30.11.2009
Quand Rennes montre l'exemple
Au collège, j'avais racheté une joli jupe rose bonbon à Clélia. Je la portais avec un collant noir opaque et un coll roulé noir. Au pressing, la dame m'avait fait une remise : "elle est pas grande votre jupe, je vous fait moitié prix ;)". Je l'ai porté des dizaines de fois cette jupe, je l'adorai.
Quand je suis arrivée à Troyes, vers mes 16 ans, j'ai décidé de m'habiller comme à mon habitude. Un jour alors que je portais la jupe fétiche, un jeune homme de mon âge m'a regardé de manière agressive, en disant à son pote : :"tiens celle-là elle veut se faire violer". Une angoisse est montée en moi. J'ai donné ma jupe, je la regrette encore.
C'est un peu la même histoire, en plus glauque (puisque la jeune femme, quant à elle s'est faite violée par ses camarades) que nous relate cet article de Courrier International traduisant celui d'Anaïs Ginori du journal la Repubblica. C'est l'histoire de ces "violences consensuelles" qui contraignent les femmes à ne plus être féminines pour se protéger. C'est l'histoire d'étudiantes de Vitré, et de Rennes, qui au lieu de subir, ont choisi de réagir ... C'est l'histoire de personnes qui comprennent que ce genre d'actes peuvent changer la condition de la femme... à lire !

En complément, suite au commentaire de La question, voici une vidéo d'Agnès Varda (1975), qui traite le féminin dans son ensemble ...
09:23 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : courrier international, rennes, jupe, fémininisme, anaïs ginori |
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