05.10.2007
A ce moment là …
Dans la vie, il y a des « moments » qui se répètent.
Ces moments qu’on aimerait réussir mais qui tombent.
Ces moments qui ont l’air si simples pour les autres, qui les réussissent le sourire aux lèvres, l’air triomphant.
D’ailleurs ces victorieux, ils s’en inquiètent, de cet échec.
« Mais comment se fait-il que tu n’y arrives pas ? C’est quand même pas si compliqués quand même ? Prends sur toi, avances ! »
Oui … oui… oui. Triple fois, OUI.
Mais moi je n’y arrive pas.
Ca me prend aux tripes.
Il y a ce que je voudrais dire, et ce que je laisse fuir.
Et à chaque fois que cette saloperie de situation revient, je retombe.
Alors pour me voiler la face, je me trouve des excuses (un contexte, un espoir, un c’est comme ça) pour masquer ce que je n’arrive pas à dire « j’ai eu peur, je n’ai pas eu la force, j’ai échoué ».
Et là, hier soir, ce moment-là… Celui qui est difficile pour moi, est revenu.
Il était là, avec un autre scénario, un autre personnage… Mais la trame de fond était la même. On voit les choses venir et on se murmure de plus en plus fort : « non non non » pas ça… Et on commence à plonger.
Mais hier, les choses ont pris une autre tournure.
Je ne sais pas pourquoi mais je sentais bien que je tenais mieux le cap.
La soirée s’est déroulée … Puis quand le moment délicat est venu : j’ai dit non.
Et j’ai su dire pourquoi je disais non. Pas pour heurter l’autre, mais pour moi me donner une meilleure vie. Pour simplement dire, je ne veux pas de ça, pas comme ça, chacun son choix.
Et là sur ces quelques minutes, qui ont ponctué une situation qui durait depuis plusieurs heures, tout a basculé.
Le masque est tombé.
Le mien et celui de l’autre.
Et pour la première fois de ma vie j’ai vu les choses autrement.
J’ai vu un homme qui, à chaque fois que la même situation se présentait, je désignais en bourreau. Je l’ai vu changer d’expression, d’intonation, perdre ses moyens et ses repères. Je l’ai vu pas si sûr de lui, pas si déterminé dans ses choix.
Je l’ai vu quitter l’homme pour devenir l'humain, faillible comme moi, avec des inquiétudes, des envies, des moments de doutes, des sourires aussi.
J’ai compris que la vie est une question de choix et avant tout de confiance en soi.
Que les choix ne sont pas toujours simples (pendant, avant et après) mais que quand ils sont siens et dits avec respect et douceur, il donne une autre couleur.
Hier soir, j’ai connu une victoire personnelle.
Non pas contre quelqu’un mais contre une putain de croyance à la con.
Et j’aime tant goûter à cette liberté ;)
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