21.09.2006

Lili et le Baobab

medium_Lili_et_le_baobab.jpg

Lundi soir, j’ai eu la chance d’assister à la projection du dernier film de Chantal Richard, « Lili et le Baobab ». Ce film nous était présenté par l’association La pellicule ensorcelée.

Des films sur l’Afrique on en a tous déjà vu. Ceux qui nous montre une Afrique « idéale », ceux qui nous montre une Afrique déchirée, une Afrique en révolte…

Ce film a le mérite, de comporter peu de dialogues, et de ne pas sous-titrer les passages en pulaar. Ce qui nous plonge directement dans les émotions de la jeune Lili venue faire un reportage photo dans le village d’Agnam (Sénégal). Tout bascule quand une jeune femme (enceinte mais sans mari) demande à Lili de prendre son enfant, pour le ramener en France. Lili se pose alors sans doute les mêmes questions que France Gall dans sa chanson Babacar… Et elle doit alors faire un choix par rapport à cette situation.

On vit ce film, pleinement, avec ses émotions, via les gestes, les regards, les silences.
L’organisation des liens, les croyances, les rythmes de vie, le rapport à la nature nous touchent de plein fouet.
Je peux difficilement dire j’aime ou j’aime pas (leur mode de vie) parce que les émotions qui me sont venues sont davantage restées dans mes tripes que dans mes mots… En tous les cas, elles m’ont fortement interpellées.
Je trouve que ce film recentre sur des émotions simples et essentielles et qu’il a le mérite de mettre en exergue, les clichés que ces deux continents on l’un envers l’autre. Pour ceux qui aiment l’art & essai, les films tout en douceur et en profondeur … N’hésitez pas …

Je remercie Chantal Richard & l’association de la Pellicule Ensorcellée, de nous avoir permis de participer à un échange, post projection.