25/05/2012

La cigarette et la culture qui va avec

Parmi les différentes chances que j'ai eu dans ma vie, il y a eu celle de n'avoir jamais eu envie de fumer. Simple question de goût ou intuition sur ce qui allait tuer mon beau-père puis ma mère, je ne sais pas ?

Mes parents faisaient partis de ces générations pour lesquelles le tabac était aussi une référence culturelle. Les icônes du cinéma glamour, ou rebelles fumaient. Les gens terriblement préoccupés par un travail conséquent aussi.

Quand mon beau-père est tombé malade, ma mère n'a jamais voulu y voir le symptome d'une maladie déclarée par le tabagisme, bien que son cancer soit caractéristique. Elle a continué à fumer. L'an dernier, elle est elle aussi décédée d'un cancer lié au tabac.

Non seulement ces addictions vous prennent des gens que vous aimez, mais avant cela elles disloquent leur corps pendant plusieurs mois. Pas besoin d'aller voir des films d'horreur pour savoir que la véritable horreur, l'insoutenable est bien souvent derrière des portes d'hôpital.

Chacun est libre de faire ce qu'il veut dans sa vie, c'est son choix. Mais parfois, souvent, j'ai envie de prendre par la main ceux qui clament que cela ne fait rien. Et de les guider dans des unités de soins palliatifs pendant plusieurs semaines pour leur faire comprendre ces conquences-là.

Tout cela pour vous dire de lire ce passionnant article paru dans Le Monde, sur le lobbying de l'industrie cigarettière pour masquer les risques liés au tabac et plus particulièrement au tabagisme passif :

 

Guerre secrère du tabac : "la french connection"

de Stéphane Foucart et David Leloup

 

Je n'ai pas de rancoeur pour les scientifiques qui ont participé à ce projet en pleine connaissance de cause (laissons les manipulés de côté)... Je leur souhaite juste de mourir dans les mêmes conditions pour voir.

 

Alors si vous aimez fumer, continuez.

Mais pas dans le nez de ceux que vous aimez.