24.11.2009

Aimer comme ça

Vous aussi je suis sûre, ça vous est déjà arrivé, de vous pencher sur un livre vous proposant le B.A.BA. de l'amour : les hommes ils sont comme ça, les femmes comme çi, alors pour les pêcher choisissez le bon hameçon ... Foutaises !

Foutaises, parce que je suis nulle en stratégie amoureuse, et que je suis bien aisée de l'être. Je ne saurai appliquer un "process" amoureux, parce que j'aime vivre le nez au vent, la tête dans les étoiles. Et que fondamentalement, calculer, appliquer un comportement c'est tout sauf être soi. Et que la quête de la vie c'est justement d'être soi, vraiment soi.

Comme Richard Bach, dans son joli livre "Illusions, le messie récalcritrant" nous le dit si bien "on enseigne le mieux ce qu'on a le plus besoin d'apprendre". Je vais me permettre de vous donner mes tuyaux amoureux ('sont p'être pas aussi bon que ceux d'Omar Shariff mais bon vous n'avez peut-être que moi sous la main, alors pas de choix... p'is c'est gratuit aussi, ça compte).

Mon avis sur "the good way of life" amoureux c'est "be yourself". Vous êtes déçus ? Un peu ? Non, bon ça va. J'ai beau avoir tourné, et retourné la question dans ma cabeza de rêveuse du dimanche soir, j'en reviens toujours à ce constat : en amour, faîtes ce que vous avez envie de faire bon Dieu ! Cette technique a deux énormes avantages : voir rapidement si l'élu de votre coeur, vous apprécie pour ce que vous êtes et clairement, et deuxièment très clairement vous rendre heureux. Et ça c'est une énergie dont il ne faut pas se passer :)

Parfois vous ferez ce constat :

  • Vous avez consulté 612 fois votre répondeur ... et bien tant mieux (tant que ce n'est pas le chiffre de l'apocalypse on y va :)
  • Vous venez de lui envoyer une blague que vous trouvez super drôle, et c'est là que sous des dehors très féminins, il se rend compte que vous avez un humour d'homme (je dis ça parce que j'ai un humour d'homme, il paraît). On s'en moque la diversité ça colore la vie.
  • Il a envie de skyper avec vous, au moment où vous aviez décidé de vous laver les cheveux à l'argile. Acceptez la communication, mais surtout faire l'air de rien, toujours l'air de rien (c'est assez féminin, je crois).
  • Il trie ses lessives par blanc et couleurs. Vous ils vous arrive de faire des lessives entières de rose (s'vous plait, dîtes-moi qu'à vous aussi ça vous arrive). On assume, le kitch de la vie, merde alors.
  • Il vous raconte une blague et spontanément vous riez... avec votre vrai rire qui fait fuir les colibris et vibrer les murs. Qu'importe ça vous permettra de voir si la déco est bien fixée :)

 

Etc,... Ne vous laissez pas embêter. Ne calculez pas. Vivez !

 

 

J'aurai aimé trouver une vidéo de Jeanne Cherhal interpretant cette chanson .. mais bon ...

22.11.2009

Dis-moi ce que tu lis, je te dirais ce que tu es

J'aime ce genre de samedi là. J'ai du patchouili dans les cheveux*, je me fais la peau douce. Une amie appelle, on flâne au marché, on se pose en terrasse, on déguste des gyosas, puis nous déambulons gaiement jusqu'aux passeurs de texte*. C'est là-bas, que j'ai tendu la main, pour m'approprier ces ouvrages là :

Capture d’écran 2009-11-21 à 15.38.10.png

Soit (par ordre d'apparition à l'écran) :

  • GRAPHISKE HISTORIER by Lilly Dillon (édition Intervista)
  • Le baleinié (l'intégrale) de Christine Murillo, Jean-Claude Leguay et Grégoire Oestermann.
  • Le sionisme du point de vue de ses victimes juives d'Ella Shohat (éditions La fabrique)
  • Drogues & cerveau de Stéphane Horel et Jean-Pierre Lentin (éditions ACTUEL PANAMA)

Ok je dois aussi lire la dernière lettre que les impôts m'ont envoyé, mais sinon vous, vos dernières soifs de livres, elles s'appellent comment ?

 

 

 

* Notes :

- Penser à vous parler du ghassoul au patchouili de chez Logona

- Les passeurs de texte est une jolie librairie troyenne

du début de la rue Emile Zola (au 3 & 5)

où l'on entre comme dans une caverne aux trésors

21.11.2009

Chansons d'amour

L'autre soir au tour d'une tablée "de filles", nous parlions d'amour et dans le fracas de nos éclats de rire, nous avons improvisé un meddley de chansons d'amour en tous genres.

