10.12.2006
Le ciné du dimanche
Le dimanche soir, il m’arrive souvent de clôturer le week-end par un film au cinéma. Je trouve que cela donne une note joviale à mes dimanches et ça me laisse plein d’images dans le cœur.
Ce soir j’avais décidé de voir la dernière comédie romantique de Roschdy Zem, pour plusieurs raisons. D’abord parce que j’aime particulièrement cet acteur… et parce que le sujet me touchait de près : quel est l’avenir d’un couple mixte ?

J’entends par là, un couple mixte qui accepte ses différences, pas des personnes qui se convertissent dans le but d’oublier tout un pan de leurs origines pour noyer les problèmes. Etant moi-même issue d’un couple mixte ce sujet m’est familier.Je garde à l’esprit qu’il est possible de transmettre deux cultures à un enfant, de l’enrichir de tout cela, du passé et des regards différents. Et j’avoue que si un jour je devais revivre une vie de couple « mixte » j’en serai la première ravie.
Si cette comédie romantique passe comme un bon moment, elle marque aussi clairement les intolérances propres à chaque religion, les traditions que l’on suit par familiarité, et les préjugés qui en découlent. Elle exprime aussi dans cette période de montée inquiétante des religions, une autre façon de vivre ses origines.
Roschdy Zem, l’explique ainsi : « J'ai voulu qu'Ismaël sorte des clichés des personnages arabes au cinéma. C'est pourquoi j'en ai fait un professeur de musique, passionné de jazz (...) On parle de plus en plus de religion aujourd'hui. Les acteurs, les chanteurs ou les sportifs parlent davantage de leur foi que de leur activité. Surtout, chacun se vante d'avoir une religion qui prône la tolérance et la paix, mais, quand on regarde de plus près, cette tolérance est assez limitée.(...) Et puis j'en ai assez de l'amalgame ! Aujourd'hui, l'Islam dont on parle, c'est celui des pays qui souffrent : le Pakistan, l'Irak, la Palestine. Quand il y a souffrance, on tombe dans l'extrême. L'Islam dont j'ai voulu parler dans mon film, celui de la deuxième génération d'immigrés, est simplement spirituel. C'est celui-là qu'on a voulu montrer. De même (...) [les personnages juifs du films] sont français avant d'être Juifs et ne sont pas dans des pratiques excessives. J'ai fait de même avec les Musulmans". Article paru dans Allociné
En écrivant cette note, je pense à ce couple mixte que j’avais croisée et qui m’avait impressionné par leur belle tolérance.
Je vous conseille la très belle chanson de fin « Pour qui » interprétée par la belle Souad Massi et par Gad Elmaleh. Elle est en écoute ici.
22:54 Publié dans 05. Art & Co | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : Mauvaise foi, Roschdy Zem, Cécile de France |
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