08.02.2010
Isis prête-moi ton khôl
Dans les plaisirs féminins, j'aime résolument celui de se maquiller. Parce qu'avec un peu de technique et d'imagination, je me fais femme sage, délicieusement enfant, ou bien au contraire celle au regard enivrant… Mais si le maquillage sert aujourd'hui à se parer, il n'en n'a pas toujours été l'unique raison. Je tenais cette information du guide conférencier du musée du Louvre qui tentait de tenir le tourbillon d'enfants de 6ème que nous étions :
- " Monsieur, Monsieur !!! Pourquoi les hommes de l'Egypte ancienne se maquillent ?" Lui avais-je déjà demandé. (J'étais dans ma période mille questions depuis mon plus jeune âge… Je ne suis pas encore bien sure d'en être sortie).
- "Pour se protéger les paupières des rayons puissants du soleil" m'avait-il dit.
Ok ma photo est floue mais je l'aime quand même :)
Mais c'est en lisant Courrier International que j'ai compris, qu'il y avait d'autres raisons purement médicales. Si le Vidal traîne sur les étagères de nos médecins, les codifications des prescriptions médicales, se faisaient déjà sur papyrus, sous l'Egypte ancienne. Et comme remède à certaines infections oculaires, il fallait suivre la prescription suivante : "1/16 ; calamine : 1/16 ; ocre rouge [tjerou] : 1/64 ; minéral-sia du Sud : 1/64. [Cela] sera broyé finement, préparé en masse homogène et placé dans les yeux jusqu’à ce qu’ils guérissent parfaitement.” Ouuuh ça doit faire mal ? Et non ça fait surtout joli :) En effet, je viens de vous livrer la formule du Khôl égyptien. Si c'est pas un peu la classe, ça y ressemble ;)
Les scientifiques férus d'éthnopharmacologie (ça doit faire beaucoup de point au scrabble ça) ont fouillé dans les trousses à maquillage de ces égyptiennes des temps passés, auprès des différents musées. Ils y ont trouvé des éléments naturels et oh surprise, des élements transformés, c'est à dire non existants tels quels dans la nature.
Vous pouvez lire l'article complet sur ce sujet d'éthnopharmacologie, traitant des travaux des chercheurs du Louvre associés aux chimistes de l’équipe de Christian Amatore, de l’université Pierre-et-Marie-Curie, ici : les vertus cachées du khôl égyptien.
Bon le journaliste qui a rédigé l'article sur le khôl, l'a illustré par une photo d'eye-liner… Mamamia blasphème !
14:03 Publié dans 04.Ici on range de tout, 07.Ici ça buzz Minute publicitaire | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : isis, égypte, courrier international, maquillage, khôl |
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30.11.2009
Quand Rennes montre l'exemple
Au collège, j'avais racheté une joli jupe rose bonbon à Clélia. Je la portais avec un collant noir opaque et un coll roulé noir. Au pressing, la dame m'avait fait une remise : "elle est pas grande votre jupe, je vous fait moitié prix ;)". Je l'ai porté des dizaines de fois cette jupe, je l'adorai.
Quand je suis arrivée à Troyes, vers mes 16 ans, j'ai décidé de m'habiller comme à mon habitude. Un jour alors que je portais la jupe fétiche, un jeune homme de mon âge m'a regardé de manière agressive, en disant à son pote : :"tiens celle-là elle veut se faire violer". Une angoisse est montée en moi. J'ai donné ma jupe, je la regrette encore.
C'est un peu la même histoire, en plus glauque (puisque la jeune femme, quant à elle s'est faite violée par ses camarades) que nous relate cet article de Courrier International traduisant celui d'Anaïs Ginori du journal la Repubblica. C'est l'histoire de ces "violences consensuelles" qui contraignent les femmes à ne plus être féminines pour se protéger. C'est l'histoire d'étudiantes de Vitré, et de Rennes, qui au lieu de subir, ont choisi de réagir ... C'est l'histoire de personnes qui comprennent que ce genre d'actes peuvent changer la condition de la femme... à lire !

En complément, suite au commentaire de La question, voici une vidéo d'Agnès Varda (1975), qui traite le féminin dans son ensemble ...
