07.03.2010
Mon rire du dimanche soir
provient du du site "dans ton chat" :
" Je me souviens quand j'étais en DUT, on avait un prof écolo à mort
Et sur sa voiture y'avait un autocollant "Plus je vois les hommes et plus j'aime les bêtes"
On avait gratté l'autocollant pour que le ê se transforme en i.
On savait rire à cette époque..."
C'est dans ces moments là que je me dis que mon humour est un peu celui d'un homme ;)
19:24 Publié dans 06. Faites-moi rire | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : humour, dans ton chat
01.03.2010
Les tribulations des transports en commun
Moi j'étais là, assise le visage contre la fenêtre, a regarder les images défiler comme je le faisais déjà enfant. Lui, il est entré dans cette rame de la ligne 1. La cinquantaine, l'attaché-case, qui simule le sérieux, les traits tirés, l'air grave. Je l'aurai volontiers imaginé dévorant un roman du type "les gencives de la belle mère" ouvrage issu d'un dramaturge russe dont la carrière avortée d'orthodontiste aurait gravement nuit à sa stabilité mentale.
Il se tenait loin de moi, le regard fier. Mais, le sort en décida autrement.
Alors qu'il pensait maîtriser la station debout à l'excellence, le métro freina subitement. C'est alors que je le vis entamer un genre de pas de mambo latéral avant de s'écraser comme une crêpe contre ma petite personne. J'avoue que ni la grâce ni l'élégance étaient dans ce métro. De nouveau à la verticale, il reparti, sans excuse et passablement vexé.
C'est alors que je me suis penchée vers ma voisine : "quand on a un fort potentiel de séduction comme moi, il faut s'attendre à ce que les hommes se jettent sur soi" ;)
Ma voisine a beaucoup ri. Nous avons papoté tout le reste du trajet, tandis que le danseur improvisé promenait sa triste mine :)
EDIT : heyyy c'était ma 500ième note :)
19:47 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
25.02.2010
Recontre du 3ème genre
Quand je les ai vu, je les ai trouvé trop adorables. Il y avait une telle douceur entre eux, tant d'attentions. Il y a de ces couples où vous vous dîtes "rhooo je veux un amour comme ça". Lui avec son style original, dont on se dit quelle liberté. Elle douce comme une biche avec des allures de stars hollywodienne des années 50.
Quand il m'a donné le lien vers son travail de photographe, j'y ai vu son projet XXboys, projet "visant à donner à sa communauté des images sexy et positives". Là, j'ai su. Parce que j'avais lu un article à ce sujet sur Fluctuat. Alors j'ai plongé dans un univers que je ne connaissais pas. Celui des personnes dites transsexuelles, auquel je préfère le terme "transgenre". Ma seule approche remontait à mes premières années de droit. On y avait appris comment certaines personnes pouvaient changer d'Etat civil. Je m'étais assez investie dans le sujet et avait donc obtenue une fort jolie note. Mais mes connaissances s'arrêtaient là. Comme la vie est bien faite, cet après-midi j'ai pu écouter sur France Culture l'émission Sur les docks* qui traitait de ce sujet dans sa diversité, faisant tomber les tabous, comme les idées reçues. Je ne peux que vous encourager à en récupérer le podcast afin de mieux comprendre les uns comme les autres.
La bonne nouvelle du moment c'est que la France a tranché en faveur de la dépsychiatrisation de la transsexualité.
Présentation de l'émission Sur les docks "rencontre du3ème genre" : Une demande folle ? Plus maintenant ! Le 16 mai 2009, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot annonçait par communiqué de presse avoir soumis à la Haute Autorité de la Santé une proposition visant à faire sortir le transsexualisme des Affections de Longue Durée (ALD), autant dire : des maladies mentales. Depuis, les autorités gardent le silence. On ignore d'ailleurs toujours si cette « dépathologisation » ouvrirait la voie du déremboursement des soins par la Sécurité Sociale. Accéder par cette mesure à la demande pressante des associations de défense des droits des transsexuels et transgenres reviendrait en effet à désavouer symboliquement la thèse jusque là soutenue par nombre de ceux qui s’étaient spécialisés dans les troubles de l’identité sexuelle. En tête de cortège, les psychiatres qui détiennent encore les clés du protocole de transition encadrant la mise en conformité du sexe anatomique avec le genre psychique. Comment donc qualifier et traiter des personnes intimement convaincues d'appartenir au sexe opposé à celui de leur corps, ou même de n'appartenir à aucun des deux sexes ? Leur simple existence remet en question des repères immémoriaux que ce soit au niveau social, biologique, émotionnel, ou tout simplement lexical. Comme l'explique Pierre-Henri Castel, historien des sciences et chercheur au CNRS, tous les termes de toutes les tentatives de définition existantes sont sujets à polémique. Et il y a autant de parcours que de trans. Floryan a commencé sa transition à 15 ans. Aujourd’hui, à 19 ans tout juste, il vient d'obtenir le tant convoité changement d'état civil. Kay a 30 ans ; il a dû faire appel à la solidarité de ses amis pour pouvoir achever sa transition, rendue impossible dans le cadre du protocole tel qu'il est imposé aujourd'hui. Et au cœur des polémiques, reste la question obsédante de la liberté. La liberté de choisir son médecin, la liberté de ne pas être « conforme » à une norme extérieure, et surtout, la liberté d’être reconnu pour ce que l’on est.
22:27 Publié dans 05. Ici on range de tout | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : kael t block, transgenre, xxboy, ald
18.02.2010
Le ridicule ne tue pas
C'est toujours étrange de penser à quelqu'un qui ne pense pas à vous. De s'intéresser aux fluctuations de la vie d'un autre, qui ne se pose pas la question de savoir où va la votre.
C'est un peu comme une maladie. On la cache bien adroitement. On sourit, on chante la vie. Mais parfois là, juste là au creux d'une conversation, cela resurgit. C'est ce moment d'absence où l'on quitte le fils de la conversation pour ne penser qu'à lui. Puis on se raccroche. Plus à la conversation qu'à l'espoir. Car la conversation, elle, elle est tangible.
Il y a des noms qu'on s'interdit de dire. Par peur du ridicule, mais plus encore du non-sens. Parce qu'on sait qu'il n'y a pas de réponse à une absence, elle se suffit d'elle-même.
Alors on garde ses émotions dans une boite, en priant fort pour qu'elle ne s'ouvre pas, au milieu de la nuit, dans le bus, au cours de cette situation pro. On la colle un peu, on la maintient. Personne ne la voit sauf vous, qui savez que ces émotions ne demandent qu'à vivre, rire et exploser. Alors on tue ses émotions comme on tuerait des petits chats, pas très fièrement en somme.
00:50 Publié dans 02. Les amourettes & autres fééries urbaines | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
15.02.2010
De la subjectivité du romantisme ...

Ce week-end, lors de la Saint Valentin, élégante à souhait, je suis allée en vélo rejoindre un groupe d'amis. Alors que je prenais cette ruelle médiévale à l'ambiance si particulière, il m'a vu. Il est resté en arrêt devant moi et m'a lancé un soucieux "attention à ne pas glisser en bicyclette Mademoiselle". Moi en femme cruelle, je l'ai ignoré.
Il me faisait face, son sexe entre ses mains.
Naaan mais j'vous jure !
Photo réalisée par Thibault Béné
13:34 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note