C'est précisément là, que j'ai besoin de vous. Quand je pense à des chansons d'amour, il m'en vient spontanément, comme :

  • I'm yours - Jason Mraz
  • I say a little prayer for you - Aretha Franklin
  • Creep - Radiohead
  • Colorblind - Counting Crows
  • Secretly - Skunk Anansie
  • Easy - Faith No More (version originale Lionel Ritchie)
  • Nerver tear us apart - INXS
  • Girl you'lle be a woman soon - Urge overkill
  • The Blower's daughter - Damien Rice
  • Dis quand reviendras-tu ? - Barbara
  • Au coin du monde - Keren Ann
  • Le grand sommeil - Etienne Daho
  • Turn me on - Norah Jones
  • Last request - Paolo Nutini
  • I bruise easily - Natasha Bedingfield
  • Moonlinght lady - Iggy Pop
  • Hungry heart - Bruce Springteen
  • Crazy little thing of Love - Queen
  • Just like heaven - Katie Melua (version originale The Cure)
  • Little wing - The Corrs (version orignale - Jimmy Hendrix)

 

 

... Mais les vôtres, celles qui vous touchent particulièrement, qu'elles sont-elles ?

Celui qui me dit Ce soir de Max Boublil est exclu ;)

 

 

Edit : chaque jour, certains d'entres vous, me déposent ici la chanson d'amour qui les fait vibrer et j'aime ça. Du coup, je partage avec vous celle que m'a fait découvrir La Pompe à Wini : Eels "That look that give that guy" Attention, frissons garantis :)

20.11.2009

Soirée court-métrage nov 2009

La Pellicule ensorcellée nous propose des soirées toujours passionnantes depuis plusieurs années déjà. Je pleurs de ne plus les voir dans nos salles de cinéma (faire vivre l'art & essai et les courts en province, ça relève du combat). Clairement pour le moment nous n'avons plus la chance de les acceuillir pour leurs soirées thématiques sur les courts métrages (si quelqu'un a une solution ça serait vraiment extra).

Mais mais mais, comme ils ont conclu un partenariat avec la compagnie CFB451, ils vont projeter un court avant certains spectacles dont ce soir, dans (à mon sens) le plus beau théâtre de Troyes : la Madeleine.

Ce partenariat ouvre avec la projection du court-métrage "Le p'tit bal" de de Philippe Decouflé, suivi de la pièce de théâtre "Raf Banni" de Pierre Gope, dont nous découvrirons la première représentation métropolitaine.

Pour que la diversité culturelle reste présente à Troyes, je vous encourage à y aller. A ce soir :)

Le p'tit bal.png

Complèments d'informations :

- Raf Banni, synopsis : "Qu’il est dur d’être un homme sur cette terre pleine d’embûches. Encore plus dur quand on est amoureux. Et carrément désespérant lorsque la femme aimée est aimée par deux autres prétendants. A partir du thème d’Hernani, Pierre Gope continue sa quête d’un monde meilleur où la parole est vraie et se veut sincère. Il nous invite à un voyage infiniment intérieur qui nous parle de tous les endroits de la terre."

- Lieu dde rendez-vous:  vendredi 20 novembre à 20h30 au théâtre de la Madeleine.

- Prix de 5 à 15 euro, réservation & achat de place :

  • On line sur le site du théâtre de la Madeleine.
  • Au centre culturel de la Maison du Boulanger (42, rue Paillot de Montabert 10 000 Troyes Tél. : 03 25 40 15 55)
  • Ou pour les relax, directement sur place (rue Jules Lebocey 10000 Troyes Tél. : 03 25 43 32 10).

- La Pellicule ensorcellée : son programme (l'asso rayonne sur toute la région).

 

La pellicule ensorcellée.png

 

17.11.2009

Le truculent John Waters

Ici pas de papotages sur une avant première, sur un enième film sur la fin du monde, juste une envie de vous parler d'un film qui a rythmé mes années collèges : Cry Baby, du terrible John Waters.

John Waters.pngJohn Waters ? Who's that guy ?

Si vous êtes amateur de bon goût, fuyez cet homme dont le passage dans une école catholique n'a fait que renforcer son anti-conformisme pour l'acheminer vers un cinéma underground résolument trash.

Ses acteurs ? Comment ne pas citer Divine (Glenn Milstead), un bien heureux travesti qui réalisa la belle performance de se violer lui-même (remarquez comme on est jamais aussi bien servi que par soi-même moi j'dis il a peut-être pas tout à fait tort).

