04.01.2009
Les belles architectures
Il m'a dit recule-toi un peu, tu verras mieux ce bâtiment, il est superbe.
Je n'ai jamais voulu me reculer.
Ce bel immeuble, je le connaissais, et il sonnait comme un hasard.
Lui marchait dans le froid, moi je pensais à ces moments-là.
Nous ne mourrons jamais d'ennui mais du doute. De celui de ne pas croire que notre destin est là, que l'avenir est plus radieux qu'un moment tiède qu'on veut quitter.
David Sire, Comme un opium from BAUDSPLEEN, videomaker livemusic on Vimeo
Cet immeuble je le connaissais car c'était dans cette rue, que j'avais passé ma dernière soirée avec celui qui à l'époque, portait l'étoffe de "petit ami". Ce soir-là, il avait le pas lourd, le visage irrésolu, son habit de petit ami glissait tellement que j'ai failli le ramasser puis non. Je le regardais silencieusement, ressentant juste cette certitude se former : je vais le déshabiller, lui reprendre mon étoffe. Cette relation est si tiède qu'elle ne réchauffe plus rien. C'est dans cette rue que j'ai su que j'allais le quitter.
Alors, je ne savais pas que dans cette même rue, vivait cet autre là. Cet homme qui me rend heureuse aujourd'hui.
Ne doutez pas. Débarrassez-vous du superflu, toujours.
Le site de David Sire est là, il joue souvent au Limonaire.
17:42 | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : david sire, amour, hasard, pensée positive |
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