12.10.2006
Ca y est j’en suis une …
Voilà, il m’aura fallu 32 ans pour en arriver là. Pour réussir à en être une dans toute son ampleur…
pour réussir à être une chieuse…
Bon autant vous dire que déjà, dès ma plus tendre jeunesse j’avais toutes les qualités requises pour en être une.
- A 6 ans, je disais à ma mère ma soif d’indépendance et je réclamais mon logement à moi.
- Dès que j’ai réussi à savoir lire et écrire, je lui disais que je n’avais plus besoin d’aller à l’école, puisque je savais déjà l’essentiel. Bizarrement elle n’a pas donner suite à mes vœux.
- J’ai compris un jour, en primaire, qu’en laissant les garçons m’approcher tous à la fois, ça me permettait ensuite de donner une super claque collective (m’ont plus embêtée ensuite lol).
… Après le trou noir … l’école buissonnière du "Célinette attitude".
Je me suis transformée en "Barbie les yeux tristes"…
Mes amoureux pouvaient me tirer les cheveux, me faire mille misères : je les Aimmmmmmmmmmmmmmmmmais !
Criant mon amour avec une conviction à tuer les pigeons.
Du coup, j’ai été coachée par de nombreux amis endurants, dont Dr Sonia et Dr Romain. Qui m’ont tout bien expliqué les comportements humains, me prouvant par A+B que mon comportement générait des situations à répétitions d’une part. Et d'autre part, qu’il en fallait pas avoir peur d’affirmer ses envies et ses opinions au cavalier de mes rêves.
C’était hyper intéressant vraiment.
Mais quand ils me parlaient, je voyais mon prince charmant se faire la malle, à califourchon sur son beau destrier blanc.
Du coup, je continuais à faire peur aux pigeons.
Ces esprits éclairés n’ayant pas eu assez de force pour réanimer mon activité corticale… La main de Dieu a agit pour moi.
Elle m’a trouvé un Xème prince charmant.
Beau comme tout, à la fois viril et nonchalant, un regard vers moi, l’autre vers les horizons de la vie...
Méfiante, intriguée puis charmée…. Je me ruais de tout mon être vers cette nouvelle porte du bonheur.
Et quel bonheur : un merveilleux bout de vie amoureuse… de ... 4 semaines.Je ne sais pas si le prince charmant avait mangé un truc avarié ou s’il avait contracté une pathologie foudroyante (genre athrophie du cœur, disparition subite du respect et de la gentillesse)… Mais il s’est révélé autant malhonnête que vil.
Ce Xème coup de massue vint m’assaillir avec un effroi incomparable.
Pleurant à chaudes larmes (et oui toujours une note d’érotisme même dans l’abîme de la mélancolie), je passais mes nombreux échecs en revue, l’arrivée prochaine de ma ménopause (oui ben je sais on a tendance à dramatiser), mon compte en banque presque à secs, mon linge à repasser etc …
Les larmes redoublèrent, puis triplèrent et ceci jusqu’à l’infini.
J’ai laissé couler tellement de larmes, qu’une conviction s’imposa de facto : je ne ferai pas pipi pendant au moins un mois.
Grâce au ciel il n’en fut rien.
Après avoir pesé le pour et le contre de ma situation. J’ai résumé mon plan d’action à une expression : bouge-toi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Là, j’ai tout passé en revue. Ce que je voulais faire et que je n’osais pas…(d’où pas mal d’articles sur ce blog).
Et surtout, et surtout, j’ai bien bien compris une chose. On peut tomber sur un homme qui nous plait comme l’étoile au milieu du ciel… S’il commence à déconner sur des points fondamentaux du respect humain … Faut le rendre à sa mère sans aucun remord.
Autrement dit : il peut être beau, intelligent, drôle, doué d'un charisme de la mort qui tue... Il faut oser dire ce que l'on pense. Ne pas accepter, ce qui nous blesse ou nous fait mal. Dire stop quand un homme nous mène en bateau qu'elle que soit les circonstances (ils ont toujours des circonstances particulières, dramatiques et implaccables ... Oui oui j'ai lu Antigone).
Bref, pour accepter un amour, il faut accepter à chaque seconde de pouvoir le perdre.
Il faut être capable de savoir dire stop à une relation même si elle a été merveilleuse. Il faut savoir dire, j'aimerais qu'on parle même si on a peur des réactions de l'autre, et des nôtres.
En amour aucune technique ne nous épargnent de souffrir. Quand on s'investit dans une relation, forcément on prend des risques.
Je l'ai quitté 2 fois dans les 2 premières semaines de notre relation. Sans dispute, juste en précisant ce que j'attendais d'une relation : un respect mutuel. Tant que cette situation n'a pas été rétablie, je n'ai pas cédé (et pourtant il me manquait vraiment).
Depuis nous sommes de nouveau ensemble et tout se passe très bien... Parce qu'être une chieuse, c'est être clair avec soi comme avec l'homme qui partage notre vie. Ce n'est pas être capricieuse, c'est oser poser des fondements dans une relation, au risque de la voir se rompre.
Depuis, je suis encore plus amoureuse. Je chouchoute mon doudou comme jamais. Je vis ma vie comme jamais (sortie, hobbies, etc). Et surtout, je me sens libre d'une épée Damoclès que j'avais toute seule mise au sommet de ma tête ...
Et vous votre amour vous en prennez soin comment ?!
PS : dans un tout autre style tendez votre oreille vers la pétillante Agnès Bihl
16:30 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : Chieuse, Agnès Bihl, Amour |
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