09:23 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : courrier international, rennes, jupe, fémininisme, anaïs ginori |
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29.07.2009
Ce que je ne peux pas lire
Comment ne pas avoir de frissons en lisant l'article de Lluis Uria "la burqua et la République" paru dans Courrier International.
Dans cet article qui critique le fait que la France veuille légiférer sur la burqua, on peut lire : "la réglementation de l’habillement des citoyens n’est-elle pas une ingérence intolérable dans la sphère privée, dans la liberté individuelle ?".
Je vous rappelle Mr Uria qu'avant 1990 des français pensaient que le viol entre époux était une ingérence intolérable dans la vie privée des gens et qu'à ce titre cette situation ne devait pas permettre de pouvoir ester en justice. Ce mode de pensée a permis que moult abus et violence puissent être perpétués sans qu'aucun recours ne fûrent possibles pour ces femmes*.
On apprend dans votre article qu'interdire la burqa est discriminatoire. Là, je me pose une question simple : le port de la burqa n'est-il pas en lui-même une pratique hautement discriminatoire? Pourquoi les hommes qui ont cette vision particulière de l'Islam, ne portent-ils pas eux aussi la burqua puisque c'est anodin ?
Je ne vois pas en quoi la liberté du choix religieux doit mettre à mal le droit de la femme. La hierarchie des normes existe, il serait bien qu'elle s'impose. Qu'il y ait une discussion sur le sujet m'attriste profondément. Car cela veut dire, qu'en 2009, après bien des combats féministes. La femme reste encore pas grand chose.
En réponse à cet article de Mr Uria, je conclue en laissant la parole à Mme Badinter.



Articles d'autres auteur(e)s sur le même sujet :
- L'article de Mme Badinter est paru dans le nouvel obs.
- L'article de Dom (ménagères de moins de 50 ans) paru sur le post.fr
- L'article de Christine Tasin et Lucette Jeanpierre sur le site riposte laïque
*Cass. crim., 5 septembre 1990. Les faits : le prévenu, après avoir exercé diverses violences sur son épouse enceinte, l’aurait contrainte à se dévêtir, l’aurait ligotée, bâillonnée, flagellée, lui aurait appliqué aux seins des pinces à linge, tailladée au couteau diverses parties du corps, avant de lui imposer par la force des actes de pénétration vaginale, anale, lui introduisant en outre des corps étrangers. La cour de cassation a retenu l’accusation de viols aggravés accompagnés de tortures ou d’actes de barbarie. C’est donc la première fois qu’un juge reconnaît le viol entre époux, mais dans un contexte de violences très particulières.
19:56 | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : courrier international, presse, burqa, élisabeth badinter |
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21.07.2009
Réinventer la ville
Depuis des années on nous bassine avec la consommation. Enfant, j'apprenais cela dans la vie de tous les jours via la publicité et en terminale éco, dans la salle de cours. Pour qu'un pays aille bien, il doit consommer, plus, toujours plus. Les enfants c'est pareil, il faut en faire plus toujours plus... Sauf vous là-bas, vous êtes déjà trop nombreux... Ah bon mince, tant pis.
C'est la loi de la consommation, ou plutôt de la sur-consommation. Sauf que la loi du toujours plus, un jour elle ne fonctionne plus. Comme le pétrole, rien n'est infini. C'est ce qu'est entrain d'apprendre Flint. Non, non, non, ce n'est pas le nom d'un voisin des Simpson. C'est le nom d'une ville du Michigan proche de Détroit. Celle que Michaël Moore a mis en avant dans son premier film Roger et moi.
Le New York Times (plus précisément le journaliste David Streitfeld) traduit ici dans Courrier International, nous explique comment les autorités de la ville, las de la voir tomber en ruine ont décidé de la réaménager, en concentrant les habitations et les commerces en centre ville, et en créant de nouveaux espaces verts pour supplanter ces quartiers à l'abandon.
Imaginez une ville qui en 1965 comptait 200 000 habitants, s'apprétant à en recevoir 150 000 de plus et qui aujourd'hui en compte 110 000 dont un tiers de la population qualifiée de pauvre. Les maisons sont abandonnées, les écoles fermées, les policiers et les pompiers sont régulièrement licenciés, les éboueurs ne passent plus qu'une fois par semaine dans certains quartiers... La ville se meurt.
