27.04.2009
Nous sommes des héros :)
Laissez-moi vous narrer une anecdote :
J'ai 18 ans, et je suis timidement assise dans un cours de philosophie de l'université de Liverpool. Le prof est typique : le cheveux improbable, un air de savant fou, il commence son cours. Pas un bruit dans la salle, tout le monde planche pour retranscrire son analyse littéraire pointue. Je tente de noter ce que je comprends de ce cours entièrement en anglais.
Quand subitement, il s'arrête manifestement inspiré et prononce une phrase en français avec un air dramatique: "Je suis le Ténébreux, le Veuf, l'Inconsolé"
Comme un seul homme je poursuis :
"Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie."
Puis je réalise que j'ai parlé à haute voix, que tout le monde me regarde, impressionné par ma connaissance de la poésie française du XIXème.
Personne ne savait que j'étais française. Je n'ai rien dit ces petits moments sont si délicieux :)
On a tous été l'espace d'un court instant, spécialement mis en valeur, par un assemblage de circonstances plutôt improbables. C'est la thématique d'un article d'aufeminin que j'ai lu ce matin. Je la reprends car je suis particulièrement gourmande de ces petits moments de gloire. Ces anti-VieDeMerde quoi ;)
Bien sur j'ai eu d'autres moments de gloire :
- Quand la boulangère m'a prise pour un médecin;
- Quand j'ai eu 18 à un oral de droit international privé, et que la prof (avocate en droit international) m'a félicité pour mon savoir et mon éloquence. Alors qu'en juin elle m'avait dit que j'étais une débile profonde.
- Quand on m'a remis un diplôme mentionnant que j'avais gagné une course à pied (ils s'étaient trompé de Céline, je suis nulle en course, d'ailleurs je n'y avais jamais participé).
Etc, ...
J'ai 18 ans, et je suis timidement assise dans un cours de philosophie de l'université de Liverpool. Le prof est typique : le cheveux improbable, un air de savant fou, il commence son cours. Pas un bruit dans la salle, tout le monde planche pour retranscrire son analyse littéraire pointue. Je tente de noter ce que je comprends de ce cours entièrement en anglais.
Quand subitement, il s'arrête manifestement inspiré et prononce une phrase en français avec un air dramatique: "Je suis le Ténébreux, le Veuf, l'Inconsolé"
Comme un seul homme je poursuis :
"Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie."
Puis je réalise que j'ai parlé à haute voix, que tout le monde me regarde, impressionné par ma connaissance de la poésie française du XIXème.
Personne ne savait que j'étais française. Je n'ai rien dit ces petits moments sont si délicieux :)
On a tous été l'espace d'un court instant, spécialement mis en valeur, par un assemblage de circonstances plutôt improbables. C'est la thématique d'un article d'aufeminin que j'ai lu ce matin. Je la reprends car je suis particulièrement gourmande de ces petits moments de gloire. Ces anti-VieDeMerde quoi ;)
Bien sur j'ai eu d'autres moments de gloire :
- Quand la boulangère m'a prise pour un médecin;
- Quand j'ai eu 18 à un oral de droit international privé, et que la prof (avocate en droit international) m'a félicité pour mon savoir et mon éloquence. Alors qu'en juin elle m'avait dit que j'étais une débile profonde.
- Quand on m'a remis un diplôme mentionnant que j'avais gagné une course à pied (ils s'étaient trompé de Céline, je suis nulle en course, d'ailleurs je n'y avais jamais participé).
Etc, ...
Et vous quels ont été vos petits moments de gloire ?
08:15 Publié dans 01. Les aventures de Célinette | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : vdm, héros, anecdote, humour |
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