17.09.2011

Le sac de voyage : cet outil insoupçonné de séduction

Derrière cet innoncent sac de voyage se cache un outil insoupçonné de séduction. Bien sur je ne l'ai pas acquis dans un dessin machiavélique, mais j'avoue que je suis assez heureuse des effets secondaires de cet achat providentiel.

Alors comment séduire avec un sac de voyage ?

Premièrement, n'oublions pas d'acheter un sac esthétique. L'homme va donc régulièrement vous congratuler sur votre bagagerie, ce qui lui permet, convenons-en d'engager la conversation. A vous par la suite, d'accepter ou de vous désengager.

Deuxième option : le sac à roulettes. Il a l'avantage de vous rendre autonome la plupart du temps (bénis soit l'inventeur de la roue - sont forts ces sumériens) et de vous rendre d'une fragilité touchante à la vue d'un escalier. Là, plusieurs techniques peuvent être choisies, à vous de laisser court à votre créativité.

Les techniques. J'oscille entre : les yeux de chat (pas besoin de parler ce mode de langage fonctionne très bien) et une autre technique "l'activation potentielle de courtoisie". Je prends clairement le temps de saisir mon sac en montrant que je suis capable de le porter mais que quand même, hein, il fait son poids. Les goujats passent, les autres tendent la main.

Clairement, il y a un autre facteur, c'est que je parle régulièrement aux gens dans la rue et que même si je ne dis rien, les gens viennent spontanément me parler. Concrêtement, je peux voyager seule sans jamais vraiment l'être.

Lors de mon dernier voyage, différentes personnes (hommes et femmes) ont gentiment contribué à porter mon sac extrêment lourd (n'oublions pas que je suis une femme). Et certains y ont vu une belle opportunité de tenter leur chance.

Tout comme cet homme assez élégant, qui avec bonne humeur et classe m'a porté mon sac. Quand je l'ai remercié, il m'a dit "je vous en prie, cela vous coûtera votre numéro de téléphone" ;)

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26.06.2008

De passage ...

Le claquement de mes talons sur ce quai de gare de province, ne sont étouffés que par la musique mécanique de mon sac de voyage orange. Une voix affirmée interrompt mon cheminement :
- Alors on ne dit plus bonjour à son cousin !
Je m’arrête. Il me regarde immobile, aucune expression ne venant marquer son visage, ses yeux fixant fermement les miens.

Cet homme appartient à la branche maternelle de ma famille (la souche champenoise). Il est de cette race d’homme qui se définit par sa détermination à mêler séduction et entrepreunariat. C’est le sceau des hommes de cette branche : avoir un sens génétique des affaires, savoir s’imposer en toutes circonstances, et surtout séduire.
Cet homme n’hésite pas à me débaptiser, effaçant mon nom de famille paternel, pour lui substituer celui de ma branche maternelle. C’est sa façon de me donner une reconnaissance directe et flatteuse : tu fais partie du clan.

Quand ces cousins et oncles-là, me voient ils me demandent : si les affaires vont bien mais surtout si je suis débrouillarde, si je suis à la page. Parce qu’ils sont fiers d’avoir su au fils du temps investir des domaines très différents et qu’il ne saurait en être autrement dans la famille.

Je n’ai malheureusement pas leur sens des affaires mais je regarde avec amusement et admiration cette manière étonnante de voir la vie, et de structurer un clan autour d’une attitude plus que d’un lien de sang.

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