Sa ville fétiche ? Baltimore. Il la décrit en ces termes « À Baltimore aujourd'hui - le maire va me reprocher de ne pas faire un portrait flatteur - toutes les classes moyennes sont parties. Il ne reste que des pauvres, Blancs et Noirs et des riches. Les bars sont sympas mais mieux vaut éviter de traîner dans la rue. À Baltimore, les gens ont beaucoup d'humour. Ils se croient normaux, mais ils sont complètement barrés. Ils refusent de quitter la ville et ne comprennent pas ceux qui le font. Mais ce qui les fait rire, c'est en général ce qui choque n'importe qui d'autre. Les gens sont tous obèses, c'est la capitale de la mayonnaise. On a de chouettes fripperies, de chouettes bars. On excelle dans tout ce qui est minable. Le chic, un peu moins. Le seul truc chic de Baltimore, ce sont des éleveurs de purs-sangs dans leurs superbes cottages. J'ai grandi à Baltimore en vouant un culte à tout ce que la ville tentait de cacher. Dans mes films, je disais du bien de ce que les gens détestaient ».

Ses films ça donne quoi ?

Il obtient sa remomée grâce à Polyester (1981) premier film en odoramat (les mésaventures et la descente aux enfers de Francine, mère d'une famille atypique : un mari pornographe qui la méprise et la trompe, un fils fétichiste de pieds et de chaussures, et une fille extravertie qui tombe enceinte ...).

Hairspray (1988) annonce un tournant "grand public". Ce film met l'accent à la fois contre les discriminations physiques dont sont victimes les femmes en surpoids, et contre la ségrégation raciale.

J'avais pour ma part beaucoup aimé Serial Mother (1994) une mère apparemment de bonne famille mais avec des élans de psychopathie sévère dès qu'on la contrarie.

 

Cry baby : Oh when the rain drops start to fall, tears fall from my eyes.Then my heart starts to fall, don't you realize, oh realize!

Mais c'est sur Cry Baby que j'aimerai faire un focus. Il a été présenté en hors compétition au festival de Cannes en 1990, l'année où David Lynch reportait la palme d'or pour Wild at Heart (Sailor & Lula). Le casting, ressemble à son auteur, décalé et hétéroclite :

- Johnny Depp : qui sortant de la série 21 jump Street révélait déjà que sa carrière n'allait pas être celle que l'on pensait.

- Iggy Pop : rocker déjanté que l'on ne présente plus.

- Traci Lords : son histoire personnelle ne pouvait que ravir John Waters : née de mère russe et de père juif ukrainien, elle reçoit une éducation conservatrice et religieuse et chante tous les dimanches dans le chœur de l’église, pour finalement vers l'âge de 16 ans se destiner à une carrière pornographique. Elle fut l'une des actrices pornos les mieux payées et surtout la première a imposer ses conditions de tournage (horaires et refus de certaines pratiques).  Une de ses collègues dira d'elle « cette fille en savait plus sur le sexe que toute l’industrie du porno réunie. »

- Patricia Hearst : petite fille d'un des magnat de la presse américaine, elle fut enlevée en 1974 par l'armée de libération symbionaise (déjà le choix du nom du groupuscule est alarmant, mayonnaise aurait certainement été plus convaincant non ?) groupuscule voulant rétablir l'équilibre riche-pauvre. Ils la maltraitèrent et l'entraînèrent dans des hold-hup etc,.. Patty Hearst est souvent citée comme un exemple probant du syndrôme de Stockholm, car il a été difficile de savoir, in fine si elle avait participé de gré ou de force à certaines des actions du groupe. Elle a fait 2 ans de prison. Pour l'anecdote, son histoire inspira à Michel Berger l'opéra rock Starmania.

Ce film qui étant déjà à sa sortie résolument kitch n'a donc pas pris une ride. Impossible pour moi de le regarder sans chanter à tue-tête et sans en décortiquer la moindre scène.

Voici l'introduction du film, comme tous les films de John Waters, l'action de Cry Baby se déroule à Baltimore (ici dans les années 50). Cette intro sert de générique, présente les différents personnages clés, et plante le début de l'intrigue : que fait une jeune catholique bien élevée quand elle croise Johnny Depp ? Elle réalise que Dieu existe et a envie de crier "mais sortez-moi de cette jupe !!!"

 

 

Voici une de mes scène préférée du film, illustrée par la chanson "please Mr Jailer"

 

 

Ce film est absolument à voir en V.O.

Enjoy :)