J'imagine l'ampleur de la restructuration. Mais surtout, j'espère qu'un jour les politiques apprendront à penser autrement.
11:12 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ville, flint, aménagement du territoire, courrier international, the new york times, david streitfeld, michael moore |
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30.06.2009
Etre au chômage c'est grave docteur ?
Mais non mon petit c'est le *funemployement :)
Ca y est après des décennies d'angoisses, de peurs et souvent de pression sociale, de plus en plus de gens commencent à apprécier leur période sans emploi. C'est ce qu'évoque très bien Kimi Yoshino dans son article du Los Angeles Times, relayé sur le site de Courrier International.
Qui sont ces chômeurs heureux ? Selon cet article ce sont les célibataires de 20 à 40 ans qui sont le plus concernés par cet happy way of life. Que font-ils de cette période ? Ils en profitent pour voyager, reprendre leurs études et faire du volontariat, voir leur proche, se remettre à lire ou à écrire ...Comment se finacent-ils cette tranche de vie ? Avec leurs économies, leur prime de licenciement ...
Pourquoi cet article me touche particulièrement ? Parce que cela fait plusieurs années que je suis dans cette mouvance. Comment je me finance cette période ? Je ne suis plus inscrite aux assedics ni à l'anpe. Parce que je ne supporte plus leur façon de traiter quelqu'un sans emploi comme un pestiféré voir comme un aliéné (non on ne tombe pas au chômage suite à une déficience intellectuelle). Ne touchant aucune aide de l'Etat, j'alterne des CDD et quelques activités libérales et j'économise. Certains mois je travaille énormément, et je réserve d'autres au funemployement. Là mon temps libre s'articule entre des activités de loisirs (beaux-arts, traînage à la médiathèque pour se nourrir les cellules cérébrales, blogging plus soutenu, recherche de formations sympas), moments partagés avec mes proches et volontariat (auprès d'assos comme auprès d'amis... qui consiste à les aider en fonction de mes compétences pro acquises). Bref, je travaille moins et mieux (je choisis scrupuleusement mes partenaires pro car pour moi la qualité professionnel devient essentielle) et ça me change juste la vie :)
J'espère que nous entrons dans une ère où nos passions vont rejoindre nos ambitions pro, pour que j'entende plus souvent : quand je bosse je n'ai pas l'impression de travailler !
Sources :
- Article 25.06.09 deKimi Yoshino Los Angeles Times "Chômeurs et heureux de l'être" traduit par Courrier international
- [Vous n’avez jamais entendu parler du *funemployment ? Voici la définition qu’en donne l’Urban Dictionary : “Etat d’une personne qui profite d’une période de chômage pour prendre du bon temps.”] A votre avis quel mot équivalent français pourrions-nous trouver? J'attends vos commentaires :)
13:32 | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : fun employement, courrier international, chômage, emploi, états unis, amériques, los angeles times, kimi yoshino |
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26.06.2009
Revue de blogs du 26 juin 2009 #2
Mes vadrouilles sont la raison de la raréfication de mes notes, mais je vais revenir (asap). Elles ont consisté en :
- Lundi : dispenser des formations dans un professionnalisme exemplaire. J'ai juste dit "ovulation" au lieu de dire "évolution". Mais ça arrive aux meilleurs d'entres nous, non hein, ah bon :)
- J'ai dîné avec mon premier amour. Vous savez celui qu'on guette à la récré, du haut de ses 12 ans, le coeur battant. Son vrai premier émoi, le réveil du coeur. Alors merci Facebook pour ce genre de retrouvailles palpitantes :)
- Mardi : je me suis badigeonée avec des produits Mixa dont je vous reparlerai plus tard, en disant des blagues douteuses aux pétillantes Azzed & MH.
