23.09.2007
Le pouvoir de tout changer…
Quand on commence dans la vie avec une mauvaise image du père, on se tient assez loin possible des amourettes. On se dit qu’on a le temps, qu’on peut regarder ça d’un peu loin pour mieux comprendre. Pour moins risquer aussi. Puis on s’y lance, par curiosité, par envie naissante et pour ne pas se dé-sociabiliser aussi.
Ca n’est jamais facile d’entrer en relation, quand celle qui vous fait flancher au quotidien est l’attitude d’un père. A cette époque j’avais 12 ans, je commençais à comprendre qu’on se façonne la vie qu’on veut, avec ses buts, ses facilités et ses difficultés.
Je crois que j’avais surtout envie de passer inaperçue affectivement parlant. Ce qui m’importait c’était de découvrir mille choses différentes (comme un Johnny Depp dans un John Waters), de me cultiver, de partager du temps avec mes amis…
C’est alors que j’ai fait mon premier voyage scolaire en Angleterre.
Si ma tenue de camouflage fonctionnait plutôt bien, il y eu un subit renversement de la situation : la plupart des pré-pubères mâles présents pour ce périple, avaient tentés d’avoir mes faveurs : "Oui je veux bien écouter de la musique avec toi. Quoi ? Tu veux mettre ta langue dans ma bouche ? Mais pour quoi faire ? T’as plus assez de place dans la tienne ?"
Un cocktail d'hormones montantes, de 75B, et une pincée de « je ne sais quoi », avait transformé ces jeunes hommes en pré-lovers déterminés. Loin de me rassurer, cela m’avait paru déstabilisant au possible.
Depuis, les choses se sont arrangées :
- J’ai eu des zamoureux :
1ère technique de drague : l’œil de carpe … à déconseiller.
Ca ne marche pas et cela donne un air niais ;
- Mes seins ont poussé :
Ahhh tout de même !!! Allez encore …. Nooooooooooon !
Faut pas s’arrêter !! C’était bien parti !
- J’ai eu mes règles :
« Mamaaaaaaaan elle est où l’eau de Javel ?! ».
Tentative de tuer de le mythe de : « je deviens une maniaque du ménage une semaine avant que les anglais débarquent »… En vain.
- J’ai eu des amants :
J’ai découvert qu'il ne fallait pas rire quand un jeune amant se cognait la tête contre le mur dans un élan de virilité;
Que c'était plutôt chouette de découvrir mon corps : ahhhh moi aussi je peux participer ? Pardon je savais pas;
Que c'était tout aussi chouette de découvrir celui de l’autre : et ça fait mal si on tire dessus ?
J’en ai conclu, qu’une relation me fait encore parfois peur, mais qu’elle est souvent le terrain d’une très belle découverte de soi.
Par contre, ce week-end, j’ai eu vent, de propos que deux ex avaient eu concernant nos relations.
Oui, oui, oui je sais, il faut que ça me passe au dessus.
Je voudrai vous dire autre chose, mais j’avoue que ça me fait mal, même très mal.
J’aimerai bien un jour que certaines personnes différencient le mot « fin » de « je peux tout salir ». Car c’est dans ces cas-là, que je réalise que des mots peuvent changer une belle relation en un beau gâchis…
De mon côté, j’apprends à voir les choses autrement, à assimiler qu'on réagit tous différemment …
Mais j’ai aussi très envie de les informer que j’ai arrêté les cours de yoga, pour m’inscrire au karaté :-)
19:05 | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : amour, fin, relation |
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