l'ai vécu, nous avons quasiment le même âge et vivre pleinement sa "jeunesse", se marier (après plusieurs années de vie commune), avoir un enfant (très désiré), une maison (sorte d'aboutissement d'un rêve de cocon familliale), tout ceci n'empêche pas de me retrouver au même point que toi après un divorce murement réfléchi.
Alors est-ce tes partenaires qui ne tenaient pas les affres de la vie ou est-ce que cela est propre à la gente féminine, plus réceptive, peut-être, aux dictats de nos sociétés ?
Au plaisir de te lire ou te suivre dans une prochaine émission voir au détour d'une rue de la vie ;)
Écrit par : Jean | 26.12.2010
Répondre à ce commentaireoui, c'est le moment de faire le point et d'écrire tes rêves. Après...tout ventre rond vient à qui sait trouver le père:-) bonne chance à toi pour l'an prochain!
Écrit par : marina | 26.12.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Galy | 27.12.2010
Répondre à ce commentaireTrès bonne fin d'année à toi, en te souhaitant que la suivante exhausse tes vœux.
Sinon, bravo pour 'la vie de Brian', j'ai adoré ce film.
Écrit par : Eric | 27.12.2010
Répondre à ce commentaireBien. Démarche courageuse. Joyeux Noël avec un peu de retard.
Et vivent les Monthy Python !
Écrit par : Mitch Dabelew | 27.12.2010
Répondre à ce commentaireBref j'aime bien ces textes où tu dis ce que tu ressens car je me retrouve un peu. Quel est l'intérêt? Peut-être me rassurer en me disant que je ne suis pas la seule à psychoter et que ça arrive aussi à des gens très biens! :)
Écrit par : Zenobie | 28.12.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Lilith | 02.01.2011
Répondre à ce commentaireTon alter ego se dépêche d'arriver, il fait aussi vite qu'il le peut, mais tu ne sais pas quelles sont ses embûches sur son chemin.
Peut-être était-il dans le Strasbourg-Port Bou ? Peut-être est-il retenu par une ex qui le vampirise ?
Allons, la valeur n'attend pas le poids des années, mais cette attente sera peut-être, au final, bénéfique.
Belle année.
Écrit par : Titom | 07.01.2011
Répondre à ce commentaireton texte est fort et bien écrit, je le trouve beau, dur mais réaliste... la vie en fait !
mes respects
Écrit par : zebre | 09.01.2011
Répondre à ce commentaireTon blog est fort bien écrit, ce n'est pas toujours facile de se raconter...
et pour conclure sur une note plus gaie je dirais "vive les Monthy Pytons" !
cheers
Anne Sophie
Écrit par : sophie | 29.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : TheCélinette | 30.08.2011
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