- Mercredi : accompagnée d'Emmanuelle des ménagères de moins de 50 ans (qui avec MH, a assurément, les plus beaux yeux de la blogosphère) je suis allée chez Courrier International. Autre émoi de jeunesse puisqu'il s'agit de mon vrai premier abonnement à un périodique, un très joli cadeau de ma maman à l'époque :) L'équipe nous a reçu avec convivialité et passion pour leur métier. Tout pareil je vous en reparle asap :) Rassurez-vous Emmanuelle a elle aussi eu droit à mes blagues douteuses (histoire de ne pas faire de jalouse). Larcenette qui était aussi présente m'a assurée qu'on était des vielles bloggueuses, ah bon chic alors :) Bonne nouvelle la miss va très certainement réouvrir son blog écolo ! :)
- Jeudi : en scoot avec AmeliMélo nous roulons en direction des solidays, histoire de retrouver les autres bloggeurs bénévoles (cf. blog des solidays) et de repérer les lieux. J'adore ces ambiances ante-festival, quand tout se prépare, quand l'énergie monte. J'ai réussi à faire croire à ma marraine (qui m'héberge sur Paris et qui me voit encore comme une enfant) que j'étais rentrée en stop de Longchamp, véhiculée par Paolo un adorable transsexuel brésilien du bois de boulogne.
- Vendredi / Samedi / Dimanche : c'est aux solidays que vous me retrouverez. Pour me reconnaître suivez le tee-shirt. Trois options, j'aurai soit : celui qui précise "que je ne poke jamais le premier soir" (parce que quand même j'ai de l'éducation, mince); soit un tee-shirt collector d'une Pink Party qui mentionne "Célinette"; soit un tee-shirt laFraise, proposant un ingénieux test pour les daltoniens (des petits lapins formant un 69 ;)
10:27 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : courrier international, presse, mixa, cosmétique, mh, azzed, solidays, blog |
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27.05.2009
Mexico se met au vert :)
Je vous l'annonce c'est officiel, pour quelques mois, je fais un partenariat avec le journal Courrier International. J'en suis ravie car c'est le premier journal auquel j'ai été abonnée au cours de mon adolescence fertile :) Mon but : vous présenter chaque semaine un ou plusieurs articles qui ont particulièrement attiré mon attention.
Allez c'est parti : direction l'écologie :)
... et plus précisément le Mexique. Mexico - écologie. Quelque chose vous choque? Oui moi aussi. Quand on pense à Mexico on pense surtout à la ville détenant le record du taux d'ozone le plus élevé de la planète. Mais ça y est la mégalopôle vient de prendre conscience qu'il fallait changer les choses pour endiguer un système polluant plus qu'inquiétant.
Le début de la prise de conscience : les années 80 quand ils ont retrouvé dans un parc de la ville des centaines d'oiseaux morts. Il leur a fallu du temps mais plus de 20 ans plus tard, ils ont enfin des idées qu'ils vont appliquer ! Le nom de cette petite révolution : le plan "Unités d'habitations durables", qui consiste à installer sur les bâtiments des quartiers populaires des "jardins verticaux", des panneaux solaires et des systèmes de récupération des eaux pluviales.
Ce programme coûtera 113 000 euros. Quand on sait que plus de 4 000 personnes meurent par an de la pollution à Mexico, on s'aperçoit que les solutions écolos ne sont pas les plus coûteuses !
Quand je pense à la difficulté qu'on a en France à installer un toit végétal ou des panneaux solaires, je dis bravo ! Et j'espère qu'on aura pas à atteindre ce niveau de pollution pour que le gouvernement français réagisse !
Sources & informations :
Courrier International - Mexico sonne l'heure écolo - El Pais - 26.01.2009
Responsable du projet : Roberto López - Ingénieur agronome : Marco Antonio Hernández.

06:03 | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : courrier international, mexico, écologie, pollution, plan unités d'habitations durables, jardins verticaux, panneaux solaires |
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29.11.2008
Et les hommes ?
Parce que dans les difficultés conjugales, on assez rarement le point de vue de l'homme, j'ai eu envie de vous faire partager cet article de courrier International qui nous fait découvrir, le vécu et le ressenti d'un jeune homme marié de force.
J'en profite pour illustrer cette note par un extrait d'un film de Ken Loach (2004), que j'avais beaucoup aimé "Just a kiss".
11:28 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blog, film, ken loach, just a kiss, courrier